Oiraull, dans Sestier, loc. cit., l. II, p
droite appuyée sur un panier plein d*herbes porté par un àne qui fut tué par Texplosion électrique. » J'ai tenu adonner en entier la relation de cette observation parce qu'elle est une des plus explicites du groupe et qu'elle signale on grand nombre de faits intéressants au premier chef. Voici encore un fait du même genre rapporté par mon savant confrère le professeur de Quatrefages (1). «. Lorsque M. Roaldès eut été atteint par la foudre, les membres inférieurs et le bras droit étaient entièrement privés de sensibilité et de mouvement.Bientôt un fourmillement se manifesta, et il ne tarda pas à retrouver le pouvoir de remuer légèrement les parties naguère paralysées ; trois heures après l'accident, le malade put, en s*aidant du bras d'un de ses amis, monter sur le comble de sa maison pour y inspecter les dégâts causés par la foudre. »
Un autre caractère est que, dès le début de ces paralysies, on peut le dire, tout le mal est fait ; elles ne s'aggravent pas dans la suite, ou en d'autres termes elles n'ont aucune tendance progressive ; elles restent un moment 8ta« tionnaires ; puis on les voit s'amoindrir et disparaître.
Leur durée est dans la règle fort courte. On voit, par les 28 observation rassemblées par Sestier, que la paralysie n'a pas dépassé 24 heures dans 12 cas, c'est-à-dire dans la moitié des cas. Plusieurs fois elle a duré seulement une demi-heure., trois quarts d'heure, deux heures ; il est très exceptionnel qu'elle ait duré plus de huit jours^ et l'on doit signaler comme des cas très rares ceux dans lesquels elle a persisté deux ou trois mois.
Vous voyez qu'en somme, par les grands côtés, les paralysies par fulguration chez l'homme et celles artificiellement produites chez les animaux par l'étincelle électrique, paraissent identiques.
Il nous faut rechercher maintenant messieurs, si la paralysie ou mieux la parésie — car il s'agit là d'une forme légère — observée chez notre homme, appartient au type que nous venons de décrire. Elle s'y rapporte en réalité par son apparition immédiate, antérieure même à la perte de conscience sun'enue à la suite du choc ressenti par le malade; elle était déjà parfaitement constituée au moment du réveil qui a eu lieu seulement quelques minutes après et telle qu'elle est restée jusqu'au lendemain : elle s'y rapporte encore par la concomitance de troubles de la sensibilité. L'anesthésîe cutanée ou profonde n*a pas été, à la vérité, constatée directement, à ce moment-là ; le malade ne s*en est aperçu que le lendemain matin. Mais il n'est pas douteux que dès Torigine, le sens musculaire, pour le moins, a été aflecté, puisque suivant le récit de D...cy, sa jambe gauche, au moment où il s'est relevé pour se mettre en marche se dérobait sous lui ; il ne la sentait plus guère^ elle lui paraissait gonflée : « Je ne savais, dit-il, si oui ou non elle portait sur le sol. » Voilà qui est siiffisamment explicite ; mais il est un point, cependant, et un point capital, par lequel la paralysiede notre malade s'éloigne du tableau classique :