XIX® LEÇON. — CHLORURE DE SILICIUM
mais comme aucun gaz ne se dégage, nécessairement les deux molécules d'hydrogène de l'eau se combineront avec le chlore qui était uni au silicium; mais puisqu'on ne connaît aucune
Fig. 116. — Appareil pour la préparation du chlorure de silicium. A ballon où se dégage le chlore.
B flacon laveur.
C éprouvette remplie de chlorure de calcium spongieux destiné à sécher le chlore . d tube en verre engagé dans le tube en porcelaine e.
e tube en porcelaine destiné à amener au fond de la cornue G le courant de chlore. f tubulure par où pénètre le tube en porcelaine e. H fourneau destiné à chauffer au rouge la cornue G. i tube réfrigérant de Liebig.
r robinet fournissant de l'eau froide.
K vase destiné à recevoir l'eau qui sort du tube réfrigérant de Liebig. M tube en U à extrémité effilée, ayant à sa courbure une tige soudée ouverte t, N cloche tubulée renversée remplie de mélange réfrigérant et donnant passage par sa
tubulure à la tige ouverte t.
S flacon bien sec où se réunit le chlorure de silicium qui arrive par la tige du tube
en U.
Z support de la cloche tabulée.
Y ^ase contenant un mélange réfrigéraut.
combinaison du chlore et de l'hydrogène autre que l'acide chlorhydrique, qui est formé de volumes égaux des deux gaz, l^on
400 XIX* LEÇON. — IlÉSUMÉ DE lA XIX* LEÇON,
doit conclure que le chlorure de siUctura reaferme deux molécules de chlore. On aura donc
SiCP + 2H0 = 2HC1 + SiO»
Chlorure de silicium. Eau. Ac. chlorhydrique. Ac. silicique.
Le chlorure de silicium ^e décompose, sous Tinfluence de la chaleur, en présence des bases terreuses, leur enlève l'oxygène, et il passe, ainsi qu'il le fait avec l'eau, à l'état d'acide silicique.
Nous venons de terminer l'histoire des métalloïdes. Parmi ces corps nous en avons trouvé de gazeux, de liquides et de solides. Dans leur état normal ils sont tous, en général, mauvais conducteurs de la chaleur et de Télectricité. Parmi leurs combinaisons oxygénées, il en est d'acides, de neutres, jamais de basiques, ^ Presque tous les métalloïdes se combinent avec l'hydrogène, et plusieurs d'entre eux en proportions variées. Les métaux^ a a contraire, ne sont jamais gazeux; ils sont, d'ordinaire, bons conducteurs de l'électricité et de la chaleur, leurs compoïîL's oxygénés sont basiques ou acides ; il y en a un petit nombre d'inertes; enfin peu de métaux se combinent avec l'hydrogène et jamais en proportions multiples. Ces différences peuvent* elles servir à tracer une ligne de démarcation entre les métalloïdes et les métaux ? Ce que nous verrons par la suite nous prouvera que cette démarcation n'existe pas d'une manièrti absolue. Si nous l'admettons, c'est pour faciliter l'enseignemenlj non pour répondre à une indication de la nature.]
Rl^SUMÉ.
267-268. Le bore cristallisé est aussi réfringent et aussi dur que le diamant ; sa forme est l'octaèdre tétragonal. Le chalumeau à gai oxyhydrogène ne le fond pas. Il n'est attaqué vivement à chaud que par le chlore, la soude et le bisulfate de potasse. On le prépare en fondant dans un creuset de charbon, de Taluminium et de Taclde borique .
269-270. Le bore amorphe se forme en même temps que le bore cristallisé ou lorsqu'on fond de l'acide borique et du sodium. Quand on allume du papier auquel adhère du bore amorphe, celui-ci brûle avec un grand éclat.
271-272. L'acide borique est un produit naturel qu'on tire en masse des lagoni de Toscane : il est un acide faible polyatomique, subit la fu-