‹ Leçons professées à l'École du Louvre (1887-1896) (volume 4)Chapitre 29 sur 124 · Diciionnairerhitonné^ tome VIII, p · texte numérisé non relu

Diciionnairerhitonné^ tome VIII, p

Les éléments particuliers de rarchitecture mérovingienne, les tours de la façade, la tour du carré du transept dont l'existence a été prouvée par Quicherat, tout cela se voit déjà avant le vu® siècle en Orient. Le plus ancien monument de Tarchitecture française, Saint-Martin de Tours, a un embryon de coupole ou de dôme.

Le symbolisme est inhérent au caractère de Fart oriental.

u Dans la plus haute antiquité, les ornements étaient des emblèmes. Les joyaux dont se paraient les hommes et les femmes portaient Tempreinte d'un sentiment profond ou bien contenaient une allusion à quelque idée religieuse^. »

« A l'époque byzantine, la superstition chrétienne ramène les amulettes. Une signification mystique s'attache aux anneaux et à certains bijoux peu apparents et faciles à cacher en temps de persécution. L'interprétation reprend son empire et l'imitation redevient plus conventionnelle. Le symbolisme se réfugie ensuite dans le blason qui prête un langage aux émaux, c'est-à-dire aux couleurs, et dont toutes les figures sont des emblèmes. Mais à la Renaissance le symbolisme est décrié, il décline, il dégénère et peu à peu il tombe en désuétude ^. »

L'industrie du verre cloisonné était pratiquée à Byzance vers la fin du IV® siècle. M. Charles de Linas le prouve par la description des pièces du trésor d'Athanaric, roi des Wisigoths, mort le 25 janvier 383, à Constantinople : « Une fibule représente un aigle de face, le bec entr'ouvert, les ailes repliées sur le corps, la queue déployée en éventail par des cercles et des cœurs découpés dans la masse du métal et régulièrement disposés en ligne parallèle.

« Il semble difïîcile de contester le cachet byzantin empreint sur ces traits. »

Les cœurs étaient fréquemment employés comme mode de décoration par les artistes byzantins. Outre ceux dont parle ci-dessus M. de Linas, on en trouve sur un ornement du mausolée deThéodoric à Ravenne. Or, un sarcophage recueilli à Antigny par le Père de la Croix est orné d'une bordure de cœurs qui rappelle absolument la décoration byzantine.

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