Communication écrite
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foudre en général, et de la foudre globulaire en particulier (i), déterminer la sidération, sans que le sujet, devenu inconscient aussitôt que frappé, en ait pu rien entendre. Qu'il ne se soit pas agi ici, tout simplement, d*une syncope émotive, ou encore d*une attaque hystérique de même origine, cela est rendu fort vraisemblable, d*un autre côté, parce fait que notre homme s'est réveillé ayant uriné sous lui, circonstance qui semble révéler un ébranlement vraiment profond de l'organisme.
Mais, de tous les arguments à invoquer en faveur de Topinion que D...cy a été, comme il le croit, frappé physiquement, matériellement, électriquement par la foudre, lin des plus puissants, si je ne me trompe, doit être tiré delà description de la paralysie produite chez lui, autant qu'on en peut juger, au moment même où il a ressenti le choc. Ses caractères cliniques, en effet, nous le verrons dans un instant, concordent en effet sur tous les points avec ceux qu'on assigne, ajuste titre je crois, aux paralysies déterminées par la fulguration dans des circonstances où l'action physique de celle-ci n'est pas contestable. C'est un point sur lequel je vais insister dans un instant.
Auparavant, je voudrais revenir en quelques mots, parce qu'il y a là encore à signaler quelque chose d'assez typique, sur l'état mental que le malade a présenté à la suite de l'accident, à partir du moment où, reprenant ses sens, il s*est trouvé couché sur le bord de la route. Le voilà, lui brave autrefois^ devenu affolé, terrifié; il pleure, il tremble, il se lamente, il prononce au moment où il rencontre son ami des jurons, des paroles grossières ; il l'insulte. Puis ce sont des phrases sans suite, incohérentes, enfantines au premier chef. Tantôt il se dit presque mort et, un instant après, il exprime le regret de n'avoir pas pu cueillir le bouquet de bruyère blanche qu'il cherchait sur le bord de la route au moment oùla foudre a éclaté... Singulière préoccupation chez un homme qui se croit avoir un pied dans la tombe. Ceci concorde fort bien, il faut le remarquer^ avec ce que dit Sestier des troubles psychiques immédiats produits parle foudroiement. 11 est presque constant, assure-t-il, que les individus frappés par la foudre éprouvent des troubles plus ou moins profonds, plus ou moins durables dans leurs facultés intellectuelles, tels sont: Tétourdissement, la stupeur, la perte de connaissance, la perte de la mémoire, l'incohérence dans les discours, le délire quelquefois furieux (2). « Une jeune femme blessée au^bras, sort frénétiquement de sa chambre, et parcourt la
1. LVxploàion des i^lobcd fiilmin.iircs peut joler à terre des personnes qui se trouvent à une distance de 200 à 300 mètres, couime cela a eu lieu dans la soirée du 20 septembre 1875 (P' Gallit communication ëcrilc). Udns l'orage du !•' septembre 1881, à Vellelri, la foudre globulaire a éclaté sur le pavé de la ruf-, devant une maiàon où se trouvaient plusieurs personnes. Un bomini- qui était au 2* étage de la dite maison, se sentit frappé sur la nuque et fut étourdi pendant quelque temps. (P' Galli. BoUetino mensuale.) Série II, vol. 1, n» 10,p. 214 : 1881.