M.-J. CHÉNIER
GracchuSfTiinoléoîî, Fénelon. Philippe Ilf et Tibère, son chef-d'œuvre. Tous ces ouvrages obtinrent de beaux et légitimes succès. Héritier d'une partie des talents de Voltaire au théâtre, Chénier se montra dans la satire le rival de Boileau. Les Discours sur la Satire et sur l'Intérêt personnel, VEpître à Voltaire, sont des compositions aussi remarquables par l'élévation des pensées, que par l'énergie et la netteté de l'expression. Peu d'écrivains ont fait servir plus heureusement que Chénier la poésie au triomphe du raisonnement. Quant à, l'art de stygmatiser les travers et de faire justice du ridicule au moyen d'une mordante et spirituelle ironie, personne depuis Voltaire ne l'avait encore possédé à un aussi haut degré que lui.
Chénier mourut le 10 janvier 1811. Depuis 1793 il était membre de l'Académie française.