ACTE III, SCÈNE
Marianne, dont Hérode a fait massacrer ia famille, et qu'il a forcée à devenir son épouse, est faussement accusée devant le roi son maître d'avoir conspiré contre ses jours.
Lu
HÉRODE
Avance, malheureuse et misérable femme, À qui j'avois donné la moitié de mon âme,
Et qui, par le seul droit de cette sainte ardeur, Partageois avec moi ma gloire et ma grandeur ; Dès sa conreption, ta rage est avortée",
Ton piége est découvert, ta mine est éventée, Et m'ayant pris pour but, par une juste loi, La pointe de tes dards retourne contre toi.
Voudrois-tu pallier ce crime manifeste ,
Que nous a découvert la justice céleste ?
MARIANNE
Ces discours ambigus ont des obscurités Qui se rapportent fort au sang dont vous sortez.
HÉRODE
Iusolente ! oses-tu me dire ces paroles ?
MARIANNE
Osez-vous m'accuser de ces crimes frivoles ?
HÉRODE , avec ironie. Ce n’est que sur son roi simplement attenter.
MARIANNE
Ce crime est un mensonge ; on vient de l'inventer ; Mais jamais votre esprit n'a manqué d'artifice Pour couvrir vos forfaits d'un semblant de justice.
4 Ce vers n'est pas francais. On voit aussi Corneille, quand il n'écrit pas bien, gâter souvent son style par ces improprictés d'expression.
2 ]1y a dans ce passage une énigme que je ne puis expliquer.