‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 47 sur 141 · IM1IM · texte numérisé non relu

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23a DEFINITIONS.

droits, le malheur plus de dignité : on ne le plaint m<*me pas, on no le secourt qu'avec dégoilt ; et, réduit à rongir de son existence, il semble qu'en devenant malheureux il a (esse d'être homme.

Dans l'ordre de la Providence , au contraire , un pauvre , c'est en quelque sorte le plus intéressant de ses ouvrages, et comme le secret de sa sagesse, qui a tendu le pauvre précieux et nécessaire au riche ; qui a voulu que le riche fût le prolecteur du pauvre, et le pauvre le sauveur des riches qu'il délivre du danger des richesses sur la terre, en leur offrant les moyens de les convertir en charités qui leur servent à acheter le Ciel ; en sorte que le pauvre, dans l'ordre de la Providence, est tout à la fois un juge qui tient dans sa main le sort des grands et des riches, qui entasse sur leur tête ou des bénédictions ou des anathèmes.

C'est-à-dire, en un mot, que le riche et le pauvre, dans l'ordre de la Providence, sont le contraire de nos idées : le riche en est le ministre , le pauvre en est le bien-aimé ; le riche a ses ordres, et le pauvre a ses droits, l'un pour donner, l'autre pour recevoir. Et de même que cette Providence s'est reposée sur les parens de l'éducation des familles, sur les législateurs du gouvernement de la société , sur les Rois de la conduite des Empires , elle a fait les riches pour se reposer sur eux du soin des pauvres, et elle ne leur a donné plus de biens que pour les distribuer à ceux qui en manquent , pour remplir par leurs largesses l'intervalle que la misère a mis entre eux et leurs frères.

Cambacéhès.

La Vérité.

La vérité, cette lumière du Ciel, est la seule chose ici-bas qui soit digne de< soins et des recherches de

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a$4 DÉFINITIONS.

peut douter que l'hypocrisie OC soit répandue dnns toutes les conditions, cl qui* parmi les mondains il OC se irou\ e encore bien plus d'imposteurs el d'hypocrites que parmi ceux que nous nommons dévots.

Un effet, combien dans le monde de scélérats travestis en cens d'honneur ? combien d'hommes corrompus et pleins d'iniquité, qui se produisent avec tout le faste et toute l'ostentation de la probité? combien de fourbes insolcns à vanter leur sincérité? combien de traîtres, habiles à sauver les dehors de la fidélité i t de l'amitié ? combien de sensuels, esclaves des passions les- plus infâmes, en possession d'affecter la pureté des mœurs, et de la pousser jusqu'à la sévérité? combien de femmes libertines fieras sur le chapitre dé leur réputation, et, quoique engagées dans un commerce honteux, ayant le talent de s'attirer toute l'estime d'une exacte et d'une parfaite régularité ? Au contraire, combien de justes faussement accusés et condamnés ? combien de serviteurs de Dieu, par la malignité du siècle, décriés et calomni* I . combien de dévots de bonne foi traités d'hy/Hirritrs , Ayitttrtgëns et iY intéressés? combien de vraied VertUI contestées ? combien de bonnes œuvres censurées P combien d'intentions droites mal expliquées , et combien de saintes actions empoisonih

Bourdaloue. Sermon sur le Jugement de Dieu.

Des fausses Vertus.

Le monde se vante qu'au milieu de la dépravation et de la décadence des mœurs publiques, il a encore sauvé des débris, des restes d'honneur et de droiture ; que, malgré les yices et les passions qui le dominent, paraissent encore sous ses étendards des hommes fidèles à l'amitié, zélés pour la patrie, rigides amateurs de la vérité, esclaves religieux de leur parole, veneeurs d«

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vieillir avec le corps. C'esl une finette le raison irai vapore, <•! qui est d'autant plu. bible el pin miette i

m. m h , qu'elle est plus délicate et plot épurée. Si n le considérons selon Dieu, c'esl une partie de nousmêmes, plus cnrieuM que savante , qui sY^are dans

pensées. C'est unr puissance orgueilleuse 'jni est sou-

renl contraire* à L'humilité et à la limplu L t «"- 1 brétieni

« i qui, laissant souvent la vérité pour le mensonge , n ignore que ce qu'il faudrait savoir, et ne sait que ce qu'il faudrait ignorer (i).

FLÉCHIE*. Oraisons funèbres.

Môme sujet.

Penser peu, parler de tout, ne douter de rien, nMiabiter que les dehors de son âme, et ne cultiver que l.i superficie de sou esprit , s'exprimer heureusement, avoil un tour d'imagination agréable, une conversation 1< g et délicate, el savoir plaire sans se faire estimer; être né avec le talent équivoque d'une conception prompte, el se croire par-là au-dessus de la réflexion ; voler d'objets en ohjets, sans en approfondir aucun ; cueillir rapidement toutes les Heurs, et ne donner jamais aux fruits le te m; parvenir à leur maturité : c'est une bible peinture « i » ■ i i qu'il a plu à notre siècle d'honorer du nom d'esprit.

Esi rit plus brillant que solide, lumière souvent trompeuse el infidèle , l'attention le fatigue , la raison le < 0U-

traint, l'autorité Le révolte ; incapable de persévérant dans la recherche de la vérité, elle échappe encore plus

à son inconstance qu'à sa parei

D'AcUESSEAU. iïcccssilr de la Srt'rmc.

(i) Voyez DffinUiom. m vi i , im'mc sujet.

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à ta méinr §én*>

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de li s imiter, la nature a allumé [mur lui le flambeau du génie : bientôt tout s'aplanir* -ides

A<-> lui s..nt n . . pour ait

la nature sans aucun voile , el sera immortel < omme elle.

A li Vérité, s'il est doué d'une sensibilité • l'esprit si ul pourra lui filtre éprouver, a la vue des cl d'oeuvre «les arts, to .nuis que je viens de

décrire. Mais que le jeune physicien qui sentira brùb r dans son Ame un fin trop rif de semibiliti ra de

cette faculté trdente dans l'épreuve qu'il voudra faiisis forres , essaie son âme devant les chefs-d'a

nres j pour lesquels le génie ne pOUfTS jamais • remplacé par la sensibilité : et s il ressent l'état d'est que nous avons tâché de peindre , qu'il soit toujours siîr d'avoir du génie.

LacÉPÈDE. Discours sur la manière d 'éludai et de traiter la Physique.

\.< Bel-Esprit.

Cl st un feu qui brille sans consumer, cVsl une lumière qui éclate pendant quelques in.unens. et qui teint d'elle-même par le défaut de nourriture ) « est une superficie agréable , mais sans profondeur I soli-

dité ; c'est une imagination \ ive , e uiieniic de la sûreté «lu

jugement. ;ufte conception pronipte, qui rougit d'attendre

le conseil salutaire de la réflexion) une facdite de parlei

<pii saisit avidement les ; qui ne

permet jamais aux secondes de leur donner leur perfection et leur maturité.

Semblable à Dés arbres dont la stérile beauté a chassé des jardins l'utile ornement des arbres fruitiers, «elle •gréable délicatesse, celle heureuse légèreté d'un gésnC

\ i( et naturel, qui est dai enos l'unique onMasantde notre

|gf), en a banni la I DIS piotond

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moi»» . r» ii • r pour lui une t. rfr ririn^ rr N > i»'^» „r..f»i mlrne .!

repo*r for ta tècoaêitè naturel lr.

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I ' ' l>4c*d*n*t dm Barrtmm.

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pour qu« *U*uu au i{v»t 1 , » u'âp-

i4o DEFINITIONS

Fondit pas les question m d ennc

propose < uni nu- m passant, on les traite m <■. rapidité. la précision mène .1 l'élégam e ; chai un «lit mm :i\ ii et |*appoîc en |»c(i de mot*; du] n'attaque ave< chaleui celui J'autrui ; nul ne défend opiniatrémeoi le rien. On dispute pour s'éclairer, on s'a t dispute f ekacuo - instruit, chai mi s'amuse, tous s en \ ont contens : el le même peut rapportei de ces instructions d< 1 d'elle médités en nient . .

.1. .1. ROVMI

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