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§ 2. -~ ReCHERCHKS I)B mm. DË la PROVOSTAVIjf.-
ET p. DeSAINS*
Le problème général de la diffusion est évidemment le suivant^: un faisceau calorifique, défini par son intensitéetsa nnture, tombe dans une direction déterminée sur une surface diffusante. On demande dans quelle proportion la chaleur sera rédécliie, et comment elle se trouvera distribuée autour du point d'incidence.
Nous nous sommes posé la question sous cette forme, et nous espérons Tavoir résolue dans quelques cas particuliers ; quant à la méthode que nous avons donnée, elle est générale.
Au point de vue expérimental, la principale difficulté à surmonter pour la solution de la question tient à la faiBle&se même des effets qu*il s'agit de mesurer* Néanmoins, on. peut le plus souvent arriver a des résultats satisfaisants en opéraiii de la manière suivante : on reçoit sur une lentille de I décimèlre d*ou' verture et de % mètres de distance focale le faisceau solaire, réfléchi par un héliostat; non loin du foyer de la lentille se trouve un grand écran à diaphragme; à travers Tune dés ouvertures on isole un pinceau qui , un peu au delà, vient tomber sur la plaque diffusante; ce pinceau est beaucoup trop intense pour qu'on puisse le recevoir directement sur la pile ; et pourtant,
•10 LOIS DE LA Dirrusioii
après la difTiision, il ne donna dans charune des directions ott Ton peut p'acer la pi!e qu une quantité de chiileur si Taible qu'elle ne produirait pas d'efîels sûrement mesurables. On les accroît en interposant une lentille rî » Tô millimètres de diamètre et de 30 millimètres da distance focale. Cette lentille rassemble sur la . pile tous les rayons qu'elle reçoit , et forme sur la surfocc antérieure de cette pile une im-aga de la p3tite portion de la plaque diffusante directement touchée par le faisceau incident. LÀ fcicilité avec laquelle on peut juger si cette image est contenue en totalité sur la surface qu'elle doit chauffer donne une grande sécurité dans les expériences.
Après ces détails, on comprend sans peine comment on étudie les phénomènes dans le plan d'incidence : il n'y a pas beaucoup plus de difficulté à disposer l'appareil de manière à opérer hors de ce plan. Nous renvoyons sur ce point à un Mémoire inséré par extraits aux Comptes rendus de l'Académie des sciences, tome XXVI.
hoU de ditlffihvtioa. ^ InlIamMe de 1* ««tare de le mfcilaBOe dUrnseate. — Dans le cas oà l'incidence est normale, la chaleur diffù^ se distribue nécessairement de la même manière dans tous les azimuls. Pour trouver le rapport des quantités de chaleur renvoyées à la pile, dans deux directicms différentes et quelconques, il suffit de placer successivement l'alidade mobile dans ce> deux directions, l/inlensité du faisceau incident restant constante, le rapport des déviations de Taiguille donnera celui que l'on veut connaître. En opérant ainsi avec la céruse et avec Tarjietit en poudre, nous avons élc conduits aux résultats inscrits dans les tableaux suivants :
Incifh'nce normale.
AROgNT KJ
IncIinAifondela |>ilc sur la normilc
; «ntfkee dlfltoMnto.
Itii«nsit4$« relallves 4e
l« chalvor m^ue.
IiicliiiaUoii de K ptio «ir Ia nonu«l« à la
«arftee diffcmate*
lutoatllés relative* la ehaJwir n^e.
DK LA CHALBDR.
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II est bien pntonrhi que I intensité" rle^igneo par 1 quand ii s'agit de la ceruse, n'est pas ia même que quand il s'agit de rargcrf.
Incidence normale. — Loi de la dî£Fusion sur la céruse. — -
D*après lo tabicim précédent on voif qiip la loi de disiribution de la clmleur diiïiBe chano:e beaucoup .ivoc la nature de la subjîtance dillusante; toutefois un assez grand nombre de poudres salines amorphes, telles que le chromate de plomb, le sulfate de baryte..., paraissent former un groupe pour lequel la chaleur diffusée se distribue de ia même manière autour du point d'incidence, quoique l'intensité absolue de la diffusion puisse varier de Tune à l'autre. Pour ces substances, dans le cas de l in- €idence normale, la loi de distribution est très-simple ; elle consiste en ce que la quantité de chaleur diffu.se reçue normalement sur un élément de surface de grandeur constante^ est proportionnelle au co-inus dr l'angle compris entre la direction de la normale à la plaque diffusante et celle de la normale à l'élément. Il suffit* pour le reconnaître, de diviser les uns par les autres les nombres qui, dans lo tableau de la page 640, sont relatifs à la diffusion sur la céruse; les rapporte que Foe obtiendra seront ceux des cosinus des angles correspondants.
Âu reste, le tableau suivant, dans lequel nous avons résumé Tensemblode nos résultats, ne peut laisser aucun doute.