CHAUX
TOTAL
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FRANÇ.4JSES.
Fougues Saint-Léger.
Contrexéville. . . Pavillon.
Villel Grande Source.
Oef,ll
ÉTRANGÈRES
ce.
Wildungen (Prusse) Geor-
Driburg (Prusse) Herister-
Parmi les eaux françaises, Pougues mérite une attention particulière, en raison de sa minéralisation relatiment élevée.
On pourrait ajouter à cette liste des eaux moins importantes, telles que Sermaize (Marne), Evian (Haute - Savoie) dont le total des principes n'atteint pas 1 ; Alet (Aude) qui est aussi une eau très peu riche, exportée ; Foucaude (Hérault), Oriol (Isère), Cransac (Aveyron), une des plus minéralisées; Encausse (Haute- Garonne), fortement sulfatée calcique, etc.
Les sels de chaux jouent un rôle physiologique Effets physi
*' , logiques.
assez effacé. Il est vrai que les tissus et les humeurs en renferment une proportion notable, mais les aliments en contiennent toujours assez pour nos besoins.
L'action des sels de chaux sur la digestion a été mise en doute. Le bicarbonate serait décomposé dans l'estomac pour former du chlorure de calcium, qui existe d'ailleurs à l'état libre dans certaines eaux, et en outre, du lactate ou des autres sels de chaux. Il ne produirait aucune modification des actes digestifs ; il agirait simplement comme antiacide lorsqu'il est ingéré en proportion suffisante.
Cette question n'est peut-être pas définitivement résolue. En l'étudiant à nouveau, à l'aide des procédés dont nous disposons maintenant, on aura à résoudre diverses questions pratiques.
Il faudra d'abord rechercher l'effet que peut produire l'ingestion de très fortes quantités d'eau faiblement minéralisée, suivant la pratique de quelques stations : Contrexéville, Vittel, Capvern, Evian, etc. En second lieu, il sera nécessaire de se rendre compte des effets que peuventproduire sur les actes digestifsles eaux relativement très minéralisées qui, comme celles de Fougues, renferment jusqu'à 5 p. 1000 de principes fixes. Cette question est d'autant plus intéressante que les recherches chimiques poursuivies par M. Winter indiquent l'intervention des sels de chaux dans la réaction fermentative intra-stomacale.
D'après les malades que j'ai observés, la cure de Fougues produit une légère excitation du processus digestif. Je suis d'accord sur ce point avec Bovet, qui recommande ces eaux aux hypopeptiques. (Voy. Médication antidyspeptique .) ■
Le sulfate de chaux est indigeste ; il rend les eaux sulfatées pures, propres à produire des effets laxatifs. Les sels de magnésie, d'ailleurs peu abondants, agissent dans le môme sens, en même temps qu'ils sont antiacides, comme le bicarbonate de chaux.
Cependant plusieurs de ces eaux, voire même des eauxsulfatées calciques pures, peuvent être supportées à très haute dose et déterminer les mêmes effets de lavage que les eaux les moins minéralisées.
Plusieurs d'entre elles, toutefois, agissent en même temps à ces hautes doses sur l'intestin et en facilitent l'exonération.
L'action des eaux calciques sur la nutrition ne diffère pas sensiblement de ce qu'on peut obtenir avec une eau potable. Cette proposition ne me semble pas être démentie par les recherches entreprises par quelques médecins de stations, à Evianet à Vittel.
La réputation très ancienne et universelle de ces eaux dans les affections lithontriptiques permet d'admettre qu'elles possèdent une certaine action dissolvante sur l'acide urique. C'est l'opinion récemment soutenue par L. Lehmann (1889) qui a fait des recherches à l'aide de l'eau du Pavillon (Contrexéville) et de la source bicarbonatée Hélène (Wildungen). Emploi Les maladies justiciables des eaux calciques sont peu nombreuses. Ces eaux ont donc des appropriations très spéciales.
Parmi les gastropathies chroniques, ce sont les affections compliquées de constipation chronique qui paraissent être le plus favorablement influencées par l'usage de ces eaux en général. L'atonie intestinale peut être vaincue, au moins temporairement, dans les stations où l'on boit beaucoup d'une eau de digestion
thérapeutique.
un peu difficile (Contrexéyiile). La gastrite chronique se révélant par le type hypopeptique est modifiable à Fougues, où l'on boit relativement peu et où il est rationnel de faire intervenir l'action médicamenteuse. (L'eau de Fougues contient 2^'",995 de bicarbonates divers, de chaux, de soude, de magnésie, de potasse, de lithine et un peu de bicarbonate de fer).
La spécialisation des eaux plus faiblement minéralisées est la gravelle et les affections catarrhales chroniques des voies urinaires.
La cure réussit surtout dans la gravelle urique. Elle comporte l'ingestion à jeun de très hautes doses d'eau. A Contrexéville, par exemple, les malades boivent trois à quatre verres les premiers jours, puis ils atteignent, d'une manière progressive, la dose de huit à dix verres ; plus tard la dose est décroissante. Cette pratique détermine delà diurèse et un effet laxatif. On peut cependant observer, dans quelques cas rares, de la constipation. D'après Treuille l'urine évacuée dépasserait d'un tiers la quantité d'eau bue. Rodet (de Vittel) se borne à dire que la diurèse est proportionnelle à la quantité d'eau ingérée. Il n'est pas rare que l'urine entraîne des graviers.
Lorsqu'il existe une pierre dans la vessie, la cure en fait apparaître les signes caractéristiques et devient ainsi un moyen révélateur.
L'entraînement des corps étrangers au dehors, le lavage des voies d'excrétion amènent une amélioration ou une guérison des complications de la gravelle, soit de la cystite, de laprostatite, de la pyélite.
A Vittel, la grande richesse de l'eau en acide carbonique permet d'obtenir des effets sédatifs lorsque les malades sont irritables. Lorsqu'il existe une inflamma-
tion chronique des voies urinaires, consécutive à la gravelle ou à la pierre, Evian se montre particulièrement utile.
Beaucoup de goutteux ou de simples prédisposés à la goutte sont envoyés dans ces stations avec l'idée qu'un lavage des reins, accompagné d'une plus grande élimination d'acide urique ne peut qu'être d'une grande utilité à ces malades. Les recherches qui ont été poursuivies par Chiaïs, dans ces dernières années, tendent à rendre plus précises ces indications un peu vagues. Dans les stations où l'on boit beaucoup (Evian, Vittel, Contrexéville) la cure produit une augmentation dans l'excrétion d'azote et on devrait, d'après ce médecin, en éloigner les azoturiques. Ce genre de cure conviendrait aux malades hypoazoturiques ou chez lesquels les matières azotées subissent une oxydation incomplète.
Les travaux du genre de ceux de Chiaïs ne sauraient être trop encouragés, car il en faudra un bien grand nombre encore, avant qu'on puisse appuyer sur des bases solides les indications des eaux minérales.
Sulfatées. La cinquième famille des eaux minérales comprend les sulfatées sodiques et magnésiennes.
Les sulfates de soude et de magnésie exercent sur le tube digestif des effets très particuliers, rapportés habituellement aux modifications dans les phénomènes d'osmose déterminés par toutes les solutions salines.
Aussi beaucoup d'auteurs, ainsi que nous l'avons fait remarquer, font-ils des eaux salines une seule et même grande famille. Mais dès que l'on cesse de considérer uniquement les effets produits par les fortes doses de ces matières salines sur l'intestin, pour se
préoccuper des phénomènes qu'on obtient à l'aide des doses modérées, en particulier du côté de l'estomac, on reconnaît alors que les eaux sulfatées constituent un agent médicamenteux tout différent des eaux chlorurées sodiques. Les sulfates de soude et de magnésie peuvent donc servir à distinguer une des familles les plus naturelles.
Cette famille doit être divisée en deux classes bien distinctes. La première est représentée par les sulfatées pures ou eaux amères des Allemands, qui ne sont pas de véritables eaux minérales. La seconde famille comprend les sulfatées mixtes.
Les sulfatées pures ou eaux amères ne servent qu'à sulfatées provoquer l'effet purgatif et sont exportées.
En raison de leur richesse plus ou moins grande, elles pourraient être distinguées en fortes et en légères.
Elles sont minéralisées par le sulfate de soude et le sulfate de magnésie, à côté desquels on trouve une plus faible proportion de sulfate de chaux, de carbonate de magnésie, de chlorure de sodium et parfois de l'acide carbonique libre. La plupart sont très fortement minéralisées.
Les plus célèbres, celles de PûUna, Sedlitz, Saidschûtz (Bohême), sont obtenues par un procédé artificiel qui en font des eaux de lixiviation. A Piillna, par exemple, les eaux pluviales traversent des couches marneuses, imprégnées de sels divers et viennent s'amasser dans des puits d'environ 3 mètres de profondeur et revêtus de bois. La nature variable de la marne explique la diversité de ces eaux. A Friedrichshall les eaux, qui ont traversé des terrains secondaires renfermant des masses basaltiques, sont également recueillies dans des puits. Elles contiennent