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LOIS DE LA REFLEXION, -r UtROIIIS PL\K

LoSi de la réflexion. — Les lois de la réflexion sont relatives, les unes à la direction des rayons réilécliis, les autres à leur

intensité.

Dans ce chapitre, nous nous occuperons surtout dos premières, et nons considérerons d'abord la réileiLion sur lessudacei réfléchissantes planes.

On appelle plan d'incidence celui qui passe par le rayon incident et la droite menée perpendiculairement au miroir par le point d'incidence.

On appelle angles d'incidence et de réflexion ceux que forment avec la normale au point d'incidence : i*" le rayon incident; 81' le rayon réfléchi.

Ainsi, sur la figure 4S8, AB représente un miroir plan, EG un rayon lumineux incident, Cb^ le rayon réiéchi, CD une per-

LOIS DE LA HÉI^LEXION.

jïendiculaire au miroir menée par lo point d'incidence C, DCK l'anjîle d'inridence et DGF Tangle do réncxion.

Fig. 488.

Ces définitions posées, il n'y a aucune difficulté à comprendre le sens de la loi fondamentale de la réflexion lumineuse, que l'on énonce ordinairement de la manière suivante:

1° Le rayon réfléchi est contenu tout entier dans le plan d'incfdence;

V Les angles d'incidence et de réflexion sont égaux entre eux. On peut démontrer expérimentalement celte loi de la manière suivante :

Fi;ç. 489.

On fixe dans une position bien verticale un cercle gradué, autour du centre duquel se meut une lunette LL' (fig. 489); à quelque distance en avant de ce cercle et dans un plan notablement plus bas que celui qui passe par son centre, on dispose un bain de

LOIS DE LA EKFLftXiOK

roercure dont la sur&ce, soigneuflement préservée de toute agitation, forme un miroir parfaitement horizontal. On pointe alors la lunette LL' sur un astre connu placé ds^ns le vertical qu'elle décrit. Ou lit l'angle L'OH et l'on abaisse rapidement la lunette dans une position X\' symétrique de la uremicre par rapport à 1 horizontale Hll', cl alors on voit Tastre par réflexion à la suriace du mercure.

De là résulte la vérificalion de la loi énoncée.

En effet, le- plan que décrit la lunette contient le rayon réfléchi tout entier et 1 astre. Il contient donc le rayon incident. De plus, comme il est vertical, il contient la perpendiculaire NN' menée par le point d nicidence N au miroir horizontal MM.

La pnMiiiL'ie piulie de la loi est donc ainsi démontrée. Ouant à l egalito fies angles d'incidence et de réflexion, eîlo r.^ulte de ce que les angles SOH', U'ON sont trouvée expérimentalement égaux.

En effet, SOIi' == S NM,

H'ON = ONM' ; Donc S'NM = ONM'

Mais S'NM et ONM' sont les compléments des angles d'incidence et de réflexion : leur égalité entraîne donc l'égalité de ces derniers.

Quand on emploie le théodolite pour faire cette expérience, on rend d'abord la colonne verticale , en manœuvrant convenabloment les vis du pied, et en se servant du niveau comme on Fa indiqué au premier volume de ce traité.

Puis on vérifie que Taxe de la lunette décrit bien un plan vertical,, en s'assurant si le point de croisement des fils peut suivre dans toute sa longueur un long fil à plomb placé à une certaine dislance.

Enfin, il s'agit de déterminer quel est en réalité le diamètre du cercle qui est vertical. Pour cela on peut opérer de la manière suivante : on vise L'étoile qui doit servir de mire dans fexpérience de réflexion ; on observe la position des vemîers, puis on tourne le limbe de 180'' en faillit pivoter la colonne, et Von ramène la lunette sur Tctoile : Tangle qu'elle a décrit doit avoir pour bissectrice le diamètre cberché. Il est bon pour faire cette expérience d'employer la Polaire à cause de la lenteur de son mouvement.

On emploie souvent dans les cours, pour démontrer eiqpérimenlalement les lois de la réflexion de la lumière, des appareils qui se rapprochent beaucoup de celui que nous venons de décrire.

Celui de M. Silbermann est représenté figure 490.

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