‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 760 sur 914 · SE TES D ST USE SET TT S EST ESS SET STE · texte numérisé non relu

SE TES D ST USE SET TT S EST ESS SET STE

Meurs, traitre ! MÉROPE, revenant à elle.

NARBAS. Ah! Narbas, est-ce vous? est-ce un songe trompeur? Arrêtez ! Quoi! c'est vous! c'est mon fils! qu'il vienne, qu'il | [ paraisse.

ÉGISTHE , tournant les yeux vers Narbas. NARBAS. O mon père! | Redoutez, renfermez cette juste tendresse. MÉROPE. A Isménie.

Son père! Vous, cachez à jamais ce secret important ;

Le salut de la reine et d'Egisthe en dépend.

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ÉGISTHE , à Na: bas.

Venez-vous être ici témoin de mon trépas ? Ah! quel nouveau danger empoisonne ma joie ! Cher Égisthe! quel dieu défend que je te voie ? He Ne m'est-il donc rendu que pour mieux m'affliger ? Ah! madame, empêchez qu'on n’achève le crime. NARBAS.

Euryclès, écoutez, écartez la victime :

Que je vous parle. Ne le connaissant pas, vous alliez l'égorger ;

Et, si son arrivée est ici découverte,

En le reconnaissant vous assurez sa perte.

Malgré la voix du sang , feignez , dissimulez :

Le crime est sur le trône; on vous poursuit, tremblez.

EURYCLÈS , emmène Égisthe, et ferme le fond du théâtre.

Hélas ! que vois-je ? où portez-vous vos pas? MÉROPE. O ciel! |

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MAHOMET

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S, j'avais à répondre à d'autres qu'à Zopire,

Je ne ferais parler que le dieu qui n'inspire;

Le glaive et l'Alcoran, dans mes sanglantes mains, Imposeraient silence au reste des humains ;

Ma voix ferait sur eux les effets du tonnerre,

Ft je verrais leurs fronts attachés à la terre.

Mais je te parle en homme, et sans rien déguiser : Je me sens assez graud pour ne pas t'abuser.

Vois quel est Mahomet ; nous sommes seuls , écoute.

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Ce grand corps déchiré, dont les lambeaux épars Languissent dispersés sans honneur et sans vie.

. Sur ces débris du monde, élevons l'Arabie.

11 faut un nouveau culte, il faut de nouveaux fers, Il faut un nouveau dieu pour l'aveusgle univers.

En Egypte Osiris, Zoroastre en Asie, Chez les Crétois Minos, Numa dans l'Italie,

A des peuples sans mœurs, et sans culte, et sans rois, Donnèrent aisément d'insuffisantes lois.

Je viens, après mille ans, changer ces lois grossières; J'apporte un joug plus noble aux nations entières :

| £ vom | se Je suis ambitieux : tout homme l'est, sans doute ; Mais jamais roi, pontife, ou chef, ou citoven, < Ne conçut un projet aussi grand que le mien. Chaque peuple à son tour a brillé sur la terre, | % Par les lois, par les arts, et surtout par la guerre : k Le temps de l'Arabie est à la fin venu.

: Ce peuple généreux , trop longtemps inconnu, % Jaissait dans ses déserts ensevelir sa gloire. % Voici des jours nouveaux marqués pour la victoire. eb T . Q . L ° ?

% Vois, du nord au midi, l'univers désolé, Æ La Perse encor sanglante, et son trône ébranlé ; L'Inde esclave et timide, et l'Egypte abaissée ; “ Des murs de Constantin la splendeur éclipsée ; # Vois l'empire romain tombant de toutes parts, |

J'abolis les faux dieux , et mon culte épuré

De ma grandeur naissante est le premier degré. Ne me reproche point de tromper ma patrie :

Je détruis sa faiblesse et son idolätrie ;

Sous un roi, sous un dieu, je viens la réunir; Et pour la reudre illustre , il la faut asservir.

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