‹ Leçons et modèles de littérature françaiseChapitre 83 sur 265 · BERNARDIN DE SAINT-PIERRE · texte numérisé non relu

BERNARDIN DE SAINT-PIERRE

BERNARDIN DE SAINT-PIERRE (jAcauEs-HENui) naquit au Havre le 19 janvier 1737. Doué d'une âme ardente sur laquelle tout faisait une impression profonde, Bernardin trouva dans les agitations d'une vie aventureuse une source féconde d'émotions qui influèrent d'une manière heureuse sur son talent. Ennemi des philosophes dont les maximes répugnaient à ses sentiments religieux, et des hommes à préjugés dont il condamnait les erreurs, il ne se lia intimement qu'avec J.-J. Rousseau, qui fut comme Fénelon l'objet constant de son admiration.

Les Etudes de la nature, qui parurent en 1784, obtinrent un très grand succès; mais Paul et Virginie, composition ravissante de grâco et de naïveté, publiée en 1788, fut reçue d'abord par le public avec un»? hidiiFérence inexplicable ; l'auteur toutefois ne tarda pas à être vengé de cette injustice. En 1791 il publia la Chnumière indienne, fiction ingénieuse qui renferme une satire piquante de quelques travers de notre société. Bernardin, nommé en 1792 intendant du Jardin-des-Plantes, s'occupa dès lors de préparer son dernier ouvrage, les Harmonies de la nature, qu'on ne publia qu'après sa mort.

Bernardin nommé membre de l'Institut en 1795, puis membre de l'Académie française, en 1798, mourut près de Paris, le 11 janvier 1814.

Grand peintre et grand écrivain, Bernardin sut embellir tous ses récifs des grâces de son imagination, et animer ses tableaux du coloris d'un style toujours pur et brillant.

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