DE PAILLE
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par jour
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Transfor7nations progressives du fumier de ferme. — Dans le fumier récemment produit, l'azote se trouve presque tout entier à l'état de matière organique complexe, mais au bout de quelques heures, et dans retable même, une sorte de fermentation s'établit très activement dans les déjections liquides : elle a pour effet de transformer la substance azotée en ammoniaque, ou plutôt en carbonate d'ammoniaque, dont une partie se dégage dans l'air ambiant; par suite, des pertes assez notables d'ammoniaque se produisent déjà dans retable.
Quand le fumier est transporté au tas, le phénomène change de nature : une nouvelle fermentation commence, comparable en quelque manière à une véritablecombustion de la substance organique ; il se dégage de l'eau, de l'acide carbonique, en même temps que beaucoup de chaleur. L'élévation de température qui en résulte, peut être très considérable, si on n'y prend garde, surtout dans les fumiers secs, de mouton ou de cheval; un thermomètre introduit dans les tas s'y élève fréquemment jusqu'à 80**, Cet échauflfement ^y
termine la déperdition de doses très importantes d'ammoniaque. U arrosage fréquent du tas de fumier est un des meilleurs moyens de combattre ces effets fâcheux.
A cette sorte de combustion succède une nouvelle fermentation, analogue aux fermentations qui se produisent dans le sol sur la matière végétale quand Tair y fait défaut ; la substance végétale de la paille, sous l'influence de microbes spéciaux, se transforme peu à peu en une masse noirâtre assez homogène, qu'on a quelquefois nommée heui^re de fumier^ et sur laquelle se fixe, avec une certaine énergie, Tammoniaque dégagée. Il se produit en même temps de l'eau, de l'acide carbonique, et aussi, comme l'a montré M. Gayon, un carbure d'hydrogène, le gaz des marais ou grisou, éminemment inflammable. M. Gayon a pu, en un jour, au moyen de 1 mètre cube de fumier, obtenir 100 litres de ce gaz.
Le résultat de ces transformations successives est ce qu'on appelle le fumier consommé. Il est notablement plus riche en principes nutritifs que le fumier frais. Nous empruntons, à MM. Miintz et Girard, le tableau suivant qui indique comparativement la composition de fumiers frais et consommés frapportée à 1,000 kilogrammes) :
Fumier de vache frais. . .
Id. après trois mois .
Fumier de mouton frais .
Id, après six mois . . .
AZOTE
ACIDE