TASTU (MADAME
*Le dernier jour de l'année 350
Mort de Coliguy 294
Lusignan à sa fille, pour la ramener à la religion de ses pères... 296
* Balzac (Jean Louis Guez, seigneur de) naquit à Angoulême en 1594. A l'âge de 17 ans il fit un voyage en Hollande, durant lequel il composa Tin Discours politique sur Vétat des Provinces Unies. Plus tard il suivit à Rome le cardinal de La Valette, en qualité de secrétaire et ce fut à son retour d'Italie qu'il composa la plupart due ses ouvrages. Ses Lettres commencèrent sa réputation. " Elles casèrent une si grande admiration, dit Boileau, qu'on ne parlait pas de lui simplement comme de l'homme le plus éloquent de son siècle, mais comme du seul éloquent." Ses succès lui valurent beaucoup d'ennemis, ce qui ne l'empêcha point d'exercer sur son époque une influence considérable.
Malherbe avait prédit que Balzac serait le réformateur de la langue française : l'événement a justifié sa prédiction. Cet écrivain fut en effet le premier qui douna du nombre et de l'harmonie à la prose ; mais il ne put se défendre tout-à-fait du mauvais goût de son temps et d'une afféterie alors à la mode. Aussi ne citerons-nous qu'un seul morceau de lui et ne parlerons-nous point dans ce Recueil de Voiture ni des autres rivaux de Balzac, dont le style était encore plus boursoufflé, plus précieux que le sien.
Balzac mourut près d' Angoulême, le 18 février 1654. — Il avait été nommé membre de l'académie, lors de sa création en 1635.
* lettre a m. de priesac.
Monsieur,
La demoiselle qui vous rendra cette lettre m'a assuré que, je suis votre favori et se promet de grandes choses de ma faveur, si je vous recommande son procès. Pour moi, je crois volontiers ce que je désire extrêmement, et il ne faut pas beaucoup d'éloquence pour me persuader que vous me faites l'honneur de m' aimer.
Si cela est, Monsieur, je vous supplie de témoigner à cette pauvre plaideuse que votre amitié n'est pas un bien inutile, et que ma recommandation ne gâte pas une bonne cause.
MEZERAY (François-Eudes de) naquit à Rye (Basse-Normandie) en 1610. C'est un de nos plus anciens historiens et un de ceux qu'on lit avec le plus d'intérêt et de plaisir. Son style, en général négligé et inégal, a quelquefois de la chaleur, du mouvement et de l'énergie ; plusieurs de ses morceaux oratoires sont dignes d'être comparés aux plus beaux discours de Salluste.
Ses principaux ouvrages sont : l'Histoire de France, l'Abrégé chronologique de l'histoire de France, et le Traité de l'origine des Français.
Mézeray entra à l'Académie française en 1648, et mourut à Paris le 10 juillet 1683.