‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 150 sur 914 · POUR LE · texte numérisé non relu

POUR LE

Ra des François, plein de toutes bontés, Quinze jours a, je les ai bien comptés,

Et dès demain seront justement seize,

Que je fus fait confrère au diocèse

De Saint-Marri, en l’église Saint-Pris ;

Si vous dirai comment je fus surpris,

Et me déplaist qu'il faut que je le die.

Trois grands pendards vinrent à l’étourdie, En ce palais, me dire en désarroi :

« Nous vous faisons prisonnier par le roi. »

Incontinent qui fut bien étonné ?

Ce fut Marot, plus que s'il eust tonné ;

Puis m'ont montré un parchemin écrit,

Où n'y avoit seul mot de Jésus-Christ ;

Il ne parloit tout que de plaiderie,

De conseillers et d'emprisonnerie.

« Vous souvient-il, ce me dirent-ils lors,

Que vous étiez l'autre jour là dehors,

Qu'on recourut un certain prisonnier

: En 1527, Marot ayant voulu tirer on prisonnier des mains des archers, la Cour des Monnaies le fit arrêter lui-même comme rebelle à la justice. Quinze jours après, il envoya cette épitre à François I*". Elle est du mois d'octobre. Le roi écrivit en novembre de la même annéc à la Cour des Aides, et Marot fut mis en liberté.

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