FABLES ET ALLÉGORIES
nouvelle désagréable.) ne pouvait presque s'y retondre, il M savait < -r. Miment s'v prendre* Apres avoir un peu rêvé, il fil remplir d'eau une grande coupe, mais si bien remplie, qu'une goutte de plus eût fait déborder la liqueur; puis il fit signe qu'on introduisit le candidat. Il parut avec cet air simple et modeste, qui annonce prescpie toujours le vrai mérite. Le préaident se leva , et , sans proférer une seule parole, il lui montra d'un air affligé la i -(iiipe emblématique, cette < OUpe si exactement pleine. Le docteur comprit de reste qu'il n'y avait plus de place à l'Académie; mais, sans perdre courage, il songeait à faire comprendre qu'un académicien surnuméraire n'y dérangerait rien. Il ■voit a srS pieds une feuille de rose, il la ramasse, il la pose délicatement sur la surface de l'eau, et fait si bien qu'il n'en échappe pas une seule goutte.
A cette réponse ingénieuse, tout le monde battil des mains, on laissa dormir les régies pour ce jour-là, et le docteur Zeb fut reçu par acclamation. On lui présenta sur-le-champ le registre de l'Académie, où les récipiendaires devaient s'inscrire eux-mêmes. Il s"y insi riv il donc ; et il ne lui restait plus qu'à prononcer, selon l'usage. une phrase de remerciment. .Mais, en académicien vraiment sileneieux , le docteur Zeli remei c ia sans dire mot.
Il écrivit an marge le nombre <cnt, c'était celui de
nouveaux conlrères; puai en mettant un /.« r «levant le • lidite, il écrivit au-dessous : lis n'ru nantiront ni moins ni plus (oioo). Le président répondit au modeste docleur avec autant de politesse que <le pivsein e il espi it. Il
mit le chiffre //// devant le nombre uni, et il écrivit : lit t-n Muniront din fois da9mntu§l ^i mo).
L'Abbe liLANCllhT. Apologue* O'icntaui.
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