CLASSIFICATION DES MÉTAUX
En les comparant entre eux, on en découvre quelques-uns qui se rapprochent par la structure atomique de leurs combinaisons, et qu'on est autorisé, en conséquence, à réunir en un seul groupe. On arrive ainsi à partager les métaux en familles analogues à celles que JI. Dumas a établies le premier pour les métalloïdes, et l'on voit que la composition générale des composés métalliques fournit les éléments d'une classification naturelle des métaux. Pourtant, si le principe est excellent, son application soulève des difficultés que la science n'a pas résolues complètement. En conséquence, nous nous bornerons à quelques indications très-sommaires sur ce sujet. Il est un certain nombre de métaux qui sont incapables de fixer plus d'un atome de chlore, de brome, d'iode. Les composés ainsi formés répondent donc, dans leur constitution atomique, aux acides chlorhydrique, bromhydrique, iodhydrique. Si l'on compare le chlorure de potassium ou le chlorure d'argent à l'acide chlorhydrique, on voit qu'un atome de potassium ou un atome d'argent y occupe, pour ainsi dire, la place que l'atome d'hydrogène occupe dans l'acide clilorhydrique. L>»s atomes du potassium et de l'argent équivalent donc à ceux del .ydrogène, quant à leur puissance de combinaison. Les autres métaux alcalins, tels que le sodium, le lithium, sont dans le même cas, et font partie du même groupe. Leurs chlorures, bromures, iodures, qu'on a réunis dans le tableau suivant, possèdent une composition analogue.
MÉTAUX MOXOATOMIQDES.
CHLOI',L-RE$ HOKOATOJIIQUES.
BROMDKES HONOATOIIIQCEâ.
I0DCRE3 lIOMDATOmQCES.
Potassium K
Sodium Na
Lithium Li
Argent Aj;
cm
BrH
CIK Ci.Na ClÂg
BrK BrNa BrLi Br.\g
ik