‹ Leçons de thérapeutique (volume 3)Chapitre 55 sur 72 · II · texte numérisé non relu

II

Sulfurées calciques et sulfhydriquées.

Citons encore en Franco, Cambo et Bagnols. Vous remarquerez que les sources chaudes de Scliinznacli (Suisse), ainsi que la source froide (Waldquelle, de Baden) sont d'une richesse remarquable en acide sulfiiydrique libre.

Kiieis physio- Les principes paraissant prendre part à l'action des dtf eaux ^«'^"^ sulfureuses, sont surtout l'Iiydrogène sulfuré et saiiureuscp. les sulfuros alcalius.

La renommée du soufre est très ancienne ; on l'appelait balsamum pectoris et on le considérait comme diaphorétique, désobstruant de la veine porte, altérant et purgatif. 11 a beaucoup perdu de sa réputation.

L'hydrogène sulfuré, H^S, est un gaz très toxique, pouvant exercer des effets nuisibles à dose très minime, surtout quand il pénètre dans l'économie par la voie respiratoire. Claude Bernard a fait voir que lorsqu'il est absorbé par d'autres voies ou même injecté dans les veines, il est rapidement éliminé par l'air expiré et les rapports gazeux et, par suite, supporté à dose relativement très élevée.

C'est un poison du sang qui, d'après les études faites par Hoppe-Seyler, Preyer, Diakonow, réduirait l'hémoglobine en s'oxydant rapidement et en s'emparant pour cela de l'oxygène des globules. Roth et plus tard Schônlein ont soutenu que le soufre se combine avec le fer des hématies de manière à arriver à l'état de sulfure de fer dans la veine porte. Il en résulterait une formation et une sécrétion plus abondante de bile. A Weilbach, Stifft a noté, comme effet de la cure, une diminution du volume du foie.

D'après cet auteur la couleur noire que prennent les garde-robes serait due, non pas, comme on l'a dit, à

du sulfure de fer, mais bien à l'augmenta Lion de la sécrétion biliaire.

Leichtenstern estime que les quantités d'acide sufhydrique absorbées par les malades soumis à l'action des eaux sont trop faibles pour pouvoir exercer une action toxique sur le sang. En présence de l'oxygène toujours en excès dans le sang, cet acide se transformerait en acide sulfureux. Cette opinion a été confirmée par Beissel, d'Aix-la-Chapelle et par Dronck (de Schinznacb), qui ont retrouvé de l'acide sulfureux dans l'urine. Kauffmann et Rosen thaï attribuent aussi à l'hydrogène sulfuré une action toxique sur le sang ; mais ils pensent qu'à dose faible, cet agent influence uniquement la circulation et la respiration. Cette opinion est également celle de Stifft qui invoque une action de l'hydrogène sulfuré sur les filets sensitifs du nerf vague et, par voie réflexe, sur les centres nerveux de la circulation et de la respiration.

Les sulfures alcalins possèdent des propriétés topiques, susceptibles d'expliquer les modifications qui se produisent pendant la cure au niveau des muqueuses et des plaies ulcéreuses. Ils irritent la muqueuse intestinale et peuvent provoquer de la diarrhée.

Après leur ingestion, ils sont éliminés soit en nature, soit après s'être oxydés et transformés en sulfates alcalins qu'on retrouve alors dans les urines. On n'a pu leur attribuer aucun efîet physiologique particulier.

Quant aux bains sulfureux, leur action est celle de tout bain excitant, capable de stimuler les nerfs cutanés. Ils se distinguent des bains de même ordre par ce fait que les malades absorbent, pendant la durée du bain, par les voies respiratoires, une petite quantité d'hydrogène sulfuré.

Considérons maintenant les eaux, sulfui-euses dans leur individualité propre. Ces eaux possèdent des pro- |)riétés excitantes qui, annoncées par Bordeu, ont été depuis reconnues par divers auteurs.

Les faits observés chez les malades ne peuvent d'ailleurs laisser aucun doute à cet égard. La fièvre thermale n'est nulle part aussi commune qu'aux stations sulfurées. Souvent surviennent pendant la cure des angines, des grippes thermales et une irritabilité nerveuse, qui avait poussé Bordeu à comparer les eaux sulfureuses au café. En somme, la cure produit une suractivité des principales fonctions. C'est là ce qu'on entend par excitation.

Mais cette action n'est pas durable, et elle aboutit, somme toute, à une sédation par un procédé qui nous échappe.

Autrefois on avait reconnu aux eaux sulfureuses la propriété d'accélérer le pouls tout en abaissant la température. Gerdy, Lambron, Armieux ont observé un ralentissement du pouls, tandis que Grimaud, à Barèges, a noté au moment de la crise, du sixième au douzième jour, une augmentation de la température.

Leplus ordinairement l'activité cérébrale est accrue, et il en résulte parfois de l'insomnie.

Les eaux dégénérées et celles qui blanchissent à l'air exercent d'emblée des effets sédatifs qui permettent de les appliquer à des cas particuliers.

L'élimination du soufre par les voies respiratoires et par la peau, explique aussi quelques-unes des applications des eaux sulfureuses.

Les eaux calciques, moins alcalines, plus riches en principes minéralisateurs, représentent une médication sulfureuse atténuée, pouvant être employée dans les

formes éréthiquos des maladies justiciables de celte médicamentation.

Dans certaines stations, le dégagement abondant d'hydrogène sulfuré permet l'emploi d'inhalations qui paraissent agir d'une manière un peu spéciale sur l'arbre aérien. D'autres stations se font remarquer surtout par la thermalité de leurs sources qui sont utilisées à la façon des eaux indéterminées.

QUARA.NTIÈME LEÇON

l'iiiiploi Lhcrapeulique des eaux sulfurées. — II. Chlorurées sadiques : \c(ion physiologique de ces eaux : eiïcts produils par la cure iiitiM'ne.

Messieurs,

Il n'entre pas dans mon plan, vous ai-je dit, de traiter en détail la partie thérapeutique et clinique de mon sujet. A mon avis, l'emploi de la cure hydrominérale ne peut être convenablement discuté qu'à l'occasion du traitement des maladies en particulier.

Je tiens néanmoins à vous indiquer rapidement quelles sont les maladies justiciables de chaque espèce d'eau, en me préoccupant surtout de vous faire connaître la spécialisation des principales stations.

Lorsqu'on parcourt les travaux publiés sur les eaux minérales, travaux qui trop souvent se présentent sous les apparences de simples prospectus, on ne peut accepter, si peu qu'on ait l'esprit sérieux, les assertions des auteurs qu'avec la plus grande réserve, chaque eau minérale étant vantée comme une sorte de panacée, capable de guérir toutes les maladies chroniques. Cependant, l'expérience clinique a démontré que certaines eaux sont incontestablement plus utiles que toutes les autres, dans certains cas donnés. Le véritable service à rendre aux stations est d'en

établir nettement la spécialisation et non d'en représenter les eaux comme un remède universel.

Les eaux sulfureuses sont principalement employées Emploi dans les empoisonnements chroniques, dans la syphilis, ^*"'''*p^"''"i dans le rhumatisme chronique, dans les phlegmasies chroniques des muqueuses, dans les dermatoses, dans la tuberculose pulmonaire.

Elles sont réputées dans les empoisonnements chroniques par les métaux lourds, tels que le plomb et le mercure- Pour expliquer le bénéfice qu'on en retire dans ces cas, on a dit qu'elles favorisent l'élimination du plomb sous forme de sulfure. Mais d'autres auteurs, frappés de leur faible minéralisation, prétendent qu'elles agissent plutôt par leurs propriétés communes que médicamenteuses, en facilitant les fonctions cutanées, rénales et les combustions interstitielles.

Ils ont fait remarquer qu'on obtient des effets plus sûrs et plus prompts en employant des eaux magnésiennes et sulfatées sodiques, qui transforment le plomb en sulfure dans l'intestin et tendent à en provoquer l'élimination, grâce à leurs propriétés purgatives. Cette question a été reprise récemment par Peyrou dans une étude expérimentale qui tend à prouver que le sulfure de sodium est un antidote du plomb et du mercure.

D'après Astrié, le mercure formerait dans les tissus des albuminates qui seraient rendus solubles par les sulfures alcalins. L'élimination de ces composés serait favorisée par l'excitation de la sécrétion biliaire. A Aix-la-Chapelle, Guntz, et depuis d'autres, ont vu que la cure fait apparaître chez les intoxiqués et chez les syphilitiques, du mercure dans les urines. Dès 1546, Frascator ordonnait des bains sulfureux

aux syphiliLiquos, ul actucllemenl le nombre des malades de ce genre s'accroît chaque année dans les stations des Pyrénées, notamment à Ludion.

Les eaux sulfureuses possèdent la propriété de faire appai'aître des manifestations spécifiques, notamment à la peau. Les bains chauds renouvelés peuvent d'ailleurs à eux seuls agir dans le môme sens. Lorsque la syphilis est à la période secondaire, les eaux sulfureuses ne pourraient que lui faire prendre une forme exagérément active. Aussi est-ce dans la syphilis tertiaire que ces eaux ont été recommandées, particulièrement par Lambron.

La cure a deux buts principaux. Elle peut faciliter chez les malades cachectisés le remontement de l'oi-ganisme. D'autre part, elle peut servir de pierre de touche, en appelant au dehors, dans les cas où la maladie n'est pas entièrement éteinte, des manifestations révélatrices. Mais les eaux sulfureuses n'ont pas, — retenez-le bien, — de propriétés antisyphilitiques. La cure par les eaux sulfureuses peut également, dans des circonstances où le diagnostic est difficile, permettre de dégager le caractère de manifestations rendues obscures par le terrain scrofuleux ou dartreux dans lequel elles se sont développées.

Elle peut encore intervenir utilement lorsqu'on veut faire tolérer un traitement mercuriel intensif.

A cet effet on combine, dans certaines stations, la cure mercurielle, notamment par frictions, avec la cure hydrominérale. On parvient ainsi à faire passer à travers l'organisme une forte dose de mercure, sans avoir à redouter les effets de l'accumulation du métal toxique. Enfin, certains syphilitiques sont cachectisés, non pas tant par le fait de leur maladie, que par

l'usage abusif des préparations mercurielles. Ils se trouvent alors dans un état tout particulièrement justifiable des eaux sulfureuses. Les stations qui conviennent le mieux aux syphilitiques sont Bagnèresde-Luchon, Aix-les-Bains, Barèges. Cette dernière sera choisie de préférence lorsque les sujets sont scrofuleux.

Dans le rhumatisme chronique, dans la goutte atonique, dans les paralysies et les affections du système nerveux, l'effet obtenu par la cure sulfureuse doit-il être rapporté à l'emploi des bains chauds ou au passage du soufre dans l'économie? Dans le rhumatisme, ce sont les formes fixes, profondes, s'accompagnant d'une atonie des tissus et d'un afîaiblissement de tout l'organisme qui sont surtout modifiables par les eaux fortement excitantes et par les procédés énergiques de la balnéothérapie et de l'hydrothérapie chaudes. Les stations recommandables dans ces cas sont : Barèges, Luchon, Cauterets, Aix-les-Bains. Les arthrites fongueuses seront dirigées de préférence sur la première de ces stations. A Aix-les"-Bains, le massage sous la douche tempérée, mieux pratiqué que partout ailleurs, convient dans la plupart des formes du rhumatisme chronique et de goutte ancienne à marche lente.

Les dermatoses humides sont presque les seules qui soient traitées par les eaux sulfureuses. Citons les formes suintantes de l'eczéma, l'impétigo, certaines formes d'acné. L'action des eaux paraît être ici assez complexe. A l'effet topique s'ajoute celui de l'élimination du soufre par la peau. Il faut tenir compte, en outre, de la modification générale que peut imprimer, au moins momentanément, la cure aux malades atteints de maladie constitutionnelle.

G. Hayem. — V. 37

Enfin, il est possible que l'action parasilicide du soufre soit mise à contribution dans certains cas. Telle est l'opinion d'Amsler (de Schinznach), station où, nous l'avons vu, l'acide sulfhydrique est abondant.

Dans le choix de la station, il faut prendre surtout pour guide la période d'évolution de la maladie. Lorsque celle-ci sera suscepti])le de repasser à l'état aigu, on donnera la préférence aux sulfureuses faibles ou aux sulfurées calciques: Saint-Gervais, Saint- Honoré, Allevard, Enghien, Moligt. Les affections anciennes, sèches et rebelles, pourront être améliorées ou guéries par les sources plus excitantes de Luchon. Cauterets, Barèges.

Les eaux sulfureuses sont particulièrement appropriées au traitement des irritations chroniques des muqueuses du nez, de la gorge, du larynx, de la trachée, des bronches.

Dans ces cas encore ces eaux produisent une double action, l'une locale, topique, l'autre générale, consistant dans une modification plus ou moins profonde du terrain organique. Ce genre de traitement est facilité par diverses installations spéciales et particulièrement par les inhalations et les pulvérisations propres à faire parvenir l'agent médicamenteux jusque sur les parties malades. Les sujets atteints de pharyngite et de laryngite chroniques sont dirigés sur Cauterets (La Raillière), Eaux-Bonnes, Pierrefonds, Enghien. Dans la bronchite chronique, on utilise plus spécialement Allevard, Eaux-Bonnes, Cauterets, Saint-Honoré, Marlioz, Pierrefonds, Enghien, Schinznach (inhalations).

Certaines formes de gastrite et d'entérite chroniques encore indéterminées peuvent également bénéficier de quelques eaux sulfureuses, telles que de la source

.Mahourat (Cauterets), de l'eau de la Hontalade (Saint- Sauveur), deseauxdeSaint-Honorô et de Saint-Gervais.

On traite le catarrhe utérin à Saint-Sauveur, aux Eaux-Chaudes, à Enghien, à Saint-Honoré. Le catarrhe vésical est justiciable d'Olette et surtout de la Preste ; il peut être aussi soigné à Enghien.

La découverte du bacille de la tuberculose attira l'attention sur les traitements permettant à l'agent médicamenteux de pénétrer jusqu'au niveau des lésions. Les médecins des stations, sulfureuses firent alors de grands efTorts pour représenter l'hydrogène sulfuré se dégageant des eaux comme un énergique antibacillaire. Les espérances que leurs travaux ont pu faire naître ont été déçues. La médicameritation sulfureuse n'en est pas moins une de celles qui peuvent rendre des services dans le traitement de la tuberculose ; mais il faut être prévenu qu'elle est d'un maniement assez difficile. Ici surgit une grosse question de pratique dont l'examen ne pourra être fait en détail qu'à propos du traitement de la phtisie pulmonaire.

Disons simplement que les phtisiques fréquentent particulièrement les Eaux-Bonnes où l'on traite surtout les formes torpides, se développant chez les individus dits scrofuleux ou lymphatiques. La cure des Eaux- Bonnes provoque parfois des hémoptysies; elle ne convient pas dans les formes éréthiques et chez les hémoptoïques.

On envoie également des phtisiques à Cauterets, à Allevard, à Schinznach. Ces stations ne peuvent également être recommandées que dans les formes torpides et lorsque les lésions sont limitées ou peu avancées dans leur évolution.

Citons encore Amélie-les-Bains, le Vernet, Gréoulx,

dont nous avons déjà parlé à propos des stations climatériques.

Les eaux sulfureuses sont parfaitement appropriées ciu traitement des manifestations dites scrofuleuses et particulièrement aux formes superficielles et cutanées de la maladie. Cependant à Barèges, comme Bordeu l'avait déjà reconnu, on obtient de bons effets dans les formes articulaires et osseuses.

Les stations qui, avec Barèges, se partagent surtout la clientèle des scrofuleux sont les Eaux-Chaudes, Challes, Schinznach.

Enfin les eaux sulfureuses sont encore utilisées, grâce à leurs propriétés excitantes et reconstituantes, dans les cas d'ulcères variqueux torpides, de trajets fistuleux, de lésions traumatiques anciennes, telles que luxations, fractures, plaies par armes à feu. Barèges est encore, dans ces dernières circonstances, la station de choix.

Eaux salines. Divers auteurs ont rangé dans une même famille toutes les eaux salines. Ces eaux présentent effectivement un certain nombre de caractères communs. Elles sont assez fortement minéralisées et renferment un sel de soude, indécomposable dans l'économie et dont l'élimination s'opère en nature par divers émonctoires et surtout par les urines (Liebig, Woehler, Dumas). Ajoutons, en outre, qu'en raison de leur constitution saline, ces eaux, en passant dans le tube digestif, provoquent des phénomènes attribuables en grande partie à une modification dans les conditions de l'osmose.

Mais tous les auteurs en question admettent dans ce grand groupe des eaux salines deux divisions : les

chlorurées et les sulfatées. Nous suivrons l'exemple (le Durand-Fardel en faisant des chlorurées sodiques une grande famille qui nous paraît très naturelle ; nous en rapprocherons la cure marine.

Les chlorurées sodiques viennent des terrains cwoi-urées secondaires oui renferment des dépôts de sel gemme, modiques, de gypse et du grès bigarré. Quand elles sont chargées d'acide carbonique, elles affectent des rapports avec les terrains volcaniques plus ou moins récents, avec les basaltes et les laves.

La thermalité de ces eaux varie ; les froides sont plus riches que les chaudes en acide carbonique.

Leur composition présente un grand nombre de nuances qu'il est impossible de ramener à un type, mais elle est nettement caractérisée par la prédominance du chlorure de sodium. Les autres principes qu'on y rencontre sont, en général, des sulfates, des carbonates ; parfois des sulfures, des iodures, des bromures, du fer. Comme gaz, elles peuvent renfermer une proportion parfois forte d'acide carbonique ; dans quelques cas, une petite quantité d'hydrogène sulfuré, ou de l'azote.

Dans certaines contrées, notamment en Allemagne, on renforce l'action des bains par l'addition d'eaux mères [Muiterlauge)^ qui sont les résidus d'évaporation des salines où l'on prépare le chlorure de sodium pour la consommation. Ces résidus contiennent en proportions considérables les principes solubles dont le chlorure de sodium s'est séparé en se cristallisant.

Les eaux chlorurées sodiques sont très nombreuses et d'une constitution assez variable pour qu'il soit indispensable de les subdiviser.

Durand-Fardel en fait quatre classes en tenant compte

ue idCKiiiion au cniorure de sodium de principe^ pouvanl exercer une action thérapeuLique. Il décrit des chlorurées sulfurées, des chlorurées bicarbonatées, des chlorurées sulfatées.

La division que je crois devoir adopter est la suivante : Première classe : chlorurées sodiques pures; deuxième classe : chlorurées sodiques mixtes, comprenant des chlorurées sulfurées et des chlorurées bicarbonatées.

Les chlorurées pures, les seules dont nous ayons à nous occuper pour le moment, sont des eaux froides ou chaudes, généralement claires, transparentes, offrant un goût salé plus ou moins prononcé et produisant parfois sur le palais une sensation de chaleur. Celles qui sont chargées d'acide carbonique ont une saveur très agréable et sont plus propres à la cure interne.

La proportion de chlorure de sodium qu'elles renferment est très variable : elle oscille à peu près entre 1 à 25 p. 100. Quelques-unes des plus riches sont concentrées avant l'usage par évaporation.

Le Bret les divise en chlorurées non ou peu gazeuses et en gazeuses.

Ce point de vue est intéressant ; mais il me paraît être dominé par celui de la richesse plus ou moins grande en chlorure de sodium, et je crois devoir, avec divers auteurs, distinguer les eaux légères ou faibles et les eaux fortes [Sooleii des Allemands).

Les premières s'emploient surtout à l'intérieur ; les secondes sont applicables à la cure externe.

Les auteurs allemands considèrent comme faibles, celles qui renferment moins de 10 p. 1000 de chlorure de sodium (moins de 1 p. 100) et comme fortes, celles

qui en contiennent au moins p. luuu (i,o p. luuj. J'adopterai à peu près ce principe, qui me paraît avoir une certaine importance, parce qu'il peut prendre comme point d'appui les effets exercés par ces deux variétés d'etiu-ï sur la digestion.

Eaux chlorurées faibles (jusqu'à 10 p. 1000).

NOMS

DES STATIONS ET DES SOURCES

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