USAGES DU COMPENSATEUR
fondre entre elles et avec l'incidence principale (celle pour
laquelle la différence de phase est -p).
« Ce cas est réalisé par une valeur de l'indice à peu près égale à 1,46 ; alors le changement de phase de ^ à X se fait brusque-
ment. C'est le cas des formules de Fresnel. Toutes les subslances dont l'indice est supérieur à 1,46 sont à réflexion positive, c'està-dire que la réflexion à leur surface fait croître plus rapidement la phase de vibration du rayon polarisé dans le plan d'incidence. Les substances dont l'indice est inférieur à 1,46 paraissent être à réflexion négative... J. Jamin, Ann., tom. xlix.
Applîoatîon du compeniateur à l'étude de la réflexion totale*
— Nous avons indiqué, page 525, de quelle manière Fresnel, en étudiant la réflexion totale, avait été conduit à découvrir la transformation de la polarisation rectiligne du faisceau incident en une polarisation elliptique ou circulaire, et nous avons vu qu'il avait donné une formule propre à représenter sous toutes les incidences possibles la différence de phase que prennent, en se réfléchissant totalement à la surface intérieure d'une plaque de verre poli, les deux composantes principales du rayon réfléchi. Fresnel avait vérifié cette formule dans trois cas particuliers.
M. Jamin a employé le compensateur à l'étude complète de la question. En opérant comme nous l'avons indiqué à propos de la réflexion métallique, il a, sous toutes les incidences pour lesquelles le phénomène se présente, déterminé les valeurs numériques des différences de phases qui se trouvent établies entre les deux composantes principales du rayon totalement réfléchi.
Dans ses expériences, le rayon incident était polarisé à 45° du plan de réflexion; et toutes les précautions étaient prises pour que l'exactitude des résultats ne fût pas compromise par l'action de causes autres que la réflexion totale, et qui auraient pu, chacune pour sa part, amener aussi des retards de l'un des rayons sur l'autre. Ces causes peuvent s'indiquer aisément.
Le rayon qui éprouvait la réflexion totale en C (fig. 752), sur l'hypoténuse du prisme rectangle DAB, pénétrait obliquement en I, et émerge<iit obliquement en 1'. Les plans d'incidence en î, C,
POLARlSATlOiN CiRCliLÂUi£ fcT ELLlPTlgUE.
ro(l|iicidiieDt,tfttavx réfractions d'enliée et de lOfiiedeidiifÉWp ces de phase pouvaient se développer entre les composantes prmr cipales. Pour tenir compte de cette influence perturbatrice, M. Jamin opéiait de la manière suivante : le prisme ADEavait été obtenu ep bissectant suivant le plan diagonal AB un parallélipipède rectangle, DBD'A, de verre bien homogi^ne. Or, lorsque, sous une série d -incidences HIS différentes et nombreuseè,. M. Jamût eut déterminé les différences de marche développées dans le parcours total SIGI'S', il recolla avec un peu de baume le prisme AiyB contre Feutre. Alors b réiexioa totale cessa d'avoir lieu es G. Pour chaque rayon incident IS, îly avait un rayon émergeai parallèle r'S". La différence de marcha observée au compenseteun eittre les deux composâmes principales de ce Hym éme^pit, donnait la grandeur absolue de la correction qu'il ficdlait frire subir aux nombres correspondants de la première série peur les ran^ener à être Texpression vraie de la différence de phase établie par la seule réiexion totale. La rigueur de la connection tient à Wdmtité des retards qui se prodnisaieni en 1' et I" dans les dé* lerminaUcBB oorreepondantes.
- Lee nombres obtenus par II* Jamin s'accordent avec la formule dé Fresnet et avec celle que M. Gaaeàf a donnée depuis pour représenter le pbéRomène de la réflexion totale; ces deux for*-, tnules sont pourtant très-différentes en théorie, mais en pratique et dans le cas du verre, la différence se traduit par un terme si petit qu'il est de l'ordre des erreurs d'observation.