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Noir de fumée. — Le noir de fumée provient^de la com

Fig. 94. — Appai-eil pour la préparatioa du noir de fumée.

C. cône mobile en tôle pouvant frotter en descendant les parois de la chambre D. D chambre où se condense le noir de fumée. B corde qui sert à faire mouvoir le cône C, O capsule en fonte.

F Fourneau.

bustion incomplète de certaines matières gazeuses carbonées Refroidissez la flamme d'une bougie, en l'écrasant au moyen d'un

byCîôogle

318 X\r LEÇON. — GUAKBON ANIMAL.

corps fmid, ou bien un t rave l'anivôe di^ l'iiir sur la flamme^ vous dure^dunoir defnmcc : dans le premier cas, ÎI se déposera snr le corps Fi-oîd ; dans le second, il s'en ira dans Tair sous la forme de fuméei^ fuligineuses. Les matières qui servent à sa fabriialion sont les bois résintiux^ les substances ^a^isses et la houille. L'appareil se compose d'un foyer qui chauffe une chaudière contenant de la résine ou du goudron, etc., etc. : les fumées qui s'élèvent de cette chaudière sont enflammées et dirigées avec les produits gazeux du foyer dans une grande chambre cylindrique dont le plafond s'élève en cône ; la pointe en est ouverte et sert de cheminée. Les fumées se condensent dans eette pièce et laissent déposer du charbon extrêmement divisé, qui, en grande partie, va adhérer aux parois recouvertes de toile grossière ou de peau de mouton. Un cône mobile en tôle ôt à sonunet percé est établi concentriquement au plafond ; et comme sa base a presque le même diamètre que la chambre, on conçoit qu'en le faisant monter et descendre à l'aide des cordes, il racle les parois et fasse tomber le noir de fumée qui y adhère (fig. 94).

Le noir de fumée commercial n'est pas du charbon pur : c'est à peine s'il en contient les ~ de son poids, le reste est formé de matières résineuses, bitumineuses et salines. On l'épure en le calcinant dans des cylindres en tôle empilés dans un four; on le lave ensuite avec de l'acide chlorhydrique étendu, et enfin avec de l'eau pure. Il est employé principalement comme matière colorante de l'encre de Chine, de l'encre d'imprimerie et des crayons noirs.

233. Charbon animal. — Ce que l'on appelle charbon animal est un mélange intime de charbon très-divisé et de sels terreux : il provient des os calcinés en vase clos. On le prépare en chauffant des rangées de pots en argile remplis d'os et fermés par un couvercle. L'on porte la température jusqu'au rouge, et on la soutient, pendant six à huit heures, avec peu de combustible, car les gaz qui s'échappent de chaque vase s'enflamment et continuent à entretenir la température élevée du four, si bien que la carbonisation des os s'achève, pour ainsi dire toute seule. Ce charbon n'est pas un combustible; d'ailleurs, il renferme à peine un neuvième de véritable charbon ; le reste n'est que du phosphate et du carbonate de chaux. Nous le rappelons dans ce moment, car bientôt nous verrons qu'il a des propriétés communes avec tous les charbons. Du reste, il figure ici comme

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appendice. Quant à son utilité industrielle, nous en parlerons ailleurs.

234. Principales propriétés du groupe des charbons cristallisés. — Maintenant que nous avons passé en revue chaque espèce de charbon constituant les deux groupes, voyons d'abord les propriétés caractéristiques de chaque groupe avant de passer à l'histoire chimique du carbone, abstraction faite de sa provenance.

Les propriétés saillantes du premier groupe sont; la forme régulière, la forte densité et la difficile combustion, qui en est une conséquence. Le diamant, le graphite, la plombagine et le charbon métallique (des cornues à gaz) ne pourront jamais servir de combustible, et la difficulté à brûler augmentera avec la d'ensité : en effet, de tous ces corps, le diamant est celui qui exige une température plus élevée pour se combiner avec Toxygène, mais aussi sa densité est la plus forte : tandis que celle du diamant est de 3,50, celle du graphite est ?,20. En revanche, toutes les espèces de ce groupe, le diamant excepté, conduisent bien la chaleur et Télectncité.

235. Principales propriétés du groupe des charbons amorphes. — Ce qui caractérise le deuxième groupe, c'est que toutes les espèces qui en font partie sont amorphes, et, au degré près, facilement combustibles; la densité de chacune d'elles est inférieure aux densités du groupe précédent : celle du coke, le plus compacte des charbons amorphes, ne dépasse pas 2,00. La conductibilité pour la chaleur et pour l'électricité doit être faible chez les espèces de ce groupe et variera avec les densités, de sorte que les deux propriétés sont pour ainsi dire solidaires: ainsi, le môme charbon léger qui sera plus mauvais conducteur qu'un certain charbon dur, lui deviendra incomparablement supérieur après avoir été fortement et longuement calciné. On sait, par exemple, que la braise de boulanger conduit bien le fluide électrique ; cependant elle provient de bois dont le charboij ordinaire n'a pas ce caractère. On voit donc que la densité et la conductibilité, ajoutons môme la combustibilité du charbon, sont dans une dépendance mutuelle : plus un charbon sera dense, plus il sera meilleur conducteur et moins bon combustible; il est moins bon combustible non pas parce qu'il produit une somme de chaleur moindre, mais parce qu'il la produit en un laps de temps plus long. Le charbon qui brûle rapidement produit tout son effet calorifique dans un espace de temps plus court que celui qui

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brûle lentement ; mais deux quantités égales à densités différentes dégageront en définitive la môme somme de chaleur, si la combustion est complète. Le charbon trop compacte, et par cela même mauvais combustible dans des circonstances ordinaires, peut devenir excellent dans des circonstances extraordinaires de tirage et d'afflux d'air. Personne n'ignore qu'un brasier alimenté au coke rayonne plus de chaleur que s'il était alimenté au charbon : dans ce cas, la cause de la différence est complexe. D'abord, sous le môme volume il y a plus de principe combustible dans le coke que dans le charbon de bois; en outre, la combustion du premier, lorsqu'elle a lieu, est presque complète, et celle du second ne l'est pas, du moins en grande partie; en d'autres termes, le charbon, en brûlant, donne beaucoup d'oxyde de carbone ; le coke en donne très-peu : ôr, le rapport de caloricitë entre deux quantités égales de charbon qui s'oxydent, l'une pour devenir oxyde de carbone, l'autre acide carbonique, est :: i : 5,17, 236. Faculté d^absorption des charbons amorphes. — Une propriété spéciale au groupe des charbons amorphes et qui tient en grande partie à la porosité, c'est celle de Vabsm^tion, Elle se manifeste par deux phénomènes qui se passent à chaque instant sous nos yeux, la décoloration et la désinfection. Cela rappelle le chlore ; mais celui-ci décolore et désinfecte parce qu'il dénature les principes colorants ou fétides, tandis que le charbon les absorbe et les condense ; aussi la faculté d'absorption se rattache-t-elle à la porosité : le coke, qui est le moins poreux, et le charbon animal qui l'est au suprême degré, représentent les extrêmes de la série ci-dessous construite selon le développement de cette faculté.

Charbon animal d'os,

Charbon de bois,

Braise,

Noir de fumée calciné,

Coke.

Commençons par constater d'une manière générale la faculté de condensation ou d'absorption, avant de parler particulièrement de ses conséquences. Ayons trois volumes égaux (200*^ par exemple) de gaz ammoniac, de gaz sulfhydrique et d'azote, contenus chacun dans des éprouvettes renvei*sées sur le mer-' cure : introduisons dans chacune de ces éprouvettes un morceau de charbon incandescent qu'on étouffera dans le mercure avant

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