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Leçons de physique

Dans la prenàière je développe les théories fondamen-* taies de Tacoustique et je commence i'cxposilloi) de Toptique«

Dans les chapitres consacrés à l'acoustique j'ai donné avec quelques détails les calculs à l'aide desquels on peut établir à priori les lois de la propagation du son dans les colonnes élastiques» cylindriques ou prismatiques, ou encore les lois des vibrations des cordes. Ces calculs ne supposent d'autres principes que ceux qui sont actuellement compris dans les programmes de renseignement secondaire. Au reste, je les ai toujoui^s renfermés dans des paragra[)hes spéciaux et qu'on pourrait passer à première lecture.

Vl PRÉFACE.

J'ai exposé la théorie des tuyaux sonores eu tenant compte des réilexions en nombre indéfini qui oui lieu aux deux extrémités du tuyau, ainsi que Tavait fait M. Quet dans sa TJiéone nouvelle des tuyaux sonores, et j'ai donné aux calculs une forme qui m'a permis de déterminer aisément i'inllueuce des changements de phase que l'on peut admettre produits à chaque réflexion. Enfin , je montre comuient on peut faire concorder cette hypothèse d'un changement de phase avec les résultats des recherclies que M. Wertheim a faites il y a déjà di x ans sur les perturbations qui ont lieu à l'origine ou à l'extrémité des tuyaux.

Je développe les méthodes optiques que M. Lissajous a introduites dans l'étude de l'acoustique, et j'insiste spécialement sur les procédés géométriques à l'aide desquels il trouve et expose toutes les propriétés des courbes lumineuses qui lui servent à caractériser les accords.

Je &is connaître aussi un certain nombre d'appareils qui ont été pour la première fois employés aux cours de la Faculté des sciences : les uns sont de M. Lissajous, les autres me sont propres. Souvent aussi nous avons travaillé ensemble à leur construction.

En optique j'ai développé les calculs relatifs aux obser^ vations des lentilles et ceux qui guident dans la construction des oculaires à deux verres.

Dans la seconde partie de l'optique je regarderai comme acquis les détails théoriques que ] ui donnés en acoustique sur le {irincipe des interférences , sur la composition des mouvements vibratoires parallèles ou rectangulaires, et je pourrai, par conséquent, aborder plus rapidement Texpo-

PRÂÏAGB. TU

sitioli des expériences à l'aide desquelles on prouve que ces principes rendent compte de tous les phénomènes lumineux codd us jusqu'à ce jour.

J'insisterai sur la théorie de la chaleur rayonnante el donnerai le résumé des recherches que nous avons faites depuis dix-sept ans, M. de La Provostaye et moi, sur rémission, la réflexion, l'absorption, la dîfftision et la polarisation de la chaleur. — Les déterminations numériques que nous avons obtenues dans le cours de ces études, les phénomènes nouveaux que nous avons trouvés et les lois que nous avons établies, ont légitimé et développé considérablement les idées de Fourier sur les éciianges de chaleur. Il en est ressorti une démonstration expérimentale du théorème énoncé par ce savant géomètre touchant Tégalilé des pouvoirs émissifs et absorbants, et il en est ressorti également une solution de la difficulté que signale Poisson, Annales, 2* série» tome 26, lorsqu'il énonce que « les phénomènes de polarisation, découverts par M. Bérard, lui paraissent rendre impossible l'équilibre de température dans une enceinte incandescente. »

L*étude des mêmes phénomènes nous a conduits, en outre, à une conséquence importante touchant les analogies de la chaleur et de la lumière.

On savait que la chaleur se réfléchit, se réfracte et se disperse, mais on ne savait pas si cette ressemblance entre les agents calorifiques et lumineux se soutient encore dans les lois qui règlent les variations d'intensité que ces deux agents éprouvent dans des circonstances semblables.

Pour fixer nos idées sur ce point, nous avons d'abord

vin PAÉPAGB.

vériûé que les deux faisceauiL dans lesquels un spath bifurque la chaleur qui le traverse sont Wen complètement polarisés; puis faisant successivement tomber chacun d'eux sur un nouveau spath dont la section faisait un angle déterminé avec le plan de polarisation, nous avons constaté que les deux rayons dans lesquels ils se divisent suivent exactement la loi de Malus dans les variations d'intensité qu'ils subissent.

Ce premier fait acquis, nous avons cherché comment varie avec Tincidence Tintensité de la réflexion qu'éprouve sur le verre un faisceau de chaleur complètement polarisé soit dans la place dincidence, soit dans un plan perpendiculaire, et iiousavons constaté que les formules de Fresnel, à Taide desquelles on représente dans les deux cas la réflexion de la lumière solaire blanche, représentent tout aussi bien la réflexion de la chaleur qui raccompagne.

Le Mémoire où nous avons établi ces propositions a été publié aux Comptes rendus du SO juillet iH9 et aux Annales, tome 27, 3« série (1849).

Pour nous il résolvait la question. Toutefois il était intéressant de suivre cette comparaison de la chaleur et de la lumière en opérant avec des faisceaux aussi homogènes que possible au point de vue de Tindice. — Elle a toujours conduit à des résultats semblables à ceux que nous avions établis dans le Mémoire (pie nous venons de ciler. Ainsi, dans la séance du 2ù juin 1850«nous avons déposé à rAcadémie un travail dans lequel nous prouvions què l'action rotatoire d'une substance active est la même sur des rayons de chaleur et sur des rayons de luiuicre de

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