‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 309 sur 914 · CC CR . A · texte numérisé non relu

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Et les mieux établis au repos de la terre Conçoivent de nouveaux desirs'.

N'y sont qu'hôtes et passagers.

Elles savent assez alléguer Artémise,

Tout ce que la grandeur a de vains équipages, Disputer du pouvoir et de la foi promise; D'habillement de pourpre et de suite de pages, Mais tout ce beau langage est de si peu d'effet, Quand le terme est échu, n’alonge point nos jours : | Qu’à peine en leur grand nombre une seule se treuve Il faut aller tout nuds où le destin commande ; De qui la foi survive, et qui fasse la preuve Et de toutes douleurs, la douleur la plus grande, Que ta Carinice te fait *.

C’est qu'il faut laisser nos amours.

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RANESIS.

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Depuis que tu n'es plus, la campagne déserte Amours, qui la plupart infidèles et feintes, À dessous deux hivers perdu sa robe verte, Font gloire de manquer à nos cendres éteintes, Et deux fois le printemps l’a repeinte de fleurs, Et qui plus que l’honneur estimant le plaisir, Sans que d'aucuns discours sa douleur se console ; Sous le masque trompeur de leurs visages blêmes, Et que ni la raison, ni le temps qui s'envole Acte digne de foudre ! en nos obsèques mêmes, Puisse faire tarir ses pleurs.

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PARAPHRASE D'UNE PARTIE DU PSAUME CXLV, SUR LA GRANDEUR PÉRISSABLE DES ROIS.

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N "ESPÉRONS plus, mon âme, aux promesses du monde, C’est Dieu qui nous fait vivre, “ Sa lumière est un verre ?, et sa faveur une onde C'est Dieu qu’il faut aimer.

“Que toujours quelque vent empêche de calmer. ce Quittons ces vanités, lassons-nuus de les suivre : Ea vain, pour satisfaire à nos lâches envies ,

Le | Nous passons près des rois tout le temps de nos vies, Lo A souffrir le mépris et ployer les genoux :

ÿ° * Ce beau vers se recommande par l'énergique simplicité : s à > qu'on trouve souvent dans le dialogue de Corneille. Ce qu'ils peuvent n'est rien; ils sont, comme nous somints, Véritablement hommes,

el eo ? Ménage a remarqué que le premier hémistiche du second ds vers laisse à désirer le complément de la pensée; mais à cette Et meurent comme nous. 92 petite tache près, l'ode est une des plus parfaites de Malherbe : si > il ÿ règne ua ton péuétré, une allure vive, une grandeur simple

Ct familière qui se ressent de notre ancienne poésie, et que » Les trois derniers vers de la strophe sont excel'ents. a Corneille et La Fontaine ont seuls conservée dans le dix-sep- ; : el tième siècle. Horace n'a ‘rien de pareil, même dans la belle Strophe prosaïque et faible. Ode où ll représente la vile courtisaue et les amis infidéles dé- Cette pièce nesaurait souteuir la comparaison avec les stauces e» sertant la maison du riche, après avoir bu jusqu'à la liele vin | à du Perrier; nous la citons pourtant, parce qu'elle peut don- 4; desa prospérité". Cette pièce sent l'homme nourri de la lecture | ner des conseils de simplicité à nos jeunes auteurs, el que la “ dela Bible; mais traduire comme Malherbe le fait ich, c'est poésie lyrique a souvent été corrompue par l'exagération des

images et la pompe des paro:es. Dans le genre él-vé, aucune

> initer de génie, ou plutôt créer.

C Q . , ji langue n'a plus besoin que la nâtre d'être en quelque sorte dé- «lo * Liv. 1, ode à le Fortune. tendue par le naturel et la variété. + PR RE? BARS DLD TRUE RETRO PTE ST RE EEE DCE RE RE AIT 0e 5 Re RS en ee

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