PRODUCTION DES SONS
Le sofi est toujours le résultat â*un mouvement excité dans
on corps et transmis à Torgane auditif par une suite non interriimpue do milieux élastiques.
Pour établir cette proposition, déjà formulée [)ar Arislote \ il suffit de passer en revue les principales circonslaiu os dans lesquelles on entend des sons, et de montrer que (huis loules, on trouve satisfaite la condition que nous venons d'énoncer.
Quand une cloche résonne , si Ton iip])( o( hc une pointe fine de Si! pumi , on entend très-distinctement une série de cliocs qui prouvent l'eiiistence du mouvement périodique dont elle se trouve animée.
Loi xiu on pince une corde tendue et qu'on l'abandonne à elleinèiiie. elle semble se renfler vers son milieu; et ce phénomène ii)di(jue (pie, dans ses oscillalions successives, elle passe rapidenjcnt de l une à l'autre des Innites do l'espace que son apparente dilatalion semble lui faire occuj)er.
Ton fait parler un diapason un peu fort BC ( fig. 398) , la
4» Wi^Qç tort MHtjn^y iXTivQC, iv m, ipp6$ ti.
IL '
PRODUCTION DBS SONS.
vibration dont il est le sîége peut être l ondue évidenle par une expérience bien simp1<' : on approcha do Textrémité supérieure de l'une de ses branches, une bille d ivoire D suspendue à un
Fig. 398.
fil un peu long AD, et les chocs suocossifs que cette bille reçoit la lancent souvent h une grande distance Al^.
On obtient un effet analogue lorsque, faisant résonner une longue verge par une friction longitudinale exercée à Tune de ses extrémités, on amène au contact de Tautre le pendule dont nous venons de parler.
En étendant cette-analyse à tous les cas de production du son , on serait toujours conduit aux mêmes conclusions; on trouverait toujours comme cause première de l'impression sonore une vibration rapide ou une série d'impulsions rapidement imprimées aux molécules d'un milieu élastique pondérable.
Ce second énoncé comprend évidemment le premier; peut-être même a-t-il sur lui l'avantage de paraître plus immédiatement
«IRÈMK.
appli('J»l»l(* à certains i^onros (l'ébrankMiicnts sonores sur la desrrij)Lioii desijuels nous allons maintenant insister.
Si l'on approche une carte des dents d'une roue dentée qui tourne lentement sur elle-môme. on n'entend d'abord que des chocs séparés et dont l'ensemble n'a rien qui ressemble à un son musical ; mais si l'on accélère le mouvement de la roue, c^îlto série de chocs successifs so change en un son continu , parfaitement comparable, quant à sa valeur musicale, à celui d'une corde, d'un diapason, etc.« etc.
Sivène «oooitiqiie. » il est surtout un instrument , précieux pour les recherches acoustiques, et qui sert très>bien à montrer comment, même en des conditions toutes différentes de celles qui se trouvent réalisées dans les instruments de musique ordinaires, les sons peuvent être produits par des impulsions rapides et périodiques imprimées à un milieu liquide ou gazeux.
L'appareil dont nous parlons est connu sous le nom de sirène
Fjg. 899.
acoustique; \\ a été imai^iné i)ar M. Cai^nard-Latour ; la fi;,^ure on représente à la fois une vue d'ensemble et une coupe verticale.
B, est une sorte de boite cylindrique faisant fonction de portevent. La base supérieure est circulaire; elle est percée d'un certain nombre n de trous, régulièrement espacés sur une circonférence concentrique avec elle.
4 S1RÈM£.
Parallèlement à cette base, et presque eo contact avec sa face
Fig. 400.
5U|)ériouro, est une seconde tablette mobile G, supportée par un axe D perpendiculaire à son plan, et percée de trous en nombre