C. et B. — II
ces courants électriques. Dans la chaîne continue des métaux, si Pua des contacts ou Tune des soudures de la chaîne est maintenue, à Paide d'une source de chaleur, à une température plus élevée que le reste du circuit, un courant électrique prendra naissance. La loi de Volta ne cessera pas d'être vérifiée, car à chaque contact correspondra une force électromotricc constante; le principe de la conservation de l'énergie sera aussi satisfait, car, s'il apparaît de l'énergie électrique sous forme de courant, c'est que la source chaude a fourni à la soudure chauffée une quantité d'énergie thermique équivalente. C'est là le principe sur lequel repose la construction des piles thermo-électriques.
Un phénomène analogue se produira si le circuit considéré n'est pas entièrement métallique, mais s'il se trouve comprendre des liquides acidulés ou des solutions salines.
Prenons, par exemple, une chaîne formée d'une tige de zinc el d'une tige de cuivre, séparées par de l'eau acidulée, et considérons les deux métaux en contact avec l'eau : leur différence de potentiels n'est plus la même que s'ils étaient directement en contact. Fermons maintenant le circuit en réunissant les deux métaux par un fil àt cuivre extérieur au liquide : on aura, au point de jonction de ce fi' de cuivre et de la tige de zinc, une différence de potentiels qui ne sera plus compensée par la différence qui existe entre le cuivre et le zinc plongés dans l'eau; la somme des forces électromotrices n'es1 plus nulle, et l'équilibre n'existe plus. Un mouvement continu d'électricité, un courant, prendra naissance; mais, ici encore, noi-15 sommes d'accord avec le principe de la conservation de l'énergie • l'énergie chimique développée par l'action de l'acide sur les mêla*** se transforme en énergie électrique. Ces considérations ont été *e point de départ de la construction de la pile de Volta et servent*- »e base à la théorie des piles» hydro-électriques.