CHAPITRE VIII
ÎCTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE. — PÂRATONTs'ERRËS.
§ 4. — éLBCTBICITB DES NUAGES ORAGEUX.
-essemblance qui existe entiB les décharges électriques et jps de foudre a été remarquée par les premiers physiciens it observé de véritables étincelles. Wall la proclame ; il assiïu bruit du tonnerre le craquement qui se fait entendre au nt où le trait de feu s'échappe des cylindres employés dans périences électriques. L'anale^ devait paraître plus fraplorsque, plus tard, on commença à étudier les effets intenses usage de la bouteille de Leyde permettait d'obtenir. Aussi henbroek et Allaman, en décrivant leurs expériences, sont cplicites. « J'ai tout le corps ébranlé comme d'un coup de i, • écrivait à Réaumur le premier de ces deux physiciens.
en 4752, Franklin démontrait rigoureusement la l^;itimilé s rapprochements, et prouvait, par des expériences di-
que les orages sont de véritables phénomèoes électriques, lérieaew de Fkaakla et de ntâShmrd. — Franklin avait
i le pouvoff des pointes. H savait que Von déàax^' un caadudear éledrisé lorsqu'on apiçfodbe à une
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distance de sa surface une pointe conductrice eo communication avec le sol; et il en concluait justement que pour rendre électrique un conducteur isolé armé d'une pointe, il suffit d'approcher de celle-ci un corps électrisé lui-même. Le fluide dont se charge alors le conducteur est de même espèce que celui du corps influent.
Partant de ces principes, Franklin voulut d'abord explorer rétat électrique des nuages en élevant en Tair, à grande hauteur, une tige métallique soutenue par un pied isolant et terminée en pointe à sa partie supérieure. Mais des circonstances indépendantes de sa volonté ayant apporté quelque retard à rexécutioo de ce premier projet, il opéra d'une façon un peu différente.
Au mois de juin 4 75^2, par un temps d'orage, il lança en l'air un cerf-volant armé d'une pointe, et dont la corde se trouvait inférieurement terminée par un cordon de soie isolant.
Sous l'influence du nuage orageux, le cerf-volant devait se charger comme la tige dont nous parlions d'abord. Seulement le peu do conductibilité de l'appareil s'opposa quelque temps à la réussite de l'expérience; mais une pluie fine étant venue à tomber, la corde, rendue plus conductrice, manifesta aussitôt des signes électriques à sa partie inférieure. Franklin put en tirer des étincelles.
Quelques semaines avant le jour où fut exécutée la mémorable expérience que nous venons de décrire, un physicien français, Dalibard, « suivant la route que FrankUn avait tracée, cherchait à vérifier ses idées sur l'analogie du tonnerre et de la foudre, > en mettant à exécution le projet d'expérience que l'illustre Américain n'avait encore pu réaliser.
« Dalibard choisit pour cet effet un jardin situé à Mari y-la- Ville, 011 il plaça sur un corps isolant une barre de fer de 40 pieds de haut. Le 10 mai 4752, à 2 heures 20 minutes de l'après-midi, une nuée orageuse étant venue à passer au-dessus du lieu où la barre avait été élevée , ceux que l'on avait apposés pour y veiller s'approchèrent et en tirèrent des étincelles de feu en éprouvant la même espèce de commotion que dans les expériences électriques ordinaires. »
Pour tirer ces étincelles, on se servait d'un fil de cuivre tenu par un manche isolant et touchant au sol par une de ses extrémités.
Dans la première expérience de Franklin, l'électrisation du cerf-volant ne s'était manifestée que par des étincelles de faible intensité; mais lorsqu'on aceYolt Va. eowductibilité de l'appareil en enlaçant dans la corde dea^\\^tïv^^a^\Q^i^'s> V\^isA\\v's»^Q^^^^
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» effets d'une violeace extrême. En 4753, de Bornas, avec un ff-volant ainsi perfectionné, tirait de Textrémité de la corde, iDdant une heure d'observation, plus de trente lames de feu de i pieds de long, sans en compter mille autres de sept pieds et i-dessous.
Il n'est pas besoin d'ajouter que, lorsqu'on expérimente ainsi r de véritables décharges foudroyantes, il faut avoir garde ître atteint par quelqu'une d'elles. Aussi , pour éviter les acci- Dts, on plante en terre, tout autour du treuil qui soutient le *f-volant, des piquets métalliques, et l'on ne dépasse jamais spèce d'enceinte préservatrice qu'ils forment. En s'astreignant à ce soin, on est sûr que si le cerf-volant se charge spontanément, l'étincelle frappera un des piquets bons iducteurs, au lieu d'aller chercher plus loin une route qui lui irait plus de résistance.
1 faut aussi employer des excitateui^ dont les manches, soi- ^usement vernissés, aient une grande longueur. Les tiges de re que Charles employait â cet effet n'avaient [«as moins de dètre de long.
'our les observations journalières, on se trouve très-bien de nploi des tiges disposées conune celle de Dalibard ; seulement le faut jamais oublier de prendre toutes les précautions néces- -es pour qu'une décharge spontanée partie d'un quelconque de rs points ne puisse devenir préjudiciable, soit aux bâtiments dessus desquels la tige se trouve ordinairement élevée, soix : observateurs eux-mém^. lî faut que toujours, â faible disœ, soit un excellent conclu: tear en parfaite oyaanximcatXkm c le sol : car alorSf toutes les fois que Ton ii'auia pas c'tteerions à faire^ on pcurra, en relia- 1 lu prArM au cooductnir, pécher qu'elle nacquiere d«r tension apprécia Lie ; el l'jrviw: ir exp^rimenUr on aura rompu la o^tLiLUEicilion- ?i qufel'^tie har^e se prodoit, le c^cid jct^wr s-eu! siéra iny^tt. Boa clMbBMK. — Le cariiîoD eJactniue iieut él
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