‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 137 sur 914 · F3 RS · texte numérisé non relu

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An Sus, allons,

À Si nous voulons,

je Tandis que la fraische dure :

a Le plaisant lieu !

ce Ilé! mon Dieu!

F Qu'il fait bon voir ta verdure!

ce Oyez-vous

fe Ce bruit tant doux

4? Décliquer de la gorzette

2 Du geai misnot,

Du linot,

te Et de la frisque allouette ?

“is

Papillons

El oisillons

a Voletans par la montagne;

4, Les tant. folets

“. Agnelets

ce Sautelans en la campagne.

de

s Chacun convoie

. La joie

“2 Des Lyonnois, que Dieu gard :

ci Les bestes

. Dressent leurs testes,

Pour en avoir le regard.

es

> Les poissons

es Viennent aux sons

À Des resbecs et épinettes,

de Et loin du fond

a De l’eau font

. Petites gambadelettes.

ne

nt Et Cerès

as Se tient exprès

ee Près des passans, file à file,

ie Pour iceux voir,

. Et savoir

. Des nouvelles de sa fille.

es

ne

se Desperriers (Bonaventure) naquit à Arnay-le-Duc, pe- “ tite ville de Bourgogne, vers la fin du quinzième siècle. a Quelques essais poétiques lui valurent la place de valet de “s chambre, au service de la reine Margucrite de Navarre, ct amie plus sincère , plus dévouée aux lettres que son frère Ho FrauçoisIcer. Desperriers, entrainé par l'amour du plaisir, > embrassa une religion qui laissait à ses passions Ja plus + grande liberté. C'est pour lui attirer des proselytes qu'il > composa le Cymbalum mundi, où se trouvent quatre diaco logues poëéliques fort antiques, joyeux et farélieux. Ce lie vre fulimprimé en 1557, ct publié sous le nom de T'hooc!

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Ce verd pré Plus diapré Que les hauts chefs des princesses, Bien voudroit Qu'en tout endroit On lui pillast ses richesses.

A telle feste S'apnreste Le Dieu de joie et de pleurs, Des aisles Toutes nouvelles, Faites de roses et fleurs.

Le friand S'en va riant ; Mais de nuire ne se soule :

Il se gaudit, Et brandit Ses flammes parmi la foule.

Sous tes ris Doux et chéris, Lances-tu douleur amère, Cruel A mour?

Au retour, Nous le dirons à ta mère.

Tel le menace D'audace, De qui peut-estre le cœur L'estime Son légitime Et invincible vainqueur.

Tel le fuir Et le hair Le cuide, qui le pourchasse :

Tel l'est chassant Et poussant Au loin, qui de près l'embrasse.

mas du Clavier, comme la traduction d'un ouvrage latin trouvé dans un monastère. La nécessité de se dérober aux poursuites de la Sorhonne força l'auteur à cacher scs maximes sous un voile d'allégorie si obscur, que les quatre dialogues sont aujourd'hui entièrement inintelligibles pour nous. L'imprimeur, Jean Morip, fut arrêté et mis en prison ; et le parlement déclara, par ua arrêt du 7 mars 1558 , que l'ouvrage contenait de grands abus et héresies. Desperriers n’en continua pas moins à vivre à la cour de la reine de Navarre, qui le défendit contre toute tentalive de persécution. On suppose qu'il travaillait aux Nouvelles

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