‹ Leçons élémentaires de chimie moderneChapitre 8 sur 386 · PAU LES POIDS · texte numérisé non relu

PAU LES POIDS

ATOUIQL'ES.

ClIALtl'Il

ATOmuL'R.

S.GT)

Le carbone, le silicium, le bore faisaient exception à la loi de Dulong et l'etit. Leurs chaleurs spécifiques avaient été déterminées à des températures relativement basses et les produits des nombres obtenus par les poids atomiques étaient très-inférieurs à 6,4. Ces exceptions viennent de disparaître. 11 résulte, en effet, des e.xpériences de M. Weber que la chaleur spécifique du carbone, du silicium et du bore croit avec la température et que pour les deux premiers éléments elle atteint une limite où elle demeure sensiblement constante. Les nombres indiqués dans le tableau précédent, pour

les chaleurs spécifiques des trois éléments dont il s'agit sont ceux de M. Weber, et l'on voit qu'en les multipliant par les poids atomiques respectifs on obtient pour les chaleurs atomiques du carbone, du silicium et du bore des valeurs qui se rapprochent de la moyenne G, 4.

On remarquera d'ailleurs entre les nombres qui expriment les chaleurs atomiques des divers éléments solides des écarts assez sensibles et qui démontrent que la loi de Dulong et Petit, si vraie dans son ensemble et si saisissante dans son énoncé, est sujette à de certaines perturbations qui lui donnent le caractère d'une loi approchée. U en est ainsi, du reste, d'autres lois physiques comme celle de Mariotte par exemple.

ISOMOUPHISME.

En traitant de la théorie atomique et de la fixation des poids relatifs des dernières particules des corps nous ne pouvons passer sous silence une découverte qui a exercé une grande influence sur le développement de cette théorie. Elle est due à E. Mitscherlich, qui a fait connaître en 1819 la loi de l'isomorphisme. Cette loi a été énoncée en ces termes : il existe une relation entre la composition atomique des corps composés appartenant au même groupe et leur forme cristalline, de telle sorte « que le même nombre d'atomes combinés de la même manière engendre la même forme cristalline, celle-ci étant indépendante de la nature chimique des atomes et uniquement déterminée par leur nombre et par leur arrangement. » Ce simple énoncé montre l'importance de la proposition dont il s'agit, au point de la conception de Dalton, c'est-à-dire de la structure atomique des corps. Nous aurons à y revenir en exposant les considérations générales relatives aux sels. Bornonsnous à faire remarquer ici qu'elle a été d'un grand secours pour- la fixation de certains poids atomiques. En effet, les considérations d'ordre chimique peuvent laisser dans l'incertitude sur tel ou tel nombre pour le poids atomique d'un élément donné. Le choix entre ces nombres est alors déterminé par les considérations suivantes : il convient d'attribuer au poids atomique une valeur telle j qu'on puisse représenter par des formules atomiques semblables les combinaisons isomorphes formées par cet élément et par tel autre qui lui est analogue.

Principe de la nomenclature française. — Nomenclature des composés oxygènes — Anhydrides ou acides anhydres, oxydes. — Acides hydratés et hydrates métalliques. — Sels. — Nomenclature des composés non oxygénés.

Co.NsiDÉRATio.NS gé.néiules. — On coiinaît aujourd'hui 63 substances dont on n'a pu retirer qu'une seule espèce de matière et qu'on considère, en conséquence, comme des corps simples (p. Â). En se combinant entre eux ils forment une multitude innombrable de corps composés, renfermant deux ou un plus grand nombre d'éléments. Pour distinguer tous ces corps les uns des autres, il est nécessaire de donner un nom à chacun d'eux, car chacun constitue une espèce distincte.

Quant aux corps simples, leurs noms sont choisis au hasard et rappellent, dans certains cas, quelque propriété saillante de la substance qu'ils désignent. Il en était de même, autrefois, pour les corps composés : aucune règle précise ne servait de base à leur nomenclature. De là une complication dans les mots qui embarrassait l'exposition des idées, et souvent, pour une seule et même substance, une synonymie dont le moindre mconvénient était de fatiguer inutilement la mémoire. Aussi les chimistes ont-ils senti la nécessilé de créer une nomenclature régulière, applicable aux corps composés, et propre à rappeler leur composition. Tel est le principe de la nomenclature française, œuvre de Guy ton de Morveau, qui fut secondé par Lavoisier, BerthoUet et Fourcroy. Cette nomenclature, à laquelle les progrès de la science ont apporté de légères modifications, est encore en usage aujourd'hui.

Indépendamment de ce lang;ige, dont nous allons exposer les ré • -les, les chimistes ont adopté une notation écrite qui exprime, sous 'ine forme concise, la composition atomique des corps. Le nom de cliaque corps simple est exprimé par un symbole qui en représente l'atome. Ce symbole est une lettre, l'initiale du nom du corps simple. Ainsi H représente 1 atome d'hydrogène pesant i, 0 représente 1 atome d'o.xygène pesant 16. En combinant ces symboles entre eux, il est facile de représenter d'une manière précise la composition atomique des corps composés. De cette combinaison résultent les formules chimiques. Berzelius en a introduit l'usage dans la science.

Kous donnons, dans le tableau suivant, les noms des corps simples

LECOiNS DE CHIMIE MODERNE.

Aujourd'hui connus. Nous y joignons leurs poids alomiques, cl les symboles ou signes abrégés par lesquels on est convenu de représenter les atomes des corps simples.

NdMS

POIDS

NOMS

roiris

SYHBOLES

ATOMl-

STMROLE-

ATOMI-

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