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DIX-NUITIÈME SIÈCLE. ’
Et de ses flots séditieux Court, en grondant, battre les cieux, Tout prêt à les couvrir de leurs ruines immenses. C’en est fait : l'Éternel, trop long-temps méprisé , Sort de la nuit profonde; I] a paru : c'est lui, son pied frappe le monde, Et le monde est brisé.
Tremblez, humains, voici de ce juge suprême Le redoutable tribunal.
Ici perdent leur prix l'or et le diadème; Ici l’homme à l’homme est égal ;
Ici la vérité tient ce livre terrible Où sont écrits vos attentats;
Et la religion, mère autrefois sensible ,
S'arme d'un cœur d'airain contre ses fils ingrats.
Sortez de la nuit éternelle, — Rassemblez-vous, âmes des mor Et, reprenant vos mêmes corps,
Paroissez devant Dieu : c'est Dieu qui vous appelle.
Arrachés de leur froid repos, Les morts du sein de l'ombre avec terreur s'élancent, Et près de l'Éternel en désordre s'avancent, Pâles , et secouant la cendre des tombeaux.
O Sion! ô combien ton enceinte immortelle Renferme en ce moment de peuples éperdus !
Le musulman, le juif, le chrétien , l'infidèle, Devant le même Dieu s'assemblent confondus.
Quel tumulte effrayant ! que de cris lamentables ! Ici, près de l’ingrat, Se cachent l'imposteur, l'avare, l'homicide, Et ce guerrier perfide Qui vendit sa patrie en un jour de combat.
DOS no 3 3.7 RS SAR ÿ — Q SR SE