‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 106 sur 244 · DENSITÉS DES VAPEURS · texte numérisé non relu

DENSITÉS DES VAPEURS

Recherches de Watt. — En 4775, Watt chercha à déterminer par un procédé direct, le poids d'un volume donné de vapeur d'eau à 4 00°, sous la pression de 0,76. Pour y arriver, il plaçait une suffisante quantité d'eau au fond d'une fiole, et la faisait bouillir jusqu'à ce qu'elle fût complètement vaporisée, auquel cas on pouvait regarder l'air comme exactement expulsé. La fiole étant alors bouchée soigneusement, il la laissait refroidir, pms V\ \a^^^\V. ^^xv%

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l'air, et inimcdiatement après il la remplissait d'eau et la pesait de nouveau. La différence des poidâ ainsi obtenus lui donnait le rapport de la densité de la vapeur à iOty à celle de l'eau froide. Soit en effet V le volume de la liole à la température t, p le poids spécIQque de l'eau à cette température , x le rapport cherché , et i la dilaralion de la fiole entre /• et (00°. La différence P — P' des poids obtenus dans le* deux pe.-ées était égale à V/t — V (1 -}- î) px. Ainsi l'un pouvait poser pour déterminer x l'équation P — P' „Vp(l— (1 +*) J!).

Bn opérant ainsi, Waltélait arrivé à ce réauhat que la vapeur, dans les rig. «î. circonstances où il l'avait éprouvée,

pesait 1600 fois moins que l'eau froide à volume égal.

Pour déterminer commodément, et dans lo'is les cas possibles, la densité des vapeurs, M. Dumas a indiqué le procédé suivant :

rtonéié de K. Dama*. — On prend un ballon de 350 à 500 c. c. de caparité : on le lave, on le sèche ; on on étire le col en uoe pointe allongée que l'on recourbe à peu près à angle droit sur la direction première. Enfin on le pèse dans l'air, soit P' le poids obtenu. Ces premières opérations terminées, on introduit dans le ballon une quantité suffisante de la substance à étudier, et enlin on le (îxe solidement au milieu d'un bain d'eau, d'huile Oxe, ou d'alliage (fig. Ikï;. On chauffe au-dessus du point d'ébullition de la matière introduite. La vapeur se forme et en se dégageant elle chasse l'air par l'orilice p du col étranglé du ballon. Lorsque le jet cesse de se produire, on mainiient la température consianta pendant quelques instants, on observe le baromètre, et l'on ferme ta pointe à la lampe. On sort ensuite le ballon du baiti et après l'avoir laissé refroidir, on le nettoie exactement et on le pèse ; soit I' le poids obtenu.

On fait plonger alors la pointe sous te mercure : à l'aide d'une pince on en casse l'extrémité et le ballon se remplit complétemeat si, au moment de la fermeture, il n'y restait plus d'air; supposons d'abord qu'il en soit réellement ainsi.

La différence P — P' est l'excès du poids de la vapeur contenue dans le ballon é la pression H et à la température T, sur le poids (le l'air qui le remplissait à la température t. Nous admettrons que Sa pression ne change pas ipctiàaïv*.\«T.^Tiwca-

DENSITÉS DES VAPEURS. tn

Soit alors x le rapport de la densité de la vapeur à celle de i'air sous la pression H et à la température T, V le volume du l>aUon à 0 exprimé en litres, k son coeffîcicnt de dilatation.

V (I + TK) X lg,293 -?- *

est le poids de la vapeur qu'il contient au moment de la fermeture. Et

V (1 + /K) lg,293 ^ *

celui de l'air qu'il renfermait primitivement. On a donc

(I] P — P'=V lg,293{ . ;,.'.:" T^^ X ar —

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