‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 125 sur 914 · BD 008BD00UE · texte numérisé non relu

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N'ont pas si riche nez ! Pour te peindre en la sorte, 11 faut beaucoup de temps.

Le verre est le pinceau duquel on t’enlumine ; Le vin est la couleur

Dont on t'a peint ainsi plus rouge qu’une guisne, En be:ivant du meilleur.

On dit qu'il nuit aux yeux : maisseront-ilsles maistres? Le vin est guérison

De mes maux ; j'aime mieux perdre les deux fenestres Que toute la maison.

vaudeville a existé de tous les temps ; et, dans le fait, que sont autre chose que des vaudeviiles, la plupart des chansons composées en France, dans les douzième et treizième siècles? 11 est très - peu question d'amour dans les chansons d'Olivier Basselin ; c'est presque toujours le cidre et le vin qui sont le sujet des vers du poële. Ses prédécesseurs n'avaient guère chanté que l'amour et jes saints.

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Vauquelin de la Frénaye, dont nous aurons occasion de parler , mentionne Olivier Basselin en son Art poétique. Il était foulon à Vire, et chantait ses gais refrains au milieu de tous les désordres de la guerre que les Anglais et les Français se faisaient dans son pays. On prétend que Basselin perfectionna les procédés pour fouler les draps. 1! donne lui-mème à entendre, dans quelques endroits de ses poésies , que ses affaires ne touroèrent pas bien, et qu'un parent le fit mettre en curatelle. C’est encore Jui qui nous apprend, dans son cinquante-quatrième vaudeville, que, devenu vieux, il ne songeait plus qu'à boire et à chanter. S'il est le mème que l'Olivier Bosselin auquel La Croix du Maine a consacré un article, il serait auteur d'un écrit sur l’usage de l’astrolabe en mer. Basselin est

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qualifié, dans ce livre, d'homme expert à la mer. En effet, l'auteur de ce traité avait des connaissances astronomiques et nautiques. Les poésies de Basselin furent longlemps chantées avant qu'on songeät à les recueillir et à les imprimer. L'année 1576 en vit paraitre la première édition ; elle disparut par les soins du clergé, et celui qui l'avait publiée ne fut pas à l'abri de la persécution. La seconde édition semble avoir élé supprimée avec le même soin, puisqu'on n'en convait que deux exemplaires. Il suffit de lire les pièces que nous citons et de les comparer avec celles des auteurs qui les précèdent ou les suivent, pour voir que ce n'est point ici la langue du temps où vivait Olivier Basselin. 1] n'y a pas de doute que ses chansons, telles que nous les possédons, n'aient été rajeunies. ‘* AtGuis. »

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