‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 634 sur 914 · REQUÊTE AU ROI · texte numérisé non relu

REQUÊTE AU ROI

Voulurent peindre ma nature.

Du premier trait dont le malheur Sépara mon destin du leur,

Mes amis changèrent de face :

Ils furent tous muets et sourds,

Et je ne vis, en ma disgrâce,

Rien que moi-même à mon secours.

Quelques foibles solliciteurs Faisoient encore un peu de mine D'arrèêter mes persécutears

Sur le penchant de ma ruine ; Mais en un péril si pressant, Leur secours fut si languissant, Et ma guérison si tardive,

Que ma raison se résolut

À voir si quelque étrange rive M'offriroit un port de salut.

Je fus longtemps à déseiguer

masculiaes, qui finissent une strophe et commencent la sul- . ! La pensée ni l'expression n'ont pas un sens facile à comvante , produit un effet désagréable à l'oreille. prendre.

À ment au genre satirique, comme les requêtes de Marot et de pressions impropres.

#® Dans tont le cours de la pièce , le rapprochement des rimes

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- Où j'irois habiter la terre, Aussi bien au jour qu'au flanbeau, “e Et, sur le point de m'éloigner, Ils crurent , me voyant sans peine, Mille peurs me faisoient la guerre : Quelque argent qu'on me dérobât, : Car le soleil, qui chaque jour Que c'étoient des feuilles de chène , h Fait si vite un si large tour, Avec la marque du sabbat. " Ne visite point de contrée L Où ces chefs de dissensions Ils disoient entre eux sourdement sé Ne donnent aisément l'entrée Que je parlois avec la lune, de A quelqu'un de leurs espions. Et que le diable assurément

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Étoit l'auteur de ma fortune.

Après cinq ou six mois d'erreurs, Incertain en quel lieu du monde

Je pourrois asseoir les terreurs | De ma misère vagabonde,

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Sans cordons, jarretières , ni gants,

% Une incroyable trahison Au milieu de dix hallebardes , Me fit rencontrer ma Prison Je flattois deux gueux arrogants, Où j'avois cherché mon asile. Qu'on m'avoit ordonnés pour gardes; : ss Mon protecteur fut mon sergent. Et, bien que tout chargé de fers,

O grand Dieu! qu'il est diflicile

: | On me plonge dans les enfers De courir avec de l'argent!

D'une profonde et noire cave.

Le billet d'un religieux ,

Respecté comme des patentes ,

Fit errer en tant de lieux

Le porteur des muses errantes,

Qu'à la fin, deux méchants prévôts , Fort grands voleurs et très-dévots, Priant Dieu comme des apôtres,

Au milieu de ce lieu de pleurs , Où je me vis si misérable,

Les assassins et les voleurs Avoient un sort plus favorable.

Tout le monde disoit de moi

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A Mirent la main sur mon collet Que jen avois ni (OPA oi

Et { disant I es : Qu'on ne connoissoit point de vice 6 Res ti ue À te Less Fe Où mon âme ne s'adonnûl ;

cs MÉFERCO ARES " Et, quelque trait que j'écrivisse, “= °* C'étoit pis qu'un assassinat.

A l'éclat d'un premier aPpPas , Éblouis un peu de leur proie,

“ ls doutoient si je n'étois Un saint homme de grand esprit, “2 ea at dé FRERE Enfant du bienheureux fgnace, ‘+ a S S I L2 LA L4 L4 , LA - Jis m'interrogeoient sur le prix DFI s en CHNIE PAR ES + s Se Que j'étois mort par contumace", so Des quadruples qu'ils m'avoient pris, Que je ne m'étois absenté Le Qui n'étoient pas au coin de France, | Que de peur d'être exécuté PA . + . à , . Fe un tremblement à Aussi bien que mon effigie ;

LE [Le Q . : e. « ao ÿ ces De ce ERDrARSE Que je n'étois qu'un suborneur , . Me jugeit prévôtablement . Et que j'enseignois la magie

1, ù “he , Ne Dedans les cabarets d'honneur.

: Ils ne pouvoient s imaginer , de ne Ro Le se CECRIIeS On avoit bandé les ressorts cb € L 1 LA lo con "OU pen 4 Mass De la noire et forte machine . cu . te eu CRAN Dont le souple et le vaste corps e Et quoique l'or fût bon et beau , Étend ses bras jusqu'à la Chine

ep En France et parmi l'étranger , de Ils avoient de quoi se venger

4 Le trait est plaisant; mais Il y aurait fallu joladre un petit commentaire , et dire courir sans danger, elc.

Et de quoi forger une foudre Dont le coup me seroîit fatal,

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« Ces deux strophes et la suivante semblent être du Marot ou

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