‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 53 sur 244 · BAROMÈTRE A CADRAN · texte numérisé non relu

BAROMÈTRE A CADRAN

la deuxième moitié du xvii^ siècle, le docteur ^obetV^oçjV ife rendre la marche du baromètre visiWe ftWT wtv c«lAtî^w

VARIATIOiNS BAROMÉTRIQUES.

à laide d'une disposition reproduite figure 83. Sur le mercure de la courte branche flotte un cylindre de fer attaché à un fil qui,

après s'être replié sur une poulie P, supporte en B un contre-poids.

Suivant que le mercure monte on descend en Af la poulie tourne dans un sens ou dans lautre, et l'aiguille qui s*y trouve attachée parcourt la circonférence d'un cadran gradué.

\ Ces instruments sont actuellement fort / répandus ; le baromètre et la poulie ^nt cachés par le cadre, auquel il faut, par conséquent, donner une suffisante bauteur.

§ 6. — VARIATIONS BAROMÉTRIQUBS.

En un lieu donné, la hauteur baromé- ^'^* ^^' trique varie sans cessé. Pascal mesura

avec soin ces variations. Il reconnut que dans nos climats leur amplitude ne dépasse guère 48 lignes ou 0",04 ; de plus, lui et ses amis, commencèrent à observer assez régulièrement le baromètre en différents points de la France, de manière à le suivre continuellement dans sa marche.

On ne peut, en effet, arriver que par de longues séries d'observations à reconnaître quelle est en chaque localité la valeur moyenne de la pression barométrique, et quelles sont les lois des variations qu'elle éprouve.

La pression moyenne dépend, comme nous l'avons déjà mi, de rélévation à laquelle on se trouve au-dessus du niveau de la mer; mais elle dépend aussi de la latitude, car de nombreuses observations faites en différentes contrées, au bord même de TOcéan, ont prouvé que la hauteur moyenne du baromètre n'y dépasse pas 0,758 à l'équateur; tandis que par SO» ou 40» de latitude, elle atteint un maximum qui est voisin de 0,763 ; vers 50°, elle n'est plus que 0,760; enfin elle*paraît diminuer encore un peu dans des contrées plus septentrionales.

C'est, de part et d'autre, de la hauteur barométrique moyenne que s'accomplissent, eu chaque lieu, d'abord ces grandes oscillations irrégulières observées par Pascal, puis d'autres mouvements périodiques, mo ns considérables il est vrai, mais qui, par suite de leur périodicité même, se manifesient très-Tiettement lorsque l'on compare les moyennes d'obs©rval>OT\a tvorofeTwvç^Çi?» ^îi\\ft% ré^u-

VARIATIONS BAROMfiTRlQUKS. 83

lièrementaux différeDtes heures de la journée pendant un intervalle de temps considérable.

Les variations périodiques dont nous parlons maintenant paraissent avoir été aperçues au temps même de Pascal, car dans une dissertation publiée en 4666, il est marqué que le baromètre est moyennement plus élevé le soir et le matin qu'à Theure de midi. Ce qui indique évidemment une oscillation diurne.

Mais dans nos climats tempérés, et surtout dans les contrées plus voisines des pôles, l'amplitude de cette oscillation est faible et masquée presque toujours par des variations brusques.

lien est tout autrement dans les régions équatoriales ; en ces contrées, ces changements brusques de hauteur sont très-rares. L'oscillation diurne est plus considérable, et par ce double motif il est plus facile de la reconnaître. Elle fut nettement constatée à Surinam en 4722, et étudiée à Chandernagor en 1740 par le père Boudier. Depuis, les observations se sont multipliées. M. de Humboldt en fit un grand nombre entre les Tropiques pour fixer en ces climats la grandeur de la variation diurne, les heures des maxima et des minima. Et à peu près à la même époque, Ciminello en Italie, et Ramond en France, parvinrent, de leur côté, à faire ressortir, d'une longue série de mesures, la détermination exacte de la marche diurne moyenne du baromètre.

De toutes les recherches faites sur ce sujet intéressant, il résulte que la hauteur barométrique atteint par jour deux maxima et deux minima ; les premiers vers 1 0 heures du matin et 4 0 heures du soir, les autres vers 4 heures du matin et 4 heures du soir. Il est vrai, que dans nos climats les heures des maxima et minima changent un peu avec les saisons ; le maximum de l'aprèsmidi a lieu plus tôt en hiver et plus tard en été, mais ces changements, dont rétendue n'atteint pas une heure et demie, n'altérèrent pas la marche générale du phénomène.

L'amplitude de l'oscillation diurne dans nos contrées dépend aussi de la saison, elle est plus grande en été et moindre en hiver. Mais dans les contrées équatoriales, ces nouvelles influences disparaissent, et en même temps la grandeur de foscillation diurne devient plus considérable.

Enfin l'élévation du lieu où l'on observe a aussi sur les phénomènes une influence notable. Plus elle est considérable, et moindre est l'amplitude de l'oscillation diurne. Tellement qu'à une certaine hauteur celle-ci semble devoir s'annuler.

Les tableaux suivants, que nous avons extraits de la Météoro logiede M. Kaemtz, établissent tous ces faits. )^ deux premiers mettent en évidence Tinfluencede \a\a\.\V\\^e-,

8i VARIATIONS BAROMtiTRIQL'ES.

et celle que Félévation des lieux de Tobservation exerce sur la grai deur de la variation diurne.

Le troisième montre comment en Europe Tamplitude do cett variation change avec la saison.

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