XXVI* LEÇON. — SELS SOLUBLES ET SELS INSOL
de sorte que l'on aura un mélange formé d'après les proportions suivantes :
I d'équivalcut de sulfate de baryte.
A — de carbunate de baryte.
I — de carbonate de soude.
A — de sulfate de soude.
En répétant l'expérience n° I et en se servant de chromate de baryte au lieu de sulfate, on décomposera à peu près le quart du mélange. On aura alors :
^ d'équivalent de carbonate de baryte.
J — de chromate de baryte.
^- ' — de chromate de soude.
~ — de carbonate de soude.
Enfin, si au lieu de faire agir le carbonate de soude sur le sulfate de baryte, dans la proportion d'un équivalent de chacun, on fait agir 5 équivalents du premier suri du second, on obtiendra une décomposition presque complète : ainsi
J 5 éciuivalents de carbonate de soude. . » j | ^"^2"'' de carbonate d^ba^e. h - de sulfate de baryte. .. . | j 4 ^ ^e carbonate de soude.
En comparant les résultats des expériences n°» I et '2, on voit que les coefficients ne se complètent pas. On peut donc admettre que l'insolubilité joue un rôle dans la mesure des échanges. Par la comparaison des résultats représentés par les n°» I et 3, on voit que le coefficient de décomposition (7) du dernier est plus élevé que celui du premier {\), et comme l'acide chromique est chimiquement plus faible que l'acide sulfurique, on peut conclure que l'affinité qui lie les principes constituants des sels en présence, contribue à augmenter ou à ralentir la décomposition; finalement, les résultats de l'expérience n" 4 semblent prouver que les masses concourent à tracer les limites que les doubles décompositions ne peuvent pas franchir, car avec 5 parties de carbonate de soude on a obtenu un résultat cinq fois plus fort qu'avec une seule partie. (Malaguti.)
il paraît donc que la décomposition des sels insolubles parles sels solubles a lieu sous la triple influence des affinités, des masses et de la cohésion.