POLE POSITIF
Fer. . . .
Cuivre.
Argont.
Fer. ...
Fer. . . , Cuivre.
Zinc. . .
Argent.
POLE NEOATtP.
Kfain
Platine
Cuivre. ..
Cuivre. . . .
Argent.. . .
Platine. . , .
Étain
Cuivre.. . .
Or
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ijes nombres satisfont k une L*elation remarquable. Us mon tient que si l'on considère (rois quelconques des métaux auxquels ils se rapportent, la force électro-motrice de l'élément que Ton formerait avec deux d'entre eux est, dans les conditions de l'expérience, égale à la somme algébrique des forces électro-motrices des éléments que l'on obtiendrait en réunissant le troisième à chacun des deux autres. Par suite, ^sl Ton réunit par un circuit extérieur, tout entier maintenu à. zéro, .les deux extrémités d'une chaîne formée de fils des différents métaux cités au tableau précédent, en chauffant à tO"" toutes les soudures de cette chaîne on obtiendra le même courant que si la chaîne thermo-électrique, tout en conservanl la même résistance totale,
FOBGES IlLSGTaO-MOTRICIS
n'était formée que des deux métaux extrêmes, et ne présentait par conséquent qu'une seule soudure à âO"*.
Volta, comme nous l'avons dit, admettait que le conl^ict de métaux hétorogènes est, indépendamment de tout échautlemeiU, une cause de dégagement d'électricité. Pour lui, la force électro-motrice qui se développe en de pareils contacts était la source prin^ cipale de Télectricité des piles. Sur ce dernier point, on a abandonne les idées de Volta, mais on ne serait pas fondé à dire que le contact do doux corps hétérogènes, sans action cliiïrii(|ue sensible, ne peut pas être une cause de dévelo(»pO!noiit d électricité. Dès lors, il n'est pas inutile de rappeler ici que, d'après Volta, quand on ventcl]ari2;er un condensateur en le touciianl avec une lame de zinc tenue à la main, il est indifférent que le zino touche directement le phUenu, ou qu'il soit mis en communication avec lui par une chaîne quelconque de métaux bétérogèDes soudés bout à bout.
Par des expériences analogues à celles de Volta, Peciet a constaté que Ton peut charger un condensateur en établissant communication entre ses deux plateaux par un arc formé de«colonnes liquides de natures différentes en contact entre elles, et il a cod* 8ta(é qu'en ces conditions la charge de Tappareil est toujours la môme que si les liquides extrêmes étaient directement en contact entre eux au lieu- d'être réunis par une chaîne de plusieurs liquides différents.
Récemment eafin« M. Raoult a vérifié, au moins pour un nombre de cas assez considérable, l'exactitude de la proposition énoncée par Peciet.
« On dispose une rangée de verres à boire en contact. Les vases extrêmes renferment, l'un une lame de cuivre plongeant dans du sulfote de cuivre, l'autre une lame de zinc plongeant dans du sulfate de zinc. Les verres intermédiaires contiennent des liquides dont on peut faire varier k nature, et deux consécu* tifs quelconques d*entre eux sont mis en communication par des tubes en U renversés, pleins de liquides conducteurs et fermés par des membranes. Tout cet ensemble constitue un élément dont on peut mesurer la force électro-motrice. Or, en opérant avec 40 liquides intermédiaires différents et les arrangeant de toutes les manières possibles, M. Raoult a toujours obtenu même force électro-motrice qu'en unissant directement les vases exlrèuies . par une colonne de sulfate de cnivro.
Gourants thermo-électriques dans un oSrouît formé entière* ment d'un même mét«I. — Nous terminerons ce chapitre en disant que, d après les observations de M. Becquerel, on peut
BX8 AtÉMIHTt TflgftMO-ÉLBGTftlQVRS, W
obtenir dos courants ihermo-électriquos dans un circuit formé d'un seul et imVno rnéto!. î! suffit quo, do part et d'autre du point rhautfe, li j ait une dliVerence iiotahlo ( fMi o 1 ôîat moléculaire intérioup, ou les conditions phy«:i(|uos générales du conducteur, et par suite une propnpjition do chaleur se faisant dans des conditions convenablemeat ditiérentes.