‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 98 sur 244 · POIDS SPÉCIFIQUES DES GAX · texte numérisé non relu

POIDS SPÉCIFIQUES DES GAX

temps suffisant , puis on fait le vide aussi parfaitement que posâble. Soit h la pression restante.

On ferme le robinet et Ton replace le ballon sous la balance, en prenant toutes les précautions précédemment indiquées. Le poids ir , qu'il faut ajouter alors pour rétablir l'équilibre, est évidemment celui d'un volume de gaz égal au volume du ballon à zéro, sous la pression H — h.

En le multipliant par la fraction „~ — 7, on obtient le poids du

il— —71

même volume de gaz à zéro, et sous la pression 0,76.

La précaution que Ton prend d'essuyer le ballon avec de la flanelle humide est très-importante. Il résulte en effet des observations de M. Dumas qu'en l'essuyant avec un linge sec on développe à sa surface de l'électricité qui trouble pendant longtemps les pesées en déterminant l'attraction du ballon par les corps voisins.

Pour déterminer le volume intérieur V du ballon à zéro, M. Regnault le remplit d'eau distillée et privée d'air, le tout dans la glace fondante. Puis il le ferme, l'essuie, l'abandonne à lui-même dans un laboratoire à cinq ou six degrés au-dessus de zéro ; et , quand l'équilibre de température est établi , il le pèse : soit P son poids dans l'air. Ensuite il détermine dans des conditions atmosphériques à très-peu près semblables le poids p du même ballon plein d'air. La différence P — p est l'excès du poids de l'eau qui remplit le ballon à zéro, sur celui de l'air qui le remplit dans les conditions de l'expérience. Or, ce dernier, que nous représenterons par TT, peut être regardé comme connu, car on sait par la méthode exposée plus haut déterminer le poids de l'air qui remplit ce ballon à zéro. P — p + w est donc le poids de l'eau qui remplit le ballon à zéro.

Dans les expériences de M. Regnault , le poids P — p -f w était voisin de 40 kilos, et pouvait être obtenu à un décigramme près , ce qui donnait le volume avec une très-grande approximation. Quant au volume extérieur, pour le déterminer, on pesait le ballon plein d'eau d'abord dans l'air et puis dans l'eau. On obtenait ainsi la différence R qui existait entre les poids de l'eau et de l'air déplacés par le volume extérieur du ballon. Aussi on désignait par d Qi ^ les densités de ces deux fluides dans les conditions de l'expérience, et par x le volume cherché ; on avait pour déterminer x la relation x [d — 5) = R.

Comme ^ est très-pelit par rapport à d^ on peut, dans le calcul de a?, se contenter d'une valeur approchée de cette quantité ^, en telle sorte que l'équation précédente ne cache pas un cercle vicieux.

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