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TRAITEMENT DES MINERAIS

788. — L'extraction des métaux de leurs minerais par la voie électrolytique a fait l'objet, dans ces dernières années, de tentatives intéressantes. Ce mode de traitement est surtout avantageux là où des forces naturelles permettent d'obtenir l'énergie électrique à bon compte, ce qui arrive fréquemment dans les pays riches en minerais mais dépourvus de combustibles.

Les premières études des traitements électrométallurgîques sont dues à M. Becquerel, qui avait proposé, en 1854, de réduire les minerais d'argent, amenés à l'état de chlorures et dissous dans une solution concentrée de chlorure sodique, à l'aide d'un courant produit dans le bain même par des lames de zinc, § 776. L'argent se dépose sur la cathode en plomb ou en charbon.

Un procédé semblable ne peut, naturellement, être employé que lorsque la force électromotrice de décomposition du sel est inférieure à celle du couple zinc-chlorure sodique-plomb.

On a, à diverses reprises, préconisé des modes de traitement analogues consistant à mettre les minerais en solution dans l'eau, après les avoir transformés en sulfates par le grillage ou en chlorures

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par Tacide chlorhydrique pur, et à les électrolyser par le courant d'une dynamo en faisant usage d'une anode insoluble en charbon ou en plomb.

Ces procédés mettent en jeu des forces électromotrices de polarisation plus ou moins considérables et conduisent à une dépense d'énergie souvent inadmissible , surtout lorsque la polarisation est supérieure à i,5 volt et que Teau du bain est décomposée. Dans ce dernier cas, il y a un travail effectué en pure perte, et les gaz provenant de la décomposition de Teau empêchent d'obtenir des dépôts convenables.

Cependant M. Alex. Watt prétend avoir obtenu de bons dépôts de zinc par l'électrolyse de l'acétate de ce métal. Les minerais oxydés ou amenés à l'état d'oxydes par le grillage sont dissous dans l'acide acétique du commerce; le plomb et le fer sont éliminés par l'hydrogène sulfuré et la liqueur est ensuite traitée avec une anode en charbon.

MM. Blas et Miest ont fait breveter, en 1882, un mode de traitement très ingénieux, applicable aux minerais sulfurés et à l'aide duquel on parvient à tourner la difficulté. Ils ont remarqué que les sulfures métalliques sont en général assez conducteurs, et qu'on peut les employer comme anodes dans une solution du métal à réduire, le bain servant uniquement de véhicule au métal qui se transporte de l'anode en sulfure à la cathode. Le soufre provenant de la décomposition du sulfure tombe en boue au fond de la solution. Si l'on traite par ce moyen le sulfure cuivrique, la force électromotrice de décomposition n'est que 0,22 volt, au lieu de 1,22 volt, force électromotrice minima nécessaire pour décomposer le sulfate avec une anode en charbon. Le traitement de MM. Blas et Miest procure donc une notable économie de force motrice ainsi que la suppression de l'électrolyse de l'eau.

Ce système a été perfectionné par M. Marchese, qui l'a applique dans diverses usines en Italie.

789. — Traitement des sulfures de cuivre. — Le procédé Marchese est appliqué à Sestri-Lcvante (ItalîeJ à des chalcopyrites à gangue serpentineuse mélangées à la pyrite de fer, et dont la teneur moyenne en cuivre est de i5 pour 100.

Les minerais sulfurés sont fondus au four à manche, puis les

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