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SULFATE DOUBl E D'ALUMINIUM ET DE POTASSIUM OU ALUN. (SO*)»Al«,SO*K* -h 24ll»0

Expérience. Qu'on verse dans une solution concentrée de sulfate de potassium, une solution concentrée de sulfate d'aluminium ; en

SO^Il*

SO

80*11'' + Al^O' = 511*0

+ so*

so*r-

so*

SULFATE DOUBLE D'ALUMINIUM ET DE POTASSllM. 341

agitant le liquide avec une baguette, on voit se former aussitôt un dépôt crist;illiu qui est de l'alun, combinaison des deux sulfates.

Ce sel est peu soluble dans l'eau froide, mais il se dissout abondamment dans l'eau bouiihnile qui le laisse déposer par le refroidissement en octaèdres volumineux et transparents. Chauffés, ces cristaux fondent dans leur eau de cristallisation (24 molécules). Eu la perdant, la masse fondue se boursoulle beaucoup. On peut obtenir l'alun cristallisé en cubes. C'est sous cette forme qu'on le prépare dans le voisinage de Civita-Vecchia en exploitant un minéral qui renferme les éléments de l'alun, avec un grand excès d*;dumine, et qui est connu sous le nom d'alunile. Cet alun cubique porte le nom d'alun de Rome.

On peut l'obtenir, dans les laboratoires, en ajoutant à une solution chaude d'alun ordinaire une petite quantité de carbonate de potasse, de manière que le précipité, d'abord formé, se dissolve de nouveau par l'ngitation. En se refroidissant la liqueur laisse déposer des cristaux cubiques ordinairement opaques. Ceux-ci se forment sous l'influence d'une très-petite quantité-de sulfate basique (sulfate d'aluminium combiné avec un excès d'alumine) que la hqueur renferme, et qui passe peut-être dans les cristaux. A cette légère différence près, l'alun octaédrique et l'alun cubique possèdent la même composition. Celle-ci est exprimée par la formule.

(S0*)3A1«,S0*K- + Ull^-0

On obtient un alun ammoniacal en ajoutant du sulfate d'ammonium à une solution de sulfate d'aluminium. Cet alun possède une constitution analogue à celle de l'alun ordin;.ire, et est isomorpiie avec lui. Il renferme :

(S0*)5AI* -H SO*(Azll*)* H- 24H-0

Fortement calciné, il laisse un résidu d'alumine pure.

On connaît d'autres aluns, dans lesquels les sesquioxydes de fer, de manganèse, de chrome, jouent le rôle de l'alumine dans la formation d'aluns jiiomo/7;/ies. (Mitscherlich.) En réagissant sur l'acide sulfurique, ces sesquioxydes forment des sulfates analogues . u sulfate d'aluminium et dont la composition est exprimée par la formule R*05,5SU^

= (S0*)^R*. Ils forment avec les sulfates S0*M* des aluns qui crisuiiiisent tous en octaèdres réguliers et qui peuvent se mêler dans

uu seul et même crislal sans que la forme de celui-ci soit altérèfpar l'effet d'un tel mélange.

Voici la nomenclature et la composition de quelques-uns de ces importants composés :

Alun de manganèse. (SO*)'Mn*,SO*K'' 4- 2411-0

Alun de 1er (SO*)'Fe-,SO»K^ -t- 2iH=0

Alun de chrome. . . (SO*)»Cr',SO*K* -+- illI'O

On voit que tous ces sulfates doubles possèdent une composition atomique semblable à celle de l'alun ordinaire.

Les composés aluminiques sont très-répandus dans la nature. Le feldspath orlliose est un silicate double d'aluminium et de potassium. Ce dernier métal est remplacé par le sodium dans l'albite, par le calcium dans la labradorite.

11 existe un grand nombre d'autres minéraux qui renferment du silicate d'aluminium combiné à des silicates alcalins ou terreux. Tels sont le grenat, ridocrase,le mica, etc. Les zéolilhes sont des silicates d'aluminium renfermant de l'eau de cristallisation.

L'argile est un silicate d'aluminium hydraté. Elle résulte de la désagrégation du feldspath par l'action de l'eau et de l'air, le silicate alcalin étant dissous et éliminé peu à peu. L'argile la plus pure se nomme kaolin ou terre à porcelaine. Dans le kaolin, l'acide silicique, l'alumine et l'eau sont combinés dans les proportions indiquées par la formule 2SiU^A12U3,21I-^0.

Parmi les argiles, on dislingue les argiles plastiques, qui forment avec l'eau une pâte liante et qui acquièrent par la cuisson une grande dureté, sans fondre : elles servent à la fabrication des poteries, des briques réfractaires, des creusets. Les terres à foulon sont des argiles qui forment avec l'eau une pâte peu liante et qu'on emploie pour le dégraissage et le foulage des draps.

Les marnes sont des mélanges intimes d'argile et de craie, employés en agriculture.

Potc-ric». — L'argile est la base de toutes les poteries. On y ajoute généralement une matière étrangère, telle que le sable, le feldspath, le quartz pulvérisé, etc., qui diminue à la fois la plasticité de l'argile et le retrait qu'elle éprouve par la cuisson. On divise les poteries en poteries demi-vilriliées, telles que les porcelaines et

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