TABLEAU DES QUANTITÉS DE CHALEUR DÉGAGÉES
d'après DUL0N6,
par la combustion dans Voxygine de f gramme des combustibles suivants:
Hydrogène 34,60
Gaz des marais 13,35
Oxyde de carbone 2,49
Gaz oléifiant 12,20
Alcool absolu 6,96
Charbon 7,29
Essence de térébenthine. • 11,12
Êther snlf ari^e 10,04
Cyanogène .....••.. 5,24
Huiled'olive 9,86
Soufre 2,60
CHALEURS DÉGAGÉES Par 1 gramme de combustible brûlant dans le protoxyde (fa»
Hydrogène 58,39
Oxyde decarbone ; 4,46
M. Dulong s'était aussi occupé de la combustion de quelc métaux et oxydes suroxydables, mais Ton a seulement retn l'indication de la chaleur qui correspond à l'absorption de 4 ou 1 gramme d'oxygène, sans désignation sufGsante de la na du produit obtenu. Or, comme cette nature ne peut mani d'exercer une grande influence sur l'effet calorifique produit, i ne croyons pas devoir transcrire les nombres obtenus.
Dans l'expression numérique des- résultats de ses recherci M. Dulong avait pris pour unité la quantité de chaleur nécess pour élever de 1» la température de \ gramme d'eau. Ce c^ gement d'unité ne nous a point paru nécessaire. De plus, nous vons pas conservé tous les chiffres significatifs que donne illustre physicien ; en voici la raison : on ne peut certainec
pas répondre de jjrr de degré dans Testimation de l'élévatio
température du calorimètre; or, comme cette élévation ne p jamais une dizaine de degrés, on voit que Ton ne peut pas se ter de connaître réchauffement total à un millième près. Par séquent le quatrième chiffre est en général inutile.
Recherches de MM. Favre et Silbermann. — Dans l'app;
de MM. Favre et Silbermann la chambre à combustion esi creuaet de cuivre doré \, aw ^ovvOk ^w^^\ Vi ^-l <^v(vhu
rive par le conduit G (fig. 272 et 873). Le gaz en excès et le wluil gazeux sortent par un Beqwntîn IFCI' de 1 mètre de Qg; ce serpentin présente à sa partie inférieure un renfle-
Fig. m.
Fig. !73.
t o OÙ viennent se rassembler, lorsqu'il y a lieu, les liquides
■enant des vapeurs liquéfiées pendant le trajet, î couvercle du creuset présente deux larges tubulures. L'une }rt à l'introduction des tubes qui amènent les gaz combusj^ tibles, l'autre E fermée par une glace sert à voir I ni dans l'intérieur.
^ Enfin, on peut accrocher Ji la partie intérieure
M du même couvercle, soit de petites lampes L L JM (Rg. 27i) à mèche d'amiante dans lesquelles on ^S^ brûle les liquides combustibles; soit des corbeilles = -'^ de platine K à mailles serrées et dans lesquelles ig. Î74. Qn place les corps à brûler quand ils sont solides, ms tous les cas, les combustibles allumés à l'instant de l'iniction sont introduits assez rapidement pour qu'il ne se prot pas de perte de chaleur appréciable durant celte Ç3iti« <la
mince en fer ou en platine A; ce tube, fermé à Tune de ses extrémité», a 0'",025 ou 0,03 de diamètre, et 0,40 ou 0,44 de profondeur; il est fixé par du mastic de fontainier fondu avec de la glu marine, et maintenu contre la poussée du mercure par un arc-boutant en verre c.
« Dans cette sorte de moufle, on fixe, à Taide d'un bouchon, un tube de verre mince dans lequel on met en contact les substances dont Taction réciproque doit produire l'effet calorifique à mesurer. Lorsqu'un gaz doit se dégager pendant la réaction, il s'échappe par un tube étroit à branches parallèles soudé en « à l'éprouvette principale, comme on le voit (fig. 277); dans tous les cas, l'intervalle compris entre le verre et les parois de la moufle, se trouve
Fig. 277.
rempli par du mercure qui sert à la répartition rapide de la chaleur.
« Dans la deuxième ouverture C, on fixe à la glu marine, un tube capillaire TT', bien cylindrique, divisé avec soin et destinée former la tige du thermomètre. Ce tube est maintenu dans une position horizontale. Il se termine en T par un entonnoir ouvert, dans lequel peut se loger au besoin le mercure qu'une trop grande dilatation ferait sortir de l'appareil.
« Enfin, la troisième tubulure reçoit un piston d'acier P que l'on peut enfoncer plus ou moins à l'aide d'une vis, en sorte qu'il est facile, lorsqu'on veut opérer, de ramener toujours au même point l'extrémité de la colonne de mercure dans la tige horizontale TT'.
« Nous ajouterons que le réservoir se trouve renfermé dans une boîte où il est soutenu sur une plaque de liège et enveloppé d'une couche de ouale de coton, de manière à être préservé contre les variations de la température ambiante. »
Pour estimer en unités calorimétriques les indications de Tin-
strument que nous venons de décrire, MM. Favre et Silbermann
ont eu recours à une graduation directe. Ils ont constaté que 6<,26
d'eau prise à 99,82 en s'y refroidissant jusqu'à 28°, communi-
quaient à Tappareil un échaAxSemçiia c^\ %»^ \x^^\»aa:\\. ^t un
^placement de 0",4373 dans Textrémité de la colonne; d*où Ton )nclut que la chaleur abandonnée par 4 gramme d'eau en se îfroidissant de <®, produit un déplacement de 0'",3 dans l'extrélilé de rindex. Les petites différences de température que l'apïreil éprouve pendant une série d'expériences n'affectent pas une manière appréciable ce résultat.
L'emploi de ce calorimètre se comprenant aisément, nous n'enerons dans aucun autre détail, et nous allons, par quelques bleaux, donner une idée de l'ensemble des résultats obtenus ir MM. Favre et Silbermann.
COMBUSTION DES CORPS SIMPLES DANS L'OXYGÈNE. Poids de combustible h gramme.
NOMS DES SUBSTANCES
CHALEUR
dégagée.
PRODUIT de la combustion.
Hydrogène .;..;••
Gnarbon ordinaire
Eau.
Acide carbonique.
id. id.
id. id.
Acide sulfureux.
(rranhite naturel
Diamant.....
Soufre