HYPOTHÈSE DES DEUX FLUIDES
lufay répéta ces expériences, il en constata l'exactitude; ot, larquanl que la plume attirée par le soufre ou le verre s'éloc- 3 au raoment du contact, il posa d'abord en règle qu'un corps trique attire ceux qui ne le sont pas, et repousse ceux qui le devenus par communication de sa vertu, elte règle n'a pas été infirmée depuis ; seulement son auteur même fut bientôt conduit à la compléter à la suite de nouvelles érienres qui lui découvrirent un des principes les plus impors de la théorie de l'électricité.
n effet, en approchant un morceau de copal frotté d'une petite lie d'or que la répulsion d'un tube de verre électrisé maintesuspendue en l'air, Dufay, à son grand étonnement, vit cette te feuille venir s'appliquer contre la gomme. Tout au con- 'e, un autre tube de verre ou de cristal de roche frotté la )U3sait énergiquement.
[ypothèse des deux fliûdei. — De là, comme il le remarque, ilte nécessairement l'existence de deux électricités contraires, le se développe sur le verre frotté avec de la laine ; il l'apélectricité vitrée; l'autre se développe par friction sur la ne, elle reçut le nom d'électricité résineuse, a facilité avec laquelle chaque électricité se partage entre dos )s conducteurs mis au contact, ou se répand à leur surface, a luit à la regarder comme une sorte de fluide. On admet donc stence du fluide vitré et celle du fluide résineux ; et comme X corps se repoussent quand ils sont électrisés de la mémo ière, et s'attirent s'ils sont électrisés différemment, ou iCt que chacun des fluides électriques est caractérisé par la )riété de repousser ses propres molécules et d'attirer celles du le contraire.
es expériences dont nous venons de parler peuvent se répéter -commodément avec un appareil connu sous le nom de pendule trique, et dont on fait très-fréquemment usage, et appareil consiste simplement en une petite boule de moelle )Ureau (6g. 279), suspendue par un fil de soie, à une tige de verre uite de gomme laque. Si l'on approche un tube de verre électrisé a boule du pendule, elle se trouve vivement attirée, puis repous- , et dès lors elle fuit le tube constamment, quelque effort que 1 fasse pour l'en approcher de nouveau. En cet état, la boule électrisée, car elle est capable d'attirer des barbes de plume de la sciure de bois ; enfin il est très-aisé de constater que, idis qu'elle est repoussée par le verre, le cristal de roche, etc., eest au contraire attirée par les résines frottées ai\ecà^\^\^v^^, l'espèce dtJectridté que le frottement dévéVopv^ ?>v\^ >xx\ ç.w\^^
DÉVELOPPEMENT SlilHIiTAlll
dépend de la nature du frottoir. Elle peut dépendre aui température et de l'état physique du corps frottant et
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Fig. 279.
frotté. 4" Ainsi le verre frotté avec de la soie prend de cité résineuse, tandis qu'avec de la laine il prend T vitrée; 2° quand on frotte l'un contre l'autre deux d'une même substance, le plus échauffé prend lélectr neuse; 3« enfin, si l'on opère avec deux disques de verr
température, celui dont la surface € polie prend le fluide vitré.
Développement simultané des det cités. — On ne peut donc pas affirmer quelle électricité un corps détermine au frottement, mais ce qui est très-cer que toujours cette action physique de la fois les deux espèces de fluide; sur le frottoir, l'autre sur le corps fr Pour le prouver, on fixe à l'extrémit ches de verre bien isolants les deux s sur lesquelles on veut opérer , par es disque de verre A et un disque de b< vert de flanelle ; puis, aussitôt après 1 on les approche alternativement d'un Fig. 280. dule électrique préalablement chargé t
connu, et l'on constate l'attraction dans un cas et la
dans l'autre.
Ce phénomène du déveVoçi^emwiX. 'è\m\\\\a\\^ ^^'s» ^<^>