COMPENSATEUR
Dans ses ptiiHfs sur la polarisation ellip{i(]iii\ M. Jnmin a souvent r^finK' la difrérenrc de phase des deux composante^ du mnu\ tMiient lumineux à l aide d'un procédé différent de celui de Brewstor {voir p. 528) et susceptible d'être commodément employé dans des circonstances où l'on ne pourrait plus adopter celui-ci. Pour estimer la différence de phase de deux rayons, M. Jamin ia fait disparaître à laide d'un compensateur d'une sorte particulière, imai^iné par M. Babinet. Puis, comme à l'aide de dispositions spéciales il peut mesurer exactement le retard produit par le compensateur seul dans son expérience, il en conclut imroé» diatement la grandeur de ia différence de phase primitive qui lui est égide.
GompMwaiMv. — Imaginons que Ton taille en forme de prisme irès^igtt une lame de cristal de roche parallèle à Taxe, et supposons que la direction de cet ne soit celte de r«irôte réfringente, si Ton prend ce prisme comme lame mince dans les expériences décrites et discutées pp. 490 et suiv., on obtiendra, dans chacune des doux images données par Fanalyseur, une série de franges paraUéieB à l'arête réfringente. Occupons-nous de l'image ondinatre* La frange correspondante à l'arête sera brillante, lorsque la section principale de l'analyseur fera, avec le plan de polarî* sation primitif, un angle b pQU considérable. Supposons b égal à zéro.
En reprenant la notation de la page 49S Fintensité de l'image ordinaife aux points qui correspondent à Tépaisseur e de la lame de quartz sera, pour chaque couleur, proportionnelle à
Elle sera maximum pour les valeurs^successives de e qui ren*
dvont nulle reipreSBÎon stn'ir — ^ — , c'est-à-dire toutes les fois qu'on aura H — H' 2» » étant un nombre entier quelconque. Elle sera minimum lorsque l'on aura H— U' ==(tn + \)-f et cette valeur minimum sera zéro lorsque a sera égal à 45p.
1}$A6ES DU GOMFfcNSATEUR.
En un mot, les ftranges se produisenl ici comme dans f eipérience des disque» oôiicaves. Dans la Imnière blanche, ces frangea seront irisées, parce que la position du minimum et du maximum sue-* cessifs varie -avec x. Quant à la vivacité de leur teinte» elle est au maximum pour 45,
Si le prisme de quartz parallèle que nous venons de considé* rer avait son arête perpendiculaire h Taxe, et si Ton représentait to«|jours par a l'angle de Tarélo avec le plan primitif de polarisation, rimensilédè limage ordinaire anmit pour eiprsoaiaii : -
mais cette substitution de a -f 90 à a ne. change abaohimeot riea h la valeur du^jBeeond terme de rexpresaion précédente : le phéaomène reste identique k luinutoe. Ainsi, que l'on prenne les deux prismes, qu on les juxtapose Tun au bout de rauire par leurs arêtes réfringentes, on obtiendra un système de franges parfaiteanenjt symétrique de part et d'autre^ d'une frange centratet-corraspoodant au point de raccordement, des prismes. Cette frange sera blanche dans rimage ordinaire , si Ton opère ayeç la lumière solaire complexe; elle aeiait no»re dans rimage extraordinaire. Dana tous les cas, les fjrao^ ont leur netteté, maximum pour a» 45.
Au lieu de fixer ainsi les deux priâmes Tun contre Vautre par leur arête réfringente, imaginons qu'on les superpose comme ils le sont dans le compensateur d'interférence p. 352, ou dans le compensateur de MM. Soleil et Duboscq» p. 481, c'est-à-dire de telle sorte que la partie la plus épaisse de l'un réponde à la plus mince de l'autre. Supposons que leur monture tienne le premier dans une position lixc et permette à l'autre de glisser lentement cuiilre lui sous l'action d une vis micrométrique à tt''te graduée. Les deux prismes étant taillés sous le même angle, si on leur donne même loii;ju(Hir, il arrivera nécessairement qu'au milieu de la lame tonnée par leur ensemble ils auront tous deux même épaisseiu lorsque leurs extrémités coïncideront; j^artout ailleurs ils auruiit des épaisseurs inégales. La différence croîtra à mesure qu'on s'éloij^nera du niiluMi, el l.i prédominance de l'un des prismes ira croissant dans l'un des deux sens; celle de l'autre dans le sens opposé. Or de ce que les axes des deux prismes sont rectangulaires entre eux il résulte que la coniposaule du rayon incident qui traverse le premier prisme à l'état de rayon ordinaire, traverse le deuxième à l'état de rayon extraordinaire^ et