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ensuite derrière l'épaule vers l’épine dorsale qu’elle atteint à la hauteur de la deuxième dorsale.
La peau du membre inférieur est également insensible au contact, à la piqüre et au froid, mais l’anesthésie n’est pas aussi complète qu'au membre supérieur et à la face. La zone anesthésique dépasse la ligne d’attaches de la cuisse ; sa limite remonte même un peu au-dessus de la fesse et de l’épine iliaque supérieure en arrière; en avant elle descend obtiquement dans le pli inguinal scrotal.
La peau du tronc à conservé toute sa sensibilité dans la zone intermédiaire qui sépare la nappe anesthésique péri-scapulaire de celle qui circonscrit la partie supérieure de la cuisse. |
L'anesthésie des membres est profonde. On peut tordre les doigts, les tirailler sans que le malade accuse la moindre douleur. :
Le sens musculaire est très compromis. Le malade ne peut, les yeux fermés, porter l'index gauche à son nez; de même il tâtonne pour saisir avec sa main droite son poignet gauche, etc.
Le testicule gauche, sans être complètement insensible, supporte une pression beaucoup plus forte que celui du côté droit.
Le réflexe rotulien est sensiblement diminué à gauche.
Le réflexe crémastérien est nul à gauche, très prononcé à droite.
Anesthésie pharyngienne.
‘Organes des sens. — Vue. — Il existe un rétrécissement concentrique du champ visuel de l’œil gauche.
Pas de dyschromatopsie, Micropsie.
Ouie. — L'acuité auditive est très diminuée du côté gauche; le tic tac d’une montre est perçu à une distance de 25 cent. par l'oreille droite; dès qu’on éloigne la montre de 5 cent. de l'oreille gauche, le malade cesse de l'entendre.
Le goût est également diminué à gauche (sulfate de quinine, sucre en poudre).
L'odorat ne semble pas être intéressé; le malade reconnait l'eau de Cologne, le benjoin. Par contre, la sensibilité générale de la muqueuse de la fosse nasale gauche est complètement abolie. Le malade flaire, sans être nullement incommodé, un flacon d’'ammoniaque.
Le 9 août au matin, s'adressant aux élèves de la clinique, M. Ballet déclare en présence du malade, de façon à être bien entendu de lui, que cette paralysie va disparaître, à coup sûr, sous l'influence d’une pilule fulminante. Eu égard à l’activité grande de cette préparation pharmaceutique, on recommande au malade de la prendre en deux fois, de s'abstenir d’en ingérer la seconde moitié au cas où la première produirait des effets trop énergiques... etc.
Le 10 août, le malade nous dit que la pilule « l’a violemment travaillé, qu’il va beaucoup mieux, que la peau est redevenue sensible ». Nous constatons en effet, qu’il n’existe plus trace d’anesthésie du côté gauche; il n’y a plus de rétrécissement
du champ visuel; le goût est normal, mais il y a encore une diminution assez marquée de l'acuité auditive à gauche; le pharynx a recouvré sa sensibilité,
La paralysie motrice s’est également amendée, mais à un moindre degré, L'exploration dynamométrique donne les résultats suivants:
Main droite = 50 k.
— gauche = 15 k.
on prescrit au malade deux nouvelles pilules fulminantes.
Le 11 août, à la visite du matin, H... nous déclare qu'il n'avait pris qu'une des pilules parce que la première avait suffi à le bouleverser complètement, Nous constations en même temps que l'ouie avait repris son acuité normale et que la force musculaire s'était de nouveau accrue dans les membres paralysés.
.Main droite — 50 k.
— gauche — %k.
Le 12 août, le malade se trouve complètement guéri ; il affirme qu'il a entièrement repris ses forces.
Main droite = 51 k, — gauche — 35 k.
La sensibilité tant générale que sensorielle est partout normale,
Durant les quelques jours que le malade passa encore à l'hôpital, en attendant la disparition d’une poussée d’eczéma aigu au cuir chevelu, la guérison s’est maintenue complète et tout porte à croire qu’elle est définitive.
On remarquera que dans ce cas la paralysie très certainement n’a pas été produit par le choc électrique : elle ne s’est pas manifestée immédiatement, au moment même où la foudre est tombée, mais seulement lelendemain. Il y à eu là, ainsi qu'on l'a fait remarquer plusieurs fois dans des circonstances analogues, une sorte d'incubation, k
Une observation de même caractère que la précédente, avec cette différence toutefois que le shock nerveux a déterminé immédiatement une attaque d'hystérie suivie de mutisme, a été publiée par M. le docteur Bettencourt Rodrigues (accidentes hysteriformes determinados pela accdo d'um raio a distancia in Revista di Nevrologia Psychiatria ; 4889, n°1, t. Ier, 2série, Lisboa). L'observation est relative à un homme de 30 ans, ancien militaire,
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