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ou mieux de la poudre brûlée. Cela, remarquez-le bien, concorâe encore par tous les points avec ce qu'enseignent les auteurs compétents, c La foudre en globe dit Sestier^ répand dans Tatmosphère, près du sol et surtout dans les maisons, une odeur le plus ordinairement sulfureuse.... » Suivant M. Peltier, € Todeur sulfureuse ou nitreuse qui accompagne la foudre globulcdre, est beaucoup plus intense que celle de la foudre linéaire. Souvent aussi, la boule fulminante répand ou fait naître dans les lieux qu'elle parcourt une vapeur ou une fumée ordinairement sulfureuse, parfois tellement épaisse, qu'elle semble menacer Thomme de suffocation. Au moment où une boule de feu descendait dans une noue de plomb, le toit fut entouré d'une vap eur si semblable à de la fumée, qu'on crut le grenier en feu (l). > Suivant M. le Prof. Galli qui s'est particulièrement occupé de la foudre globulaire, l'odeur qu'elle répand est surtout celle de la poudre brûlée (2) et, c'est dans ces termes mêmes, vous le savez que^ D...cy s'est exprimé pour rendre compte des sensations olfactives qu'il dit avoir éprouvées.
Par ce qui précède, vous êtes mis en mesure de reconnaître que les descriptions données par les auteurs du singulier météore de la foudre globulaire se trouvent reproduites en quelque sorte trait pour trait dans le récit de D...ey. L'éclair, le coup de tonnerre, Tapparition du globe de feu, la fumée, l'odeur suffocante enfin, rien n'y manque. Après cela, il n'y a pas à en douter, je pense, c'est bien à l'évolution de ce phénomène de la foudre en globe, phénomène rare, peu connu des laïques, mystérieux encore pour les savants, mais dont la réalité toutefois n'est pas à discuter, que notre malade a assisté.
Une autre question <5e présente. D...cy a-t-il été réellement frappé parla foudre comme il l'affirme et comme semblent l'établir d'ailleurs diverses cir^ constances de son récit, à savoir enbe autres, la rude sensation de choc qu'il a éprouvée tout à coup dans le membre inférieur gauche, la chute, puis la perte de conscience qui ont suivi, et enfin la paralysie de ce membre constatée lors du réveil ?Tout cela à la rigueur pourrait être considéré, me direzvous, comme une conséquence fort indirecte de la fulguration, comme résultant, par exemple de Tébranlement psychique produit par la seule apparition terrifiante du météore.
En faveur de cette interprétation, on arguera peut-être de l'absence, chez notre homme, de toute marque de fulguration imprimée soit sur sa peau soit même sur ses vêtements. Mais ce ne saurait être là, tant s'en faut, un argument décisif, car Ton sait que même chez les sujets tués sur le coup par fulguration ces marques peuvent faire absolument défaut ; c'est ce qui a été constaté entre autres, par M. le professeur Tourdes (3\ sur un homme foudroyé à