‹ Leçons de physiqueChapitre 97 sur 293 · CD AB · texte numérisé non relu

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tiingentes sont -p- et -y-, est donc

Au lieu de supposer que la distance comprise entre la première image virtuelle et le second oculaire est précisément égale

Kig. 595.

à/"', on pourrait admettre qu'elle e;t délerminee parj cette condition, que les faisceaux par lesquels on voit l'image semblent diverger d'un point situé à une distance V du second oculaire. La figure .'395 est relative à ce c js. A est la grandeur de l'objet AA' ,

DigitizcL. . , vi

LUNBTTEg. M

B celle (jp îa première image virtuelle, G oelle de la secxmda, CO'=Y, liU =a;, AU = a.

L'angle sous lequel on voit Timage G est

Celui sous lequel on veirail l'objet A placé à distance de vision

A C distincte sérail rapport, c'esl-à-dirc le grossissement, est j-

Or, il suffit de se reporter à la figure pour s'assurer que Ton a, d'une part

A a Ç I. £ X X ~ rf

et, d autre part de même, et enfin

c — v+A" rv(r+r-rf)+r(r- d)i ï L (v + rir J*

Or, le second des deux termes de la parenllièsc est en général très-petit par rapport au^ premier. Lu le négligeant, on retrouve le résultat déjà obtenu.

g 5. LVNBTTES.

Lunette de Galilée. — La découverte des lunettes parait avoir été faite par hasard à Middelbourg dans les ateliers d'un fabricant de besicles» Zacharie Jansen, dans les dernières années du XVI* siècle.

Au mois de mars 4610, Galilée écrivait aux premières lignes de son iVuncttit Jtdtmif : « 11 y a environ dix mois, le bruit me vint qu'un Belge avait construit une lunette à Taide de laquelle on voyait distinctement, cl comme s'ils étaient tout proches, des objets très-éloignés, et l'on racontait comme faites, avec cet admirable appareil, quelques expériences auxquelles les uns ajou-

LLNKTTE DE r.ALII.ÉE.

taienl, foi tandis que d'autres Les révoquaient en doute. — Le fait me fut récemment confirmé dans une lettre d'un gentilhomme français, Jacob Badover, de Paris. J'entrepris alors de chercher à construire un instrument semblable, et j'y arrivai bientôt en m'appuyant sur la théorie des réfractions. Je disposai donc un tube de plomb aux extrémités duquel je mis deux verres. Tous deux étaient plans d'nn côté, mais la seconde face de l'un était convexe, tandis que celle de l'autre était concave. En mettant celle dernière contre l'œil, je vis les objets que j'observais à une distance trois fois moindre que celle à laquelle ils se trouvaient réellement ; ils me paraissaient donc avoir une surface neuf fois plus grande que leur véritable. Bientôt je construisis un nouvel appareil qui me grossissait plus de soixante fois les objets. Enfin, ne reculant devant aucuns frais ni aucun travail, je me fis une lunette qui fait voir les objets mille fois plus grands (en surface) qu'ils n'apparaissent à la vue simple. »

Marche des rayoni dans la lunette de Galilée. — Dans la lunette de Galilée, l'oculaire reçoit les rayons avant qu'ils se soient croisés au foyer de l'objeclif. Sur la fig. 596, on a tracé la

Fig. o96.

marche du faisceau qui, parti du point B de l'objet sur l'axe 0 B, tend à converger en B', et l'on voit comment, au point E, où il rencontre la lentille, il se trouve redressé et semble diverger d'un point B" silué sur Taxe secondaire B' 0' à une distance donnée par la théorie des lentilles. Voir p. 213 et suivantes.

Ici les faces d'entrée et de sortie sont concaves, le faisceau incident est convergent, et il est rendu divergent par l'action du verre, il faut alors, pour appliquer au cas qui nous occupe la relation fondamentale

Digitizei. i ^ .

LUNtTTK D£ GALILÉE. Ui

changer les signes des quatre quantités p\ r et r^, €• qui revient à n'en changer aucune.

Soient donc F et f les distanoas focales des deux verres. Si l'on cherche à voir des objets un peu éioigaés^ OC ne diOérera point de F; de plus, O'D devra être égal à la dislance de la vision distincte V de l'observateur; car pour ne point perdre de champ il faut que l'œil soit en contact avec la face postérieure de l'oculaire. Donc la dislance x que l'on doit établir entre les deux verres sera donnée par la relation

on en déduit

F — «""jr ""V pT*

F-X = JX-. x«:F--CL.

» augmente donc avec V, et devient sensiblement F—/; pour Im vues très'presbytes. Les myopes sont obligés de rapprocher un peu les deux verres.

Le grossissement est le rapport entre Tangue sous lequel on voit l'image A" B" et celui sous lequel on voit l'oljet directeiment.

En d'autres termes, il est égal à ^ ou» ce qui revient au

OC* F en un mot, il a pour expression ^ ou enfin friTZ*

Oif d aprea ce qui a été dit quelques lignes pluà haut

F f Il se réduit donc à -j, si l'on suppose y- négligeable de

Tunité.

. Après avoir décrit son instrument, Galilée donna un moyeu de vérifier qu'il grossit bien dans la proportion qu'il avjyijt ûid^

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