ACTE IV, SCÈNE III
AUGUSTE , seul.
Ce | à qui voulez-vous désormais que je fie
Les secrets de mon âme et le soin de ma vie?
Reprenez le pouvoir que vous m'avez commis,
Si, donnant des sujets, il ôte les amis,
Si tel est le destin des grandeurs souveraines,
Que leurs plus grauds bienfaits n'attirentque des haines, Et si votre rigueur les condamne à chérir
Ceux que vous animez à les faire périr.
Pour elles rien n’est sùr ; qui peut tout uoit tout craindre.
Rentre en toi-même , Octave, et cesse de te plaindre. Quoi ! tu veux qu'on t'épargne, et n'as rien épargné ! Songe aux fleuves de sang où ton bras s’est baigné, De combien ont rougi les champs de Macédoine, Combien en a versé la défaite d'Antoine, Combien celle de Sexte ; et revois tout d'un temps Pérouse au sien noyée, et tous ses habitants. Remets dans ton esprit, après tant de carnages, De tes proscriptions les sanglantes images,
Où toi-même, des tiens devenu le bourreau,
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Auguste à dise de conserver l'empire pour avoir ua prétexte Au sein de ton tuteur enfonças le couteau ; < Le . — es it puis ose accuser le destin d'injustice,
Et puis Corneille ne nous tend-il pas un piége en nous lais- ù on cn : k ro
sant croire à la sincérité de Cinna, dont li dél yauté ne se cad tu que les ne us : . Fee upplice, . oo révèle point à nous, même pur le plus léger signe , dans une si L NE; PAC OR ETCMPE Lil e BUuICEs , Lu longue scèue. Ils violent des droits que tu n'as pas gardés ! & PR