BIBORATE DE SODIUM OU BORAX
Bo*0'Na*
Ce sel correspond à un hydrate d'acide borique 2Bo*0' + H*0 = Bo*0^11*. Il résulte de la réaction d'une molécule d'oxyde de sodium sur deux molécules d'anhydride borique.
2(Bo*05) + Na»0 = Bo^O'Na».
Il cristallise avec 10 ou avec 5 molécules d'eau.
On retirait autrefois le borax de quelques contrées de l'Asie, où il existe en dissolution dans l'eau de certains lacs. Par l'évaporation de ces eaux on obtenait un produit connu sous le nom de titikal. C'est le borax naturel : il cristallise en prismes clinorhombiques. On obtient, dans les arts, le même sel en saturant l'acide borique de Toscane par le carbonate de sodium, et en faisant cristalliser la solution au-dessous de 50°, Si la solution bouillante est Irès-ooncentrée, elle laisse déposer des cristaux entre 79° et 56°. Ceux-ci sont des octaèdres et ne renferment que 5 molécules d'eau de cristallisation. On connaît donc deux variétés de borax, le prismatique et l'octacdrique ; elles diffèrent par la proportion d'eau de cristallisation.
Lorsqu'on chauffe le borax, il fond dans son eau, se boursoufle, se dessèche et subit ensuite la fusion ignée. Le borax fondu dissout un grand nombre d'oxydes et forme, par le refroidissement, des verres diversement colorés. Il se dissout dans 12 parties d'eau froide et dans 2 parties d'eau bouillante. La solution possède une légère réaction alcaline.
Caractères des sels sodiqnes. — Ils ne précipitent ni par
LITIIILII. .)'i5
l'hydrogène sulfuré, ni par le sulfure d'ammonium, ni par le carbonate sodique, ni par le chlorure de platine. L'acide hydrofluosilicique y forme un précipité blanc. Une solution dantimoniate de potassium y occasionne un dépôt blanc cristaUin d'antimoniate sodique. (Fremy.)
Les sels sodiques colorent les flammes en jaune.
Expériences. 1° Dans une soucoupe je verse de l'alcool et j'y mets le feu. Il brûle avec une flamme pâle teintée de bleu. J'introduis maintenant dans l'alcool une petite quantité de soude caustique ou de chlorure de sodium ou d'un autre composé sodique : à l'instant la flamme se colore en jaune.
2° Je dirige le courant d'un petit chalumeau dans la flamme d'une bougie, je forme ainsi un dard horizontal pointu, peu éclairant, dans lequel je vais plonger un 111 de platine dont le bout recourbé est imprégné d'une trace de chlorure sodique. A l'instant, l'extrémité de la flamme s'éclaire et se colore en jaune.
Ce caractère est d'une grande sensibilité.
LITHIUM y = 7
Un chimiste suédois, Arfvedson, découvrit en 1817, un alcah nouveau, la lithine qui est l'hydrate de lithium LiHO, analogue à l'hydrate de potassium KHO. A cet hydrate correspond un oxyde Li*0 et un chlorure LiCl. En décomposant le chlorure de lithium fondu par le courant de la pile, M. Bunsen a obtenu le premier le lithium. Ce métal est d'un blanc d'argent, mais sa surface se ternit rapidement lorsqu'il est exposé à l'air. C'est le plus léger de tous les corps solides. Sa densité est comprise entre 0,578 et 0,589. Il fond à 180°. Il est moins oxydable que le sodium et surtout que le potassium. Chauffé dans l'air ou dans l'oxygène au-dessus de son point de fusion, il s'enflamme et brûle avec une flamme blanche éclatante. Projeté à la surface de l'eau, il la décompose à la température ordinaire, mais sans fondre, comme le sodium.
Les sels de lithium sont solubles dans l'eau ; toutefois le carbonate et le phosphate sont peu solubles. On connaît aussi un phosphate double de sodium et de lithium, peu soluble. Les sels de lithium colorent la flamme de l'alcool en rouge.
On retire généralement les composés du lithium d'un silicate na turel qu'on désigne sous le nom de lépidolite.
CÉSJUM, RUBIDIUM