ITI* LEÇON, — CHALUMEAU
là pour l'attester. Ces appareils ne font que condenser Toiygène, niBÎs de roïyg^ne môle à une grande quantité d'un autre gaz. qui, loin de la favoriser, contrarie la combustion. Cependant, Dxalgré cet obstacle, au moyen d'un soufflet de forge, qui n'e&l qu'une machine soufflante, on ramollit le fer de telle sorte qu*îl devient souple au marteau,, ce qui prouve la puissance calonfique de Toxygène condensé ; dans les laboniloire?, on se sert d'une mjicliine soufflante d'une tnVs-petite dimensiou que 1 on appelle chalumeau. Ce n'est qu'un tube elïîlc; quand on y souffle, on y condense l'air, car l'ouverture par où ïair sort est beaucoup plus petite que celle par où îi entre. Or, si avec cet appareil ou souffle horizontalement i^UY la flamme d'une lampe à esprit-devin, on forme un jet que Ton appelle dard : l'extr^îmité de ce jetj quoique très- chaude sans doute, ne Test pas a?sez pour fondre le bout d'un fil de platine ayant un demi-mi Uimetrc d't^paisseur ; maïs SI, au lieu de souffler avec sa bouche, on soufïle aver une vessie pleine d'oxygène, te fil de platine fondra facilement^ et un globule de ce métal se formera à son extrémité. A la \essie i^mplie d'oïygène {/îy. 13] est appliqué un tube métallique à ou-
fig, 13. — CKalumeftu à vessie.
Fig, 13 bi$. — Ctialumcau do &cn<!IJus.
verture capillaire. Si Ton ouvre le robinet r et qu'en même temps on comprinie la vessie, on force Toxygène à sortir par l'extrémité i du tube. En dirigeant ce courant sur la flamme a d'une lampe k esprit-de-vin^ on produit un dard qui frappe le bout du fil de platine et le fait fondre. On donne au chalumcaUj pour en rendre l'usage pluis commodOj la forme représentée par la figure i;i his, t/appareil se compose de quatre pièces ; le tube it dont rextrcmité est destinée à Otre placée danslaboucbe ; la chambre cqui arrête une partie de l'humidité que la bouche introduit avec l'air; Tajutage a, que l'on appelle port?- vent ^ et le
m* LEÇON. — GAZOMETRE PORTATIF.
bout b, qui est percé d'un trou dont le diamètre varie suivant l'effet que Ton veut produire.
Cet instrument, dont l'usage général chez le s chimistes prouve l'utilité, rend de grands services à ceux qui n*out pas de laboratoire. Avec \me lampe, avec quelques réactifs peu coûteux et un chalumeau, on peut faire une multitude d'essais et reconnaître la nature de tous les minéraux.
On ne saurait donc trop recommander cet instrument, et en même temps l'ouvrage qui apprend à le manier. {De l'emploi dû chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiques, par M. Berzelius.)
L'oxygène étant très-employé dans les laboratoires pour opérer des combustions, on a construit un appareil connu sous le nom de gazomètre portatif, ou gazomètre de Mitscherlich, dans lequel on peut conserver indéfiniment l'oxygène aussi bien que tout autre gaz peu soluble. Cet instrument est représenté par la figure 14.
Quand on veut charger le gazomètre, on bouche l'ouverture G
Fig. 14. — Gazomètre portatif de Mitscherlich.
A vase cylindrique ou réservoir du gaz.
B cuvette ou laboratoire du (iazomctre soutenue par quatre supports.
C tube à robinet mettant en communication le laboratoire avec la partie supérieure
du réservoir.
D tube à robinet mettant en communication le laboratoire avec la partie inférieure
du réservoir.
E tube indicateur pour connaître le niveau du gaz. F tubulure à robinet.
G ouverture d'écoulement pour l'eau et d'introduction pour le gaz.