RADIATIONS
ealorfiqati
et lomineutes étudiée*.
r !i i ; ' 1 ' it T i ON s
de lumière.
de chaleur.
' Rouge
Verre vert...
o.oso
Vert
O.OOO
o.ooo
Verre bleu...
Vert
Verre violât. . >
Jaune
0,Oiû
A THAVRRS LKS CORPS DIÀTU&RMAMRS.
D'après cela, si l'on a un faisceau complexe formé d'une série de rayons d intensités I, 1', I", et pour lesquels les valeurs de R et de a soient distinctes, Tintensité de la portion do ce faisceau qui sera transmise à travers une épaisseur e d'un milieu auquel H et a se rapportent, aura pour expression :
Dans la pratique il est aisé de voir que la formule à trois termes
(0.96)2 [la -f l'a'* + ï'a"*\
suffit à représenter toutes les expériences de Melloni sur l'absorption. Mais cette formule n'est plus qu'une représeotatioa empirique du phénomène.
TffmumÎMÎon de la chaleur à travers les oorpt chauffés à 100<*. — La proportion dans laquelle un faisceau de chaleur d'espèce déterminée se trouve absorbé en traversant une lame d'épaisseur et de nature données dépead de cette lame; ainsi parexeoiplOfUne modification moléculaire qui rendrait la lame opaque changerait les conditions de la transmission. Les variations de température dans les limites où elles ne produisent pas d'eiïets semblables ont-elles ou non de Tinfluenoe sur la faculté absorbante de la lame. Des observations que nous avons laites sur ce sxi^t nous onl
Fin'. 773.
conduits h admettre que, pour le verre, Feau et le sel gemme, cette influence est sensiblement nulle entre 0 et 100 de^^rés. L'appareil que nous avons employé pour étudier la transmission k travers les substances solides chautlèes est représenté fig. 773 ; il
TRANSMISSION DB hk CHALEUR
consiste esseritiellomenten une aiigedt* cuivre de forme parallélipipédique, traversée par un canal cylindrique c d'environ 0,04 de diamètre, oldont les (taï uis sont rodées avec soin. Dans ce canal on fait entrer à frottement le cvlindro solide dont on veut étudier l'action absorbante. On comiiifMice par nu^siner celte action à froid, puis on verse de riiuile dans l'auge, on cliaulTe à fOO, loO et 200** avec une lampe à alcool D convenablement placée, et Ton mesure de nouveau l'action absorbante de la lame. En ces ci nonstances le verre nous a toujours paru conserver la rfiéme diatliermanéité qu'aux températures bas^p^ où l'on opère d'ordinaire. Ces expériences doivent être faites avec soin. Voici commeot nous opérions :
La source de chaleur était une lampe à modérateur dont le«; rayons étaient concentrés par une ou plusieurs lentilles de verre. Avec une pareille source nous pouvions obtetdr des eifets trèsconsidérables sur la pile placée à 4 mètres de distance. L'auge était environ à 3 mètres de la pile, et, à cause de ce grand éloignement , l'effet produit par son rayonnement direct était ou nul ou seulement représenté par une correction très-faible et qu'il était facile d'obtenir.
Avant de commencer l'expérience on laissait la lampe arriver à un état stationnaire; puis on mesurait à froid l'absorption du canon de verre, ensuite on chauffait, et Ton constatait que l'effet produit par le rayonnement à travers le verre chaud était le même que celui que l'on avait primitivement obtenu par le rayonnement transmis à travers le verre froid.
Cette constance d'effet suppose celle de la radiation de la lampe. La méthode d'observation décrite page 594 pouvait permettre ou de constater cette constance ou de trouver la valeur des corrections qu'une légère variation aurait pu nécessiter. Mais il est souvent plus simple de se borner à enlever le cylindre aussitôt après l'observation faîte à chaud et de mesurer de nouveau l'effet produit par le rayonnement transmis à travers le canal vide.
Pour étudier la transmission k travers les liquides chauffés, nous faisions usage d'une nue;e dont les parois latérales étaient en glace, bien ajustées ilans des cadres à vis (fig. 774).
Avec une auge ainsi disposée, nous avons tait souvent une expérience curieuse et que je ne crois pas inutile de décrire ici : On place dans l'auge une solution d'amidon teinte en bleu foncé par l iode. Cette solution arrête complètement le nivonnement de la lampe; Taiguilledu thei uiouietre est au zéro. On chauffe: tant que la solution conserve sa teinte, l'aiguille est immobile; mais aussitôt que Ton atteint le terme où la solution devient tout à
A TiiÂVEliS LKS COHPS Di A i UEHMAM ES. 695
coup incolore, l'aiguille B*écarCe à une dislance considérable du zéro, absolument comme si Ton eût abaissé un écran placé sur le trajet des rayons.
Kg. m.
Je terminerai ce chapitre en indiquant encore les résultats de quelques autres expériences de transmissions que nous avons eu occasion de foire Àns le cours de nos rechercbes.
TABLEAU INDIQUANT LES PROPORTIONS DANS LESQUELLES LA CHALEUR VENUE DE DIFFERENTES SOURCES EST TRANSMISE A TRAVERS 0",05 D*BAV RENFERMEE ENTRE DEUX GLACES POLIES.
Chaleur solaire totale 0^68
Chaleur solaire obscure prise à une distance du roufre «^gale
à celle qui sépare le rouge de la limite du vert et du
bleu 0,14
Chaleur solaire olMcure plus éloignée 0,00
Chaleur solaire ayant déjà traversé 0'»,95 d'eau 0,92
Chaleur émise par des charbons rendus incandescents dans *
. le courant d'une forte pile 0,88àO,S4
Chaleur de la craie rendue incandescente dans une flamme
d*éther alimentée par Toxygène 0,20
Chaleur d'nna lampe LocatèlU on d*nne. lampe d'Axgant à
cheminée , 0,10
Chaleur d'une lampe à alcool salé 0,0:ià0,03
Chaleur d'une lampe d'Ârgant, préalablement transmise à
travers nne lentille et 0Bii,10 d*ean 0,51
J'ajouterai encore que dans un beau spectre formé par les
rayons venus de charbons incandescents dans le courant d'une pile nous avons facilement trouvé de la chaleur jusque dans le bleu, tandis que nous n'avons jamais pu y arriver en opérant sur les spectres des lampes ordinaires.
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