‹ Leçons élémentaires de numismatique romaineChapitre 44 sur 70 · LIBERAL. AVG. VII. P. M. TR. P. XV. IMP. VIII · texte numérisé non relu

LIBERAL. AVG. VII. P. M. TR. P. XV. IMP. VIII

COS. VI. se. ( La Libéralité , debout, tenant une corne d'abondance et une tessère).

M. COMM. ANT. P. FELIX. AVG. BRIT. P. P. ( Sa

tête laurée ).

COL. L. AN. COM. p. M. TR. P. XV. IMP. VIII. COS.

VI. se. (L'empereur, voilé, conduit une charrue , tirée par un taureau et une vache).

'l. ^l. avrel. comm. AVG. P. FEL. (Sa têtere-i p T) I couverte d'une peau de lion ). /

iHERcvL. roman, avgv. SG. ( Massuc dans unc couronne de lauriers ).

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REMARQUES

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N. B. Nous avons déjà observé que , passé le règne de Marc-Aurèle , le mot «.ongiarivm ne se retrouvait plus ; et efifectivement , rappelant l'ancienne simplicité des distributions de denrées , il n'était plus en rapport avec la magnilicence que les empereurs mirent ensuite à faire profusion d'objets précieux par voie de loteries , auxquelles des eesseres servaient comme de billets.

La démence de Commode augmentant de jour eu jour, il imagina de cbanger le nom de la ville de rome elle-même, et de la faire appeler coi.onia. uicia. Â.ytoniniana coyiModiana. Le revers de notre 7 s médaille représente effectivement, à l'imitation des monnaies des colonies, le cérémonial avec lequel elles étaient fondées. L'enceinte en était tracée par une charrue conduite par un prêtre voUé, et attelée d'un taureau et d'une vache.

Enfin , à l'occasion des preuves de la force athlétique qu'il avait donnée, en abattant dans le cirque divers animaux féroces, U se compara à Hercule, en prit le nom, en porta l'acoutrement dans toutes les cérémoiùes , et jusque sur les monnmens publics. Notre médaille en fournit au besoin une nouvelle preuve.

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lARETt.

CRISmiSE {Brutia-Cnsjyma),{'û\e j»; irun sénateur d'un rare mérite, épouse Cof?}- Diode l'an x'jn de notre ère; se livre à tous les désordres ; exilée à Gaprée , ensuite mise à mort par ordre de son mari, vers l'an i83, en même temps que Lucill&^ sa belle-soêur.

^ p fCRISPINÂ. AVGVSTA. (Sa tête).

(coNCORDiA. se. ( La Concorde assise ).

CRISPINA. AVGVSTA. (Sa tête).

L^TiTiA. se. ( Femme debout , tenant un v G

gouvernail). I

/CRISPINA. AVG. IMP. COMMODI. AVG. (Sa tête).

jsALvs. se. (Hygie, assise, tient une patèrei qu'elle tend à un serpent qui s'élève de r dessus un autel).

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Ces types banaux , et si souvent reproduits , ne méritant aucune observation parficnlière , ne doivent pas nous arrêter.

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DEGRE

de

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PERÏINAX [PubUus-HeMus Pertinax^^ est proclamé empereur par les prétoiiens, à la sollicitation des meurtriers de Commode, et confirmé auguste par le sénat, le i^*^ janvier de l'an 193. Voulant mettre un terme à la licence des soldats, il est massacré le 28 mars de la même année.

IMP. CES. p. HELV. PERTiN. AVG. (Sa tête laurée).

M.B.< LIBERAL. AVG.TR. P. COS. II. SC, (La Libéralité, /KRK debout , tenant une corne d'abondance et une tessère).

IMP. CyES. P. HELV. PERTINAX. AVG. (Sa têtC

, laurée). .

v-r.-L». \opi. DIVIN. TR. P. cos. II. bC-. ( 1< cmmc assise tenant des épis ).

/IMP. CES. p. HELV. PERTINAX. AVG. ( Sa tête ^

l laurée).

Ç r> I PROviDENTi^. DEORVM. COS. II. SC. ( Femme l RRR

j debout, élevant les bras vers un globe] ^ 1 ou astre qui paraît en l'air ).

TITIANE ( Flavia-Titiana ), épbuse de Pertinax , nommée Auguste par le sénat; survit à son mari.

REMARQUES

Pour consoler les soldats et le bas peuple de la perte de Commode qni était si prodigue pour eux , Pertinax fut aussi forcé de recouiii' aux largesses, et un historien ( J. Capitolînus) raconte qu'il fit distribuer cent deniers au peuple, et six mille sesterces aux prétoriens (par tête), quoiqu'il en eût promis douze mille. Cette libéralité fait le sujet de notre ir*^ médaille. ,..^ /ir- , !

Ile revers de la 2e peut s'interpréter de deux manières. Ors peut se prendre pour la déesse , épouse de Saturue , qui avait un temple à Rome , ou pour l'Abondance de toutes choses utiles eu géuéral : l'Abondance, ici personnifiée, tenaut à la main des épis, présent vraiment divin de la nature, ferait allusion aux soins que se donna Pertinaa: pour la subsistance et l'avantage de ses sujets.

Quant à la 3e médaille, son revers est l'un des plus fréqueus que l'on puisse rencontrer dans la suite des impériales.

Malgré leurs vices et leurs superstitions , les Romains ne cessaient de croire à la constante intervention des dieux dans les affaires humaines. Tous leurs monumens en font foi.

Pertinax n'avait consenti qu'avec peine aux honneurs accordés à une époi^e livrée à la débauche : il s'opposa sans doute qu'on lui acordât celui de figurer sur la monnaie romaine , et effectivement à peine trouve-t-on quelques médailles grecques qui nous offrent son nom et son effigie

i66 DIDIVS-JVLIANVS (M.-Didius- ^^f^^^

v- de

Sei^erus-Julianus)^ proclamé empereur, le "*""'' jour même de la mort de Pertinax , par les soldats prétoriens , qui forcent le sénat d'acquiescer à ce choix méprisable; est mis à mort le 2 juin de la même année ipS, à l'approche de Septime-Sêvere.

IMP. C^S. M. DID. SEVER. IVLIAN. AVÇ. (Sa têtÇ

G.B.) laurée). ^

coNCORD. MiLiT. SC. ( Femme dcbout , entre ( deux enseignes militaires ).

^IMP. C^S. M. DID. SEVER. IVtlAN. AVG. ( Sa têtC

laurée).

G. B.Ip. M. TR. p. cos. SC. (La Fortune debout,) R tenant un gouvernail çt une corne d'abon- 1 dance).

IMP. C^S. M. DID. SEVER. IVLIAN. AVG. (Sa tête^

laurée ).

G J3 Îrector. orbis. SC. (L'empereur, en togel e et debout, tient un globe dans sa main( droite ).

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REMARQUES

MiJgré la biièveté tlu lèon» de Didius-Jiilianus , on peut s étonner da peu de variété qu'offrent les revers de ses Hiéduilles, car on nea connaît pas d'autres que les trois suivantes ; tandis que des règnes presque aussi courts, et quelquefois plus courts, offrent un nombre bien plus considérable de types diversifiés.

Le i"" de ces revers annonce l'espoir qu'avait Did.-JuJtanus de conserver la faveur et luoion des soldats, de la main desquels il avait le premier donné le pernicieux exemple à'ncheter l'empire. Son illusion ne fut pas de longue durée.

Le second revers n'offre qu'un type ban;d de la Fortune avec ses attributs : il est trop commun pour que nons ayons besoin de aous y arrêter.

Mais le 3^, qui donne à cet empereur éphémère le titre rectok. oRBis, est remarquable en ce qu'il parait pour la première fois, et qu'il ne se montrera même que rarement dans la suite. Du reste, on doit être blasé sur toutes les formules de flatteries , et ne s'étonner d'aucune. .

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■ • DEGRE

I!!!!l MANLIA-SCANTILLA , J:.,

épouse de Diclius - Julianlis ; reçoit le titre d'auguste ; survit à son mari ; rentre dans la vie privée.

y. fMANL. scAntilla. avg. (Sa tête). \ nTt

\iVNO. REGiNA. SC. (Junou, debout) }

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DIDIA-CLARA , fille unique de Didius-Julianus et de Scantilla , partage la grandeur éphémère et le sort de sa mère.

DiDiA. CLAR4. AvG. ( Sa tête ).

p Tj Jhilar. TEMPOR. SC. ( Femme debout , tenant f n n de la main droite une palme, et de la gauche une corne d'abondance).

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PESCENNIVS NIGER ( C.-Pes^ cennius Niger Justus ) , gouverneur de Syrie ; prend la pourpre à l'instigation secrète du sénat contre Didius-Julianus en ipS j se laisse prévenir et vaincre dans plusieurs batailles par Septime-Sévere ; est tué l'an 194 de notre ère.

REMARQUES

Les médailles de Manlia-Scantilla et de sa fille, ne présentent non plus, ni variété, ni rien de remarquable.

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Pescennias-Niger, n'avant jamais été reconnu à Rome , il ne peut exister, et il n'existe en effet de lui aucune monnaie de bronze de coin romain; mais on en a d'argent (battues en Asie), avec des légendes latines. On peut douter de l'authenticité de celles d'or. Quant ans grecques, on en a quelques-unes, même en bronze, mais toutes très-rares.

DEGRE

MOUntE.

~~~~' ALBIN\ s ÇDecùfius-C/odius~ rjket

Scptimius-Albiniis)^ gouverneur de la Grande- Bretagne et des Gaules , aspire à la souveraineté après la moi't de Pertinax; est reconnu comme Ciûp^^a' par Septime-Sévère; mais ensuite, attaqué par ce dernier, perd une bataille décisive , près de Lyon , et se tue l'an 197 de notre ère.

(}^I}.iD. CLOD. SEPT. ALBIN. CjEs. (Sa tête nue). I {^ (coNcoRDiA. se. (La Concorde, assise). \

D. CLOD. SEPT. ALBIN, c^s. (Sa tête nue).

FORD. REDvci. COS. II. SC. ( La Fortune , as- \ R

sise).

''d. CLOD. SEPT. ALBIN. CES. ( Sa têtenuc). MINER. PAciF, cps. II. SC. ( Mincrvc , debout,, tenant de la main droite une branche > R d'olivier , de la gauche une haste et un ' bouclier ).

D. CLOD. SEPT. ALBIN. CES. (Sa tête nue).

/-, T» |s,ECVLO. FRVGIFERO. COS. II. SC. (FigUTC dc- f „

bout, demi-nue, tenant de la main droite [ un caducée , et de la gauche un trident ).

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REMARQUES

Albinus , qui régnait dans les Gaules , et «jui était parvenu à se faire reconnaître et déclurer Cit'sar ^a.r Septimc-Séi'ère , occupé alors à soumettre l'Orient et à combattre Pescennius-Niger ; Albiuus, disons-nous , espérant se maintenir en bonne intelligence avec Sévère , lui montrait toutes sortes de. déférences , et les tyj)es des revers de ses monnaies en font foi. Dans la suite , forcé d'entrer en kitte ouverte contre sou insidieux compétiteur, il se déclara ^"à'"'*'^, et dès lors les monnaies où il prend ce titre, ne présentent plus le même caractère de modération. Mais il faut observer que ces dernières (avec les titres imp. avg. ) ne se trouvent qu'en or et en argent ^ attendu que les monnaies de bronze se £ibriquaient encore uniquement à Rome, et ne pouvaient pas lui accorder un titre que l'empereur et le sénat Vof, contestaient.

Au reste, aucon des revers donnés ici ne nous semble avoir besoin d'une explication particulière. Le dernier s^ecvi-o. frvgifero est moins commun que les autres , mais fait également allusion à l'abondance basée sur le commerce et la paix.

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DEGRE

SEPTIME-SÉVÊRE ( Lucius-Septimius-Severus Pertinax , proclamé empereur par l'armée d'IUyrie en ipS; à la nouvelle de l'avènement de Did.-Juliaîius ^ il marche contre lui , entre à Rome , est ensuite vainqueur de Niger et à' Albin. Après un règne glorieux , mais souillé par ses cruautés, il meurt l'an 211 de notre ère.

IiMP. CjES. l. sept. sev. pert, avg. (Sa tétel laurée). ( ^

FiDEi. LEG. TR. P. COS. SC. (Figurc debout , l \ tenant de la gauche une enseigne militaire). /

'i3ip. c;es. l. SEPT. SEV. PERT. AVG. (Sa têtev laurée). j

G.B./LEG. XIIII. GEM. M. V. TR. P. COS. SC. ( Aigle ^ T*

légionnaire , entre deux enseignes mili- 1 , taires ). l

E. SEPTIMIVS. SEVERVS. PERTINAX. AVG. IiMP. III.

( Buste de l'empereur , couronné de lauriers ).

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