‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 442 sur 914 · ACTE III, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE

Marianne, dont Hérode a fait massacrer ia famille, et qu'il a forcée à devenir son épouse, est faussement accusée devant le roi son maître d'avoir conspiré contre ses jours.

Lu

HÉRODE

Avance, malheureuse et misérable femme, À qui j'avois donné la moitié de mon âme,

Et qui, par le seul droit de cette sainte ardeur, Partageois avec moi ma gloire et ma grandeur ; Dès sa conreption, ta rage est avortée",

Ton piége est découvert, ta mine est éventée, Et m'ayant pris pour but, par une juste loi, La pointe de tes dards retourne contre toi.

Voudrois-tu pallier ce crime manifeste ,

Que nous a découvert la justice céleste ?

MARIANNE

Ces discours ambigus ont des obscurités Qui se rapportent fort au sang dont vous sortez.

HÉRODE

Iusolente ! oses-tu me dire ces paroles ?

MARIANNE

Osez-vous m'accuser de ces crimes frivoles ?

HÉRODE , avec ironie. Ce n’est que sur son roi simplement attenter.

MARIANNE

Ce crime est un mensonge ; on vient de l'inventer ; Mais jamais votre esprit n'a manqué d'artifice Pour couvrir vos forfaits d'un semblant de justice.

4 Ce vers n'est pas francais. On voit aussi Corneille, quand il n'écrit pas bien, gâter souvent son style par ces improprictés d'expression.

2 ]1y a dans ce passage une énigme que je ne puis expliquer.

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