‹ Leçons de psychologie appliquée à l'éducationChapitre 46 sur 46 · Association des idées, S taies · texte numérisé non relu

Association des idées, S taies

r ' M' i Inférieure,

S. Imaginat%on J Supérieure (l'art)

faits.

mières; définition et explication. -— Adage seolastique. — La raison dans le langage commun. ~~ Mot de Fénelon. II. ClassificatioD des principes : 1* Le principe pratique, régulateur de la conduite ; V Les principes spéculatifs régulateurs de la pensée théorique.

Priw^pe pratiquCi en quel sens il est universel, etc.

(Principes d'identité. ) . .

) de Contradiction, ( ^« "»^"»~ A. Analytiques. < d'exclusion du mi- ( . "^ **^ .

/ jj^^^ \ sciences exactes.

Princxpeê apécuA /Principes de raison

lalifs. \ i suffisant*", de eau-

' \ salité, de finalité, 1 , .

^ B. Synthétiques. { d'ordre, de coati- > ^^^ ^^^J^ **« nuité, de moindre ' action, des indiscernables.

VINGT-QUATRIÈME LEÇON. — De lk raison (suite et fin). — L*eiDpirisme rajeani. — Raison et éducation. — Idées premières 268

I. L'empirisme rajeuni, Herbert Spencer. — Exposé. — Avéïlz. — Critique. — Le principe d'universelle intelligibilité : la raison et le monde.

II. Raison et éducation. Sens de cette expression « former, cultiver la raison ». — Mot de Descartes sur le bon sens : est-il just»?— But deTéduettion deTesprit, on instruction (Montaigne). — Pourquoi et comment il faut respecter la raison de Tenfant; Texereer, y faire toujours appel (exemples du médecin et du législateur) . — Que les principes peuvent, sinon s'oublier, du moins s'obscurcir et se fausser: exemples. — La culture intellectuelle les affermit : en quel sens.

m. Idées premières. La raison ne nous fournit pas seulement de quoi comprendre ce monde, mais de quoi le dépasser. — Que dans les données mêmes de l'expérience apparaissent des idées d'un autre ordre : Le temps et l'éternité; l'esp'^oe et l'immensité; l'absolu, l'immuable, l'infini, le parfait, lacaus* première, l'être par soi.

VINGT-CINQUIÈME LEÇON. — De la perception extérieure. -- Généralités. — Les sens et le monde sensible. — Éducation des sens. — Erreurs des sens 278

Perception extérieure. Défibition. — Ses rapports avec la raison : avec la réflexion. — Son importance. — La perception et la sensation. — Expérience de Weber. — Les sensations générales et musculaires et les perceptions des sens. — Hiérarchie et classification des sens.

Description générale de l'appareil : l'organe, le nerf, le centre. — Rôle de chacun. — La perception vraie ou objective, illusoire ou subjective. — Les hallucinations. — Les qualités des choses ne sont pas identiques et ne peuvent même pas ressembler à l'idée que nous en avons (couleur, son). —Relativité des perceptions. — Qualités premières et qualités secondes. — L'extériorité des choses ne nous est pas d'abord connue. — Leur réalité même a pu être contestée (Berkeley). — Réponse. — Le monde ramené au mouvement et à la force (Mot de M. de Hartmann). — Les impressions sensibles sont des signes. — Nécessité d'apprendre à les interpréter. — Concours et éducation mutuelle des sens. — Perceptions primitives et perceptions acquises. — Erreurs des sens.

b32 TABLE DES MATIERES.

VINGT-SIXIÈME LEÇON. — De la perception EXTÉRiEfiRE (suite et fin). — Données des divers sens : la vue, ses perceptions primitives et ses perceptions acquises, ses erreurs, son éducation 287

Lien <k cette le^n avec la précédente : Plan. — Retour sur les sensations générales (exemples) et les sensations musculaires (exemples).

— Le goût et les saveurs. — L*odorat et les odeurs : infaillibilité de ces sens, leur éducation. — Le toucher et ses données multiples.

— Distinction du toucher général et du tact. — La main, mot d'Anaxagore ; certitude exceptionnelle de cet organe ; ses services (Laura Bridgman) ; son infériorité. — L'ouïe et tessons, éducation de Touïe, ses perceptions acquises. — La vue : ses perceptions primitives, expérience de Cheselden, Franz, etc. — Ses perceptions acquises : exemples. — Le redressement des images, etc. — Erreurs de la vue.

VINGT-SEPTIÈME LEÇON. — L'attention 300

Tous nos sens peuvent être inattentifs ou attentifs : Exemples. — L'attention en général : ses causes extérirures, inférieures; ses effets : r sur les facultés (direction et concentration); 2' sur les connaissances (clarté et distinction, durée). — Dangers de Tattention exclusive. — Deux sortes de distraction.

La conscience en général (définition). — Sens large (conscience diffuse ou distraite). — Sens étroit (conscience attentive ou réflexion).

VINGT-HtJITIÈME LEÇON. — La conscience et Tinconscience. —

La réflexion 306

L'inconscience : les degrés inférieurs de la conscience. ^~ Phénontènes psychologiques dits inconscients. — Exemples : habitudes, réminiscences, sommeil, somnambulisme (Leibnitz). — Importance de ces phénomènes : leur part dans l'humeur et le caractère. — Conséquences pratiques (Montaigne).

La réflexion et les notions qu'on lui doit. — Notions du moi; d'unité, de simplicité, d'identité, de substance, de cause (efficiente et finale). -.- Origine de l'anthropomori hisme et du polythéisme.

VINGT-NEUVIÈME LEÇON. — Facultés oo opérations par LESQUELLES l'esprit ÉLABOas LA CONNAISSANCE. — Comparaison. — Abstraction. 316

Rapports des opérations de ce groupe avec les facultés intuitives. — La pensée au sens fort du mot; la science et la parole.

I. La comparaison, ses rapports avec l'attention. — Caractère individuel et concret de toute perception. — Impossibilité de la science et de la parole dans ces conditions. — La comparaison active : comment elle naît de l'unité de l'esprit et du besoin d'ordre. — Comment elle satisfait l'esprit et produit la lumière. — Le don de s'étonner (Platon). — Comment il faut habituer l'enfant à saisir les ' rapports des choses (dessin) .

II. L'Abstraction. — Définition. — Comment elle résulte de la comparaison . — Exemples d'idées abstraites : substance, qualité, quantité, rapport. — Comment l'abstraction rend possible la pensée discursive et la parole. — L'enfant répugne à l'abstraction; pourquoi, dans quelle mesure; nécessité de l'y habituer sans trop tarder.

— L'abstraction source d'erreurs pour l'esprit inculte, — La ray- Ihoiogie. —La scolastique, les vertus occultes.

TRENTIÈME LEÇON. ^ La généralisation. — Le raisonnement

BN GÉNÉRAL. — L'iNDDCTlON 3*26

I, La généralisation. — Définition. — C'est un autre effet de la comparaison. — ■ Idées générales et idées abstraites. — .Comment se forment les idées générales. — Hiérarchie des idées générales : race, espèce, genre, ordre, classe, embranchement, règne. — Extension et compréhension. (Loi.) — Seryices que la généralisation rend à Tesprit. — L'enfant généralise naturellement et étourdiment.

II. Le raisonnement . — Définition générale. — Deux cas possibles : induction, déduction. — Le raisonnement suppose la généralisalioo dans les deux cas. — Rapports du raisonnement et de la raison. — Comment on les oppose quelquefois. — Tout raisonnement repose sur quelque principe; la déduction sur les principes d'identité et de contradiction, Tinduction sur le principe d'ordre. — Rôle respectif de l'induction et de la déduction, laquelle précède l'autre ; laquelle importe le plus dans la pratique.

m. Induction, définition, exemple. >- Analyse do celte opération : obserrer, comparer, éliminer ou abstraire, généraliser. — La loi ou fait général. — Lois empiriques (de succession ou de concomitance). — Lois causales. —Comment on trouve les causes physiques. — L'hypothèse et l'expérimentation. — Règles et tables de Bacon.

TRENTE ET UNIÈME LEÇON. — Induction (suite et fin). — Déduction 338

Induction (suite et fin). — Hardiesse de l'induction; sa légitimité. — Inductions téméraires de l'enfant. — Analogies lointaines. — Discipline de l'esprit à cet égard : double avantage de l'étude des sciences physiques au point de vue de l'éducation : constance et variété dans la nature. — - La nature et la raison.

Déduction. — Le syllogisme (exemples). — Analyse du syllogisme. — ïiCS trois termes. — Les trois propositions. — Les règles du syllogisme réduites et abrégées. — Raisonnements déductifs qui ne eont pas des syllogismes proprement dits ; ils se ramènent à des syllogismes abrégés ou développés (exemples). — La démonstration complète. -^ L'induction et la déduction se mêlent sans cesse : toute science les emploie l'une et l'autre, rôle de la déduction en physique.

Conclusion pédagogique : nécessité de cultivée à la fois les deux facultés de raisonnement, pour que l'induction ait toute sa force et ^ sa sûreté, et de peur que la déduction seule ne fausse^ l'esprit.

TRENTE-DEUXIÈME LEÇON. — Facultés de conservation et de combinaison . — De la mémoire 349

Conservation et combinaison des connaissances. — Les habitudes mentales et la puissance créatrice de l'esprit. — En quoi concevoir diffère de percevoir. — La mémoire (définition). Qu'elle est nécessaire à l'exercice de toutes nos facultés; son importance; nécessité j de la cultiver. — Dangers de cette culture; mauvaise réputation des bonnes mémoires. — Vrais rapports de la mémoire et du jugement : prix d'une bonne mémoire. —Qualités d'une excellente mémoire. — Défauts inverses. — Remarque.

TRENTE-TROISIÈME LEÇON. — De la mémoire (suite et fin) . . 354 Nature de la mépaoire : elle n'est ni un trésor, ni une cassette, ni une tablette, etc. — Aucune métaphore n'en, rend compte. — Elle est

534 TABLE DES MATliRES.

essentiellement actWe, mais intermittente : l'oobli, ~ La mémoire est une aplitade ou puissance, de la nature de l'habitude. — Mais c'est une espèce à part dans le genre habitude : la reconnaissance. — Conceptions plus on moins reconnues. — La réminiscence et le souvenir proprement dit (exemples). — La mémoire est-elle une, ou y a-t-il plusieurs mémoires distinctes? Explication proposée. — Application pédagogique. — Loi selon laquelle les souvenirs se perdent et se recouvrent. — Identité de nature de la mémoire et de l'habitude. — Cette identité résulte encore 'de toutes les conditions du souvenir. — Conditions physiques : la débauche, l'ivrognerie, affaiblissent la mémoire.

Conditions psychologiques : répétition, effort d'attention, émotion, attrait. — Ordre et association des idées. — Deux sortes d'ordre et d'association. — Procédés mnémotechniques. —L'ordre est la vraie mnémotechnie. — « Le meilleur moyen d'apprendre est d'enseigner». — Les mêmes conditions favorables à l'acquisition des souvenirs le sont à leur conservation : identité de l'oubli et de la désuétude.

Conclusion pédagogique : Il faut éTiter d'encombrer la mémoire : le moyen ; mais ce serait une erreur de vouloir trop l'épargner.

TRENTE-QUATRIÈME LEÇON. — De l'associatior des idées . 365 L'association des idées et ses rapports avec la mémoire.

I. Continuité de la pensée. — Association réglée et volontaire; travail intellectuel, méditation. — Association capricieuse : rêverie (Perrette) ; rêve (M. Alf . Maury) ; syncope ; léthargie.

II. La succession des idées n'est pas quelconque; il y a une liaison véritable. Exemple de Hobbes ; — les coq-à-l'âne. — Cette liaison a lieu selon des rapports constants qui sont de deux sortes.

A. Rapports logiques ou rationnels : 1* Rapport de l'effet à la cause et réciproquement (exemples); — 3* I>e la conséquence au principe et réciproquement. — S* De la fin aux moyens, et réciproquement ; 4* De l'espèce au genre et vice versa.

B. Rapports accidentels ou empiriques : 1* Ressemblance et contraste ; — 2* Signe et chose signifiée ; 3* Contiguïté dans l'espace ; — 4* Simultanéité ou succession dans le temps. — Remarque : Tous ces rapports reviennent à une première expérience ; d'oOt la loi énoncée par Stuart Mill. — Lois complémentaires : affinité des idées semblables. — Une impression vive équivaut à une fréquente répétition. — L'association et l'habitude.

TRENTE-CINQUIÈ.\!E LEÇON. — De l'associatjor des idées (suite et fin) 37Î

Deux familles d'esprits selon le mode d'association qui prédomine. — L'esprit proprement dit; les jeux de mots. — Importance des associations d'idées pour la justesse de l'esprit (erreurs et préjugés populaires) ; pour le bonheur privé et public (superstitions, humeur heureuse ou sombre); pour la moralité. — Il est nécessaire que l'éducation intervienne : (a) pour prévenir les associations d'idées nuisibles; (b) pour les corriger. — Moyens.

TRENTE-SIXIÈME LEÇON. — De L'iMAOïNAnON. — Imagination inférieure 378

L'imagination (définition). — Ses rapports avec la mémoire et l'association des idées. — La mémoire Imaginative et l'imagination créatrice. — Mnémosyne. — Y a-t-il une imagination passive et une imagination active ? — Non ; mais l'imagination, toujours active.

Mt plus on moins inférieure et Toisine des sens, ou supérieure et unie à la raison (exemples). — Plan de cette étude. Imagination inférieure : «Sens intérieur» (Bossuet). — a Folle du logis » (Malebranche). — Nature de l'image. -- Il n'y a pas seule- ' ment des images yisuelles. — Les excitants physiques de Timagi-

nation. — Les animaux ont de Timagination. — Cas d'imagination prédominante : hallucination. — Cauchemar. — Somnambulisme (naturel ou proToqué) . ~ Action de Timagination sur le physique ; sur la sensibilité. — Idée fixe, folie.

TRENTE-SEPTIÈME LEÇON. — De l'imagination (suite). — Rapports de rimagination avec rentendement. — L'imagination rationnelle 387

Les a actions réflexes du cerveau » ; les impulsions ; l'inspiration involontaire. — Contagion des imaginations fortes (Malebranche).

Degrés dans l'activité de l'imagination normale : 1* Reproduction pure et simple ; 2* Agrandissement ; 3* Combinaison ; 4* Formation des symboles et des métaphores ; 5* Création des types.

Rapports de l'imagination avec la moralité et le bonheur.

Il faut chercher non à l'atteindre, mais à la régler. — Différence entre imaginer et entendre, entre l'image et l'idée. — Que les deux actes sont cependant à peine séparables. — L'imagination, souvent cause d'erreur et d'embarras pour l'entendement, lui est aussi un puissant auxiliaire.

TRENTE-HUITIÈME LEÇON. — L'imagination rationnelle (suite). — Le génie 395

Nécessité de la synthèse qu'indique ce titre. — Le génie ; analyse psychologique : trois éléments le constituent et y entrent en des proportions variables. — L'imagination et la sensibilité (conception de la fia et invention des moyens). — La raison (combinaison et calcul).

— La volonté (exécution) .

Part de l'éducation dans la formation du génie : ce qu'on dit de l'influence maternelle à cet égard. — Le génie et la folie (M. Lélut). —

— Différentes espèces de génie : génie artistique et poétique, génie scientifique, politique, militaire, industriel.

TRENTE-NEUVIÈME LEÇON. — Do beau. — Analyse des jugements et des sentiments esthétiques 402

L'esthétique; son objet; son but; son plan.

I. Analyse des faits de conscience produits par la présence du beau. Remarque préliminaire : le beau s'adresse toujours à certains sens ou à l'imagination ; son caractère concret. — Effet du beau sur l'inteltelligence. — Caractère rationnel des jugements esthétiques. — Effets du beau sur la sensibilité : Attrait désintéressé, distinct de l'utilité; — Émotion communicative et sereine (objection et réponse); — Passion infinie. I

II. Conditions psychologiques de la beauté en apparence contradictoires : 1* La nouveauté; 2* La conformité avec nos habitudes. — Explication et conciliation : La nouveauté n'est ni nécessaire ni suffisante (exemple). De même la conformité à nos habitudes (exemple : la vulgarité).

Conclusion : Nous sommes maintenant en mesure de déterminer la nature du beau.

QUARANTIÈME LEÇON. — Du beau (suite). — Nature du beau. — Le beau. — Le joli. — Lo sublime 408

536 tABLE DES MATIÈRES.

Étant donnés Im effets du beau, qnelle est sa nature ?

I. Ce qui n'est pas : i* Le beau n'est pas identique à l'agréable : tout es qa*il est agréable n'est pas beau ; 3* Le beau n'est pas identique k Futile. — Rapport de ces deux notions (Kant) ; 3* Le beau n'est pas identique an vrai. — Rapport de ces deux notions (Boilean, Platon); 4* Le beau n'est pas identique au bien (différences et ressemblances).

n. Ce qu'il est : Diverses formules : le beau est l'intelligible et le parfait revêtu de formés sensibles, c'est-à-dire frappant les sens ou l'imagination et touchant le cœur.

Pourquoi le beau cause à l'homme un ravissement si complet (Bossuet). — La grâce et ses rapports avec la beauté.

Analyse du beau selon les maîtres de l'esthétique : grandeur et ordre (Aristote). ^ Union du réel et de l'idéal; d'où : 1* trois éléments sensibles : force, vie, grâce; 3* Trois éléments intelligibles : unité, variété, oonvenance. — Le beau proprement dit (ex.). — Le joli (ex.); le sublime (ex.).

QUARANTE BT UNIÈME LEÇON. — Des beaux-arts : Bôie de Part dans réducatioD 420

L'art en général. ~ La nature et l'art. — La science et l'art. — Les métiers et les arts : artisans et artistes.

Les beaux-arts : divers modes de production volontaire de la beauté, au moyen de signes sensibles. — Deux grandes tendances contraires dans l'art. — Souci dominant de l'intelligible et du rationnel : L'idéalisme, ses dangers. — Souci dominant du sensible et du réel : le réalisme, ses dangers. — L'imitation de la nature est un moyen non une fin; nécessité d'un idéal. — Objection: le portrait. — Réponse. — La photographie est-elle ua art ? — Cependant l'expression est capitale dans l'art : pourquoi.

Si Pon tentait d'assigner un rang aux beaux-arts, ce devrait fetre d'après la variété et la richesse des moyens d'expression dont ils disposent pour parler à l'imagination et au cœur. — - Remarques préliminaires : Le spectateur ou l'auditeur est toujours de moitié avec l'artiste dans l'effet de Tceuvre d'art. — - Son émotion esthétique est en raison de l'activité qu'il déploie (explication psychologique). — Plus le goût est exercé, plus la sensibilité esthétique est vive.

Culture du goût. — Classification des beaux-arts :

i vocafe.

i Musique | chorale.

1* Ceux qui s'adressent à l'ouïe 1 ( instrumentale.

I Poésie (sa supériorité).

! Sculpture.

Architecture.

Peinture, etc.

IArt dramatique. — Chorégraphie. (La danse est-elle un art? F^ 'éloquence est-elle on art?) Art oratoire.

Puissance éducative de l'art. — - Opinion de Platon, des Stoïciens, des '

modernes.

QUARANTE-DEUXIÈME LEÇON. — Des signes et du langage. — L'écriture 431

L'expression des faits psychologiques. ^ Les signes en général. — - Les signes proprement dits. — Le langage. — Divers genres de langage. — La parole. — Langage émotionnel et langage naturel* (Max-Muller).

Comment les signes sont produits : signes artificiels, signes naturels. • — Des jeux de physionomie et de l'expression des émotions selon Darwin et Gratiolet. — La physionomie moins trompeuse que la parole : pourquoi.

' Cooment les signes sont interprétés : signes oculaires, signes auricnUîres. — Association des idées. ^— Interprétation instinctiTe. — II n^ 4 |MU9 une faculté spéciale du langage.

L'écriture. •.» Écritures idéographiques. — Écritures phonétiques : 1* syllabfqttM; 2* alphabétiques. — Leur valeur relative; services qu'elles rendei^l.

QUARANTE-TROISlfittE LEÇON. — La parole et les langues. . 438

La parole. — Est-elle naturelle ou artificielle ? — Son origine. — Les racines. — Les «lots; les propositions-, les phrases. — La grammaire générale et 1% grammaire comparée.

Rapports de la parole aveo U pensée. — Rapport chronologique (M. de Donald). — Servicea que la parole rend à la pensée. — Non seulement elle la transmet, mais elle est une condition nécessaire de sa clarté, de sa précision, de ses progrès (pourquoi). — Exemple historique; mot de CondiUao. — Mais inversement, tant vaut la pensée, tant vaut la parole. — Vrai rapport de subordination : le signe ne peut précéder la chose signifiée ; — le signe ne transmet pas la pensée mais l'éveille. Condillac prend la cause pour 1,'effet.

Conclusion : Influence réciproque.

Importance des études grammaticales et littéraires. — Les qualités du langage. — Langues riches et langues pauvres. — Langues analytyques et langues synthétiques.

Esquisse d'un tableau des langues.

QUARANTE-QUATRIÈME LEÇON. — L'homme et l'animal. . . 446

La psychologie comparée. — En quoi il est utile d'en donner ici un aperçu. — Difficulté d'une psychologie de Tanimal. — Détermina- . tion du sujet. — Méthode. — Plusieurs plans possibles de cette étude : — Plan résultant de la méthode adoptée.

Le langage des animaux : ranimai ne parle pas (Max Miiller). — Conséquences de ce 'fait : facultés intellectuelles que possède l'animal : Les sens ; la conscience inférieure ; certaine attention ; quelque pouvoir de comparer ; la mémoire ; l'imagination inférieure ; l'asso-

- ciation des idées : l'animal est donc intelligent. — Facultés intellectuelles qui lui manquent : raison ; réflexion ; abstraction ; généralisation; raisonnement déduclif et même inductif. — Objection de Montaigne. — Réponse (Leibnitz). — Les înférences de l'animal ne sont pas des inductions : il ne pense pas.

La sensibilité de l'animal : théorie de l'animal machine; erreur de . Malebranche. — La Fontaine. — La sensibilité de l'animal comparée à celle de l'homme : l'animal a-t-il des passions ?

L'activité de l'animal. — En lui triomphe l'instinct. — U a aussi ses habitudes. — A-t-il la volonté? Pourquoi non.

Conséquences morales : il n'a ni devoirs ni droits, il est irresponsable ; mais nous avons des devoirs envers lui.

QUARANTE-CINQUIÈME LEÇON. — De la nature du principe pensant. — Critique du matérialisme. ••••,••••• 457

La psychologie métaphysique *. — Deux doctrines en présence. — Ce •

qui les caractérise. — La thèse matérialiste déjà entreyne au com- ^

meneemeot de ce cours. — Nous pouvons maintenant l'exposer dans toute sa force et la critiquer point par point :

I. Arguments tirés de la nature encore mal connue de la matière et du principe de moindre action. — Réponse, i. La matière ne peut ayoir des propriétés contradictoires : L'intelligence, la sensibilité et la volonté supposent une unité et une spontanéité, qui manquent à la matière divisible et inerte. — 3. S'il y a on principe, c'est plutôt \

l'esprit que la matière. J

n. Arguments tirés de l'inaoeiice du physique sur le moral. — Vers '

de Lucrèce : le sexe, le tempérament, le climat, la santé; conclu- '

sion : le corps est une lyre, l'âme en est l'hanDonie. Réponses. — t. Réponse générale : tout se passerait de même si le corps était rinstrument de la pensée, non sa cause. — 3. Réponses particulière:) sur les points de détail. — S. Influence du moral sur le physique (exemples) ; conclusion : en quel sens l'âme est une harmonie.

m. Arguments- tirés des rapports du cerveau avec la pensée : volume, poids, forme, constitution chimique du cerveau. — Température, pression, influence du sang (le chien décapité). — Analyse des fonctions cérébrales par Flourens. — Conclusion des matérialistes. - Réponses de détail. — Réponse générale.

Conclusion : le matérialisme n'a aucun droit à se donner comme scientifiquement établi. — La question n'est pas résolue par la science. — Toutes les raisons métaphysiques (Descartes, Berkeley) et morales (Kant) sont en faveur du spiritualisme. — Le spiritualisme absolu.

QUARANTE-SIXIÈME LEÇON. — Spiritualité et immortalité de la personne • 471

Rapports de cette leçon avec la précédente. — Importance morale de te question. — L«s grands noms en présence. — Le spiritualisme proprement dit, dans ses rapports avec l'idéalisme. — Omment il a restreint le terrain sur lequel il se retranche : questions auxquelles il a renoncé. — Il invoque trois genres d'arguments :

I. Témoignage direct de la conscience. (Le sens commun : Descartes. )

n. Examen comparatif dee< attributs du moi et de ceux de la matière.

m. Faits à l'appui : Triompha du moral sur le physique.

La question de la vie future. — Trois groupes de preuves.

1. Preuves logiques et métaphysiques. — (a) L*âme est une. — (6) L'être est indestructible. — En quoi cette preuve est insuffisante. — (c) La personne ne peut périr.

3. Preuves psychologiques. — (a) Aspirations de notre sensibilité ; (6) de notre intelligence ; (c) de notre volonté : oiï serait la raison suffisante de ces aspirations si elles étaient purement illusoires ?

8. Preuves morales. — Il y en a deux distinctes dans Kant. — Les poêiulatê de la raiêon pratique selon ce philosophe. — Conclosion.

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