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Prooédé de M. Gay-liussao. — Le procédé que M. Gay-Lussac avait employé dès 4814 pour la détermination de la densité des vapeurs, est d'un usage plus restreint que celui dont il vient d'être question ; mais dans les circonstances où il peut s'appliquer il donne aussi de très-bons résul ats. Voici en quoi il consiste ;
Sur une cuvette B eD fonte j supportée par un foutive^vîL^^w^^
UEKBlTfis DEH VAfKURS.
dispose une grande épi-ouvette graduée A, pleine de mercure sec. Ceci fait, on pèse une trës-peUte ampoule de verre O (6g. US), on y introduit le liquide à éprouver, et après l'avoir fermée sans y laisser aucune l.ulle d'air, on la pèse de nouveau. Le poids p du liquide étant déterminée par ces deui pesées successives, on fait passer l'ampoule dans l'éprouvette et l'on entoure celle-ci d'un manchon que l'on emplit d'eau, puis on cbaulTe. L'ampoule crève, la vapeur se forme, et le mercure se déprime. On continue k chaufTerjusqu'à ce que tout le liquide soit exac-
teniciit vohililisé, et alor^ on observe la température /, la force élastique H et le \olune V de la vapeur ta température est donnée par les thermomètres qu plongent dans l'eau du manchon ; la ferre élast que s obt ent en re ranchant de la hauteur du baromètre celle de la colonne soulevée en o dans l'éprouvette au-dessus du iiivea de la cuve 11 est en endii que toutes ces colonnes mercurielles àoiveiA èUe Tawie^tes a lis^i \aî Va ^aliait..
DEHSITÉS DES TAPKIFBSl. »S
Eofîn le volume se déduit aiséaicnt du MiBbrv ■ des dnrîsÉons occupées par la vapeur ; car oa connail et b capadté prîmiliie de ces divisions, et la dilatalion qu'elles ont éproorée par ^uile de réchauffement.
Le poids p d'un volume V de vapeur âounus à b preââîoo H ëtant ainsi connu, on calcule le poids/» d'un méuie voiuuie d'air dans les mêmes circonstances de pressîoii ci de leoipéralore.
et le rapport —, est Fexpression de la densité cfaerdiée.
Tout ce que nous disons ici suppose bien évidemment qu'an moment des observations finales le liquide introduit dans léprou- Tette est exactement votatilisé.
C'est en rég'ant convenablement les dîmensioiis de l'ampoule que l'on panient à satisfaire à cette cooditicn fondamentale, et l'on est assuré de l'avoir en efliei remplie, lorsqu'à b température finale t^ la tension intérieure est notablement inférieure â b tension roaxiroa reb-.ive â b température de l'expénenoe.
IKlatatûm et eompwwlwlîté 4» ■■ytw. — Le procédé de M. Dumas donne le moyen de prendre b densité d'une même vapeur à des températures trèsdiflérentes. et par suite il permet de voir quelles sont celles de ces substances aérifiMmes qui se dilatent proportionnellement à l'élévation de température.
Lorsque la proportionnalité a lieu , le rapport de b densité à celle de Tair, dans les mêmes drcoostances. est constant. Or, il s'en faut Lieaucoup qu'il en soit toujours ainsi.
Ainsi, d'après M. Cahours, b densité de l'acide acétique est 3.20 â 4 25*", et seulement de 2.09 â 210. A partir de cette limite elb reste constante, car à 338* eUe s'est encore trouvée égale â 2,08.
D'après M. Bineau , b densité de Tacide sulfurique en vapeur est 2,24 à 345*, tandis qu'à il 6* et au-dessus elle n'est plus que de IJ3.
A côté de ces vapeurs qui . dans leurs dibtations . s'écartent d'abord si évidenunent de b loi de Ga%'-Lu9âac, il en est d'autres qui semblent obéir à cette loi et â celle de Mariotte jusqu'au point même de leur liquéfaction. Les vapeurs d'eau , d'alcool . d'élher, de sulfure de carbone, sont dans ce cas.
Toutefois, lorsqu'il s'agit de le vérifier il fa-it être en garde contre une cause d'erreur qui pourrait rendre très- inexactes les expériences faites dans le voisinage du point de saturation. Souvent le verre , par une sorte d'action chimique , attire et fixe â sa surface une petite quantité de b vapeur qui se trouve en contact avec lui et l'on ne peut plus alors^ par les méthodes précédentes, déterminera densité des %apenrs au poinl Ao ^VaT^VxKv^.
Mi IIÉLÂNGB DES Gkt
La difficulté disparaîtrait d'elle-même si Taction perturbatrice des parois devenait négligeable, et alors il pourrait être quelquefois commode de déterminer les densités des vapeurs à saturation à l'aide d'un procédé employé par M. Desprelz dans une série de recherches entreprises pour prouver que les densités de certains liquides volatils, le sulfure de carbone par exemple , sont bien réellement proportionnelles aux pressions qu'elles supportent, même à leur point de saturation.
Expériences de M. Desprets. — M. Despretz introduisait une^ suffisante quantité du liquide sur lequel il voulait opérer, dans^ un large baromètre qui se terminait à la partie supérieure par une tubulure à robinet. Puis, après avoir ajusté sur la tubulure^ un ballon d'une dizaine de litres, et dans lequel on avait fait un vide aussi parfait que possible, il ouvrait le robinet, et tout l'appareil se remplissait de vapeur à la température des corps environnants. 11 mesurait alors la pression en comparant la hauteur du mercure dans le tube à celle qu'on observait dans un baromètre voisin. Enfin il fermait le ballon et cherchait le poids P qu'il possédait quand il était ainsi plein de vapeur. Cette première série d'opérations terminée, M. Despretz faisait le vide dans le ballon ; et retranchant alors son nouveau poids p' de celui qu'il avait d'abord déterminé , il obtenait une différence P — p' évidemment égale au poids d'un volume de vapeur égal à celui du ballon , et sous une pression égale à la différence de celles qui y existaient pendant les deux pesées successives.
Cette méthode est toute semblable à celle que l'on emploie d'ordinaire dans la détermination des densités des gaz Lorsqu'on l'adopte, il peut être bon de remplir deux ou trois fois de suite le ballon avec la vapeur que l'on veut peser. On est sûr alors qu'il ne reste plus trace d'air dans les appareils.